20 juin 2014

Vive le sport ! Hips !

Pour un type comme moi, qui n’aime pas spécialement le foot mais aime bien participer à la fête collective, la soirée de ce soir fut un pur bonheur, un peu comme en 1998, non pas pour la finale (je ne prévoyais pas le résultat…) mais pour l’ambiance qui régnait dans les bistros au fil des matchs. C’est un des drames du foot : il se retrouve avec des supporters erratiques ! C’est un peu comme quand deux clubs bretons sont en finale d’une coupe de France, j’aime bien, même si leurs résultats dans le championnat de sont pas géniaux… Les grands clubs délaissent le coupe de France parce qu’ils ont mieux à faire…

Voir mon dernier billet : je suis arrivé à 14 heures au boulot donc je suis parti tard et me suis pointé à la Comète après 21 heures (bravo à la RATP : 1h30 pour faire 12 km aujourd’hui). La France menait déjà par deux buts à zéros. Les terrasses étaient vides (contrairement à hier soir, voir encore mon billet) et il y avait deux tables occupées en salle.

J’ai d’ailleurs passé une partie de la soirée à orienter vers le PMU des clients qui cherchaient un bistro avec la télé (je ne l’ai su qu’après, le PMU avait fermé les rideaux de bonne heure, probablement pour passer une soirée privée, je n’en sais rien). La soirée ne fut pas un pur bonheur pour les serveurs, Roger et Jean-Claude, qui auraient préféré regarder le mach chez eux plutôt que de se faire chier sans client vu que les clients potentiels étaient chez eux à regarder le match.

Djibril m’a rejoint et on a regardé la fin du match sur son iPhone : je n’avais même pas pensé à faire ça avec le mien, tant j’étais subjugué par le suivi du match dans Twitter. Le problème de Twitter est que les twittos ne se rendent pas compte que tous les jeux de mots ont déjà était faits. La Suisse encaisse beaucoup. Les Suisses peuvent faire leurs valises mais sans billet pour la suite. La défense est un vrai gruyère. Alors, on Redoute les trois Suisses.

Il n’empêche que pour les andouilles comme moi, un match de foot avec sept buts, c’est le bonheur. Il se passe quelque chose. On n’est pas en train d’attendre, on voit le match. Ca me rappelle la seule fois où j’ai vu un match de foot au Parc des Princes, je crois que c’était PSG Sedan, il y a une petite dizaine d’années. Sedan (ou, Troyes, à la réflexion, je m’en fous tellement) menait 2 0 à la fin du temps réglementaire mais le PS avait marqué deux buts pendant les « arrêts de jeu ». Il y avait une ambiance de folie dans le stade et, nous autres, en « loges », gavés de petits fours et de Champagne, avions appréciés de voir de l’action.

Vive le sport, hips ! Et vive les matchs avec beaucoup de buts.

Les fanatiques de foot ne se rendent pas compte qu’une partie de leurs compétitions ressemble à une loterie parce que chaque match se joue finalement au hasard, sauf quand il y a beaucoup de buts. La France a dominé, ce soir, mais un match avec un but à zéro laisse toujours sur la faim. L’andouille comme moi voit bien qu’un championnat ne peut se jouer que sur la supériorité de certains clubs et qu’une coupe, cette loterie, ce joue à l’endurance, donc sur la supériorité, aussi.


Mais cela n’a rien de jouissif, sauf au moment de boire une bière quand Guingamp a battu Rennes ou vice versa.

7 commentaires:

  1. Ménez a du soucis à se faire avec une analyse footballistique comme la tienne

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  2. Après la finale de 98 je ne sais même plus comment je suis rentré chez moi, rien que d'y penser j'ai encore mal au crane.

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    1. Moi ça allait. Mais c'était à l'époque de ma splendeur ou J'entrerais tout le monde. On m'appelait le tueur.

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