30 juin 2014

Les branquignoles de la RATP

La station Palais Royal Musée du Louvre est fermée. La ligne 6 est arrêtée entre Montparnasse et Trocadéro. La station Chatelet est en travaux, les tapis roulants sont fermés. La station est impraticable.

Que des travaux soient nécessaires, je veux bien le croire. Il n’empêche que le type qui coordonne les travaux et a fait en sorte que de m’emmerder à ce point, tout comme une grande partie des gens qui habitent au sud de Paris et travaillent à l’ouest, mérite un licenciement pour faute grave. Trois chantiers planifiés en même temps qui emmerdent le monde. C’est quand même fort !

Palais Royal Musée du Louvre est fermé depuis janvier (avec deux mois d’ouverture au milieu). Est-ce que ces ânes peuvent penser aux usagers ? C'est-à-dire des braves gens qui utilisent ce moyen de locomotion matin et soir parce qu’ils en ont besoin… Ont-ils réellement besoin de fermer une station totalement environ 5 mois pour refaire les carrelages sur les murs ? Ne peuvent-ils pas optimiser les travaux ? Ont-ils oublié qu’ils sont payés avec le pognon qu’on leur file, nous et les collectivités territoriales ?

Je veux bien subir les grèves, les « accidents graves de voyageurs », les incidents techniques et autres conneries quotidiennes mais pas les travaux planifiés ! Je veux bien concevoir qu’il soit nécessaire de fermer une partie de la ligne 6 du métro pour faire certains travaux mais est-ce que ces crétins ne pourraient pas le faire à un moment où les autres moyens de rejoindre la ligne 1 sont disponibles !

Des branquignoles !

8 commentaires:

  1. À Lyon, quand il y a des travaux dans les stations, icelles ne sont jamais fermées.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. A Paris, c'est récent, je crois. Mais là, ils cumulent...

      Supprimer
  2. Ils ne doivent pas tous parler la même langue, un c'est l'énarque, un autre c'est le polytechnique et un autre le pontéchaussé

    RépondreSupprimer
  3. Il n'y a aucune raison que l'on planifie plus dans le métro que pour le réseau routier. On ne compte plus les rues refaites à neuf, que l'on va rouvrir 1 mois après pour changer une tête de distribution du gaz, enterrer la ligne électrique, etc.

    Vous goûtez juste la toute puissance technocratique dans toute sa splendeur.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ça me sidère toujours. Trois accès à la ligne 1 coupés et personne ne voit au sein de la même entreprise, probablement de la même direction. Aucune étude d'impact... Alors qu'un débutant aurait vu.

      Supprimer
    2. Si le bon sens s'apprenait dans les grandes écoles, ça se saurait.

      Ce qui me sidère, à chaque fois que je peu discuter avec un de ces grands esprits qui ont la charge de prévoir les travaux, c'est qu'ils savent bien qu'un calendrier comprenant les interventions de tous les opérateurs est nécessaire, mais ils arrivent toujours à justifier le fait que ce fichu planning n'existe toujours pas.
      D'un autre côté, c'est assez logique. Tout ces machins sont financés par l'argent public, c'est à dire du fric qui est à personne, donc à tout le monde, et comme personne ne vient avancer l'idée d'analyser, de rationaliser, de planifier, tout le monde s'en fout.

      Supprimer
    3. Je ne connais personne qui travaille dans ces domaines mais dans l'informatique, on a à peu près les mêmes problèmes et de grosses difficultés de coordination. Il faudra que j'en fasse un billet à l'occasion.

      On arrive à faire des plannings cohérents en sachant très bien que les solutions sont mauvaises. J'en parlais avec mon N+2 à l'instant. Il me demandait comment on en était arrivé à défaire un truc neuf. Comme il est nouveau, j'ai vidé mon sac (et en lui montrant les documents que j'avais pondus à l'époque où je démontrais que la solution n'était pas pérennes).

      Supprimer

La modération des commentaires s'active automatiquement deux jours après la publication des billets (pour me permettre de tout suivre). N'hésitez pas à commenter pour autant !