30 avril 2014

Ce soir, c'est baston !

Je suis arrivé en retard au bistro, ce soir. J’ai honte mais j’avais du boulot. Je suis arrivé vers 20h45. Les clients, serveurs, copains, étaient en émoi. Pas parce que je suis arrivé tard, d’autant que je suis parti vers 9h10, ce matin, ce qui avec deux heures de transport me fait une journée raisonnable, mais parce qu’il y a eu un événement à la Comète. Ils étaient excités comme des puces et j’essaie de reconstituer la réalité d’après leurs propos.

Il y avait deux clients que l’on pourrait qualifier de noirs en stage à la RATP si ce n’était pas discriminant (mais pourtant rigoureusement exact, une couleur et un uniforme se cachent assez difficilement). Au moment de payer ce qu’ils devaient leur addition, ils se sont rendus compte qu’ils n’avaient pas d’oseille et ont donc porté connaissance de ce fait à l’aimable mais un peu gros personnel de la maison qui n’a pas apprécié d’être mis devant le fait accompli. L’une des andouilles ayant posé sa sacoche sur le comptoir, le loufiat l’a prise et l’a mise derrière en leur disant d’aller chercher du pognon.

Les connards étaient bien emmerdés et sont partis à la quète d’argent. Ils sont revenus dix minutes après avec des billets neufs et ont payé. JC leur a rendu la monnaie.

Au fait, Nelly et Mathieu, faites comme si vous n’étiez pas au courant, hein ! Laissez pépère vous raconter s'il a envie. 

JC leur a rendu la sacoche. Un des deux l’a ouverte et a commencé à crier comme quoi on avait piqué son téléphone portable caché dedans. Il a fait une scène qui était visiblement répétée à l’avance et ont foutu la merde dans la boutique. Il parait que ça a duré dix minutes. Des clients ont fini par se lever pour leur demander d’arrêter de leur casser les couilles mais ça n’a pas suffit. JC a fait ce qu’il avait à faire parce qu’il n’avait pas le choix : il a appelé nos valeureuses forces de l’ordre qui ont mis plus d’une heure à arriver ce que je conçois assez bien, ils ont mieux à foutre que de gérer les conflits dans les bistros.

Quand elles sont arrivées, ce petit monde a recommencé à s’engueuler, les deux imbéciles gueulant parce qu’on leur avait piqué leur portable dans la sacoche. L’un d’entre eux a fini par sortir un couteau et a menacé JC devant les gentils policiers qui étaient probablement pétés de rire.

Ils ont donc conciliabulé et proposé aux deux cons de porter plainte pour vol de portable et à JC de porter plainte pour menace avec une arme de blanche devant les forces de l’ordre ce qui a été fait civilement en bon uniforme.

Je regrette d’avoir loupé ça, pour une fois qu’on rigole au bistro. Et j’imagine la tronche des stagiaires de la RATP quand ils verront demain qu’ils ont mis à pied car celui qui avait la sacoche a appelé, avec le portable de l’autre, sa chef pour tenter de prouver sa moralité et lui a passé JC qui a tout raconté à sa chef.


Le travail précaire n’est pas toujours facile.

19 commentaires:

  1. Il s'en passe des choses au bistrot !!!!

    merci Nico de nous avoir raconter tout cela !

    Bises !!!!

    RépondreSupprimer
  2. Déjà levée ? Pour ma part, je vais me coucher.

    RépondreSupprimer
  3. J'ai toujours dit que la Comète devrait refuser l'entrée aux noirs. Et aux agents de la RATP, d'ailleurs.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, je vais dire que vous avez dit : "les noirs à petites bite comme Tonnégrande".

      Supprimer
    2. Et à gros ventre, n'oubliez pas…

      Supprimer
  4. Ah ben oui, mais si tu peux même pas confier ta sacoche sans qu'on te pique ton portable, tu vas être obligé d'avoir toujours de l'argent sur toi ... et on va où comme ça,
    hein ?

    RépondreSupprimer
  5. J'aurais compris qu'il dise qu'on lui avait volé son tam tam de brousse

    RépondreSupprimer
  6. rha .... ces gens de couleur tout de même

    RépondreSupprimer

La modération des commentaires s'active automatiquement deux jours après la publication des billets (pour me permettre de tout suivre). N'hésitez pas à commenter pour autant !