27 juillet 2015

Coucou bis

Mon père est mort un 26 juillet. Un pote le 27 en 1996, plus ou moins par ma faute. Mon copain, notre copain blogueur, le Coucou, le 27 juillet 2011. Chaque année, depuis (2011, andouille), je fais un billet qui se retrouve plus ou moins émouvant parce que j'ai plein de choses sur le cœur. Du coup, les copains se méprennent sur mes intentions et mon état d'esprit. Je ponds mon billet et vais au bistro rigoler avec les copains vivants. J'ai été triste aux époques en question mais j'ai toujours su relativiser. Mon père, par exemple, a été malade d'un cancer pendant deux ans. Chimio, radio, impossibilité de manger autre chose que de la purée, et encore. Les souvenirs que j'ai sont affreux. Le Coucou, quant à lui, était dans un état lamentable depuis la mort de sa femme, six mois avant. Quant à mon autre pote, il était cardiaque et le savait. Il est mort en faisant ce qu'il aimait. Pour moi. Par amitié, il m'avait aidé dans un centre de vacances que je dirigeais. En ramassant le matériel à la fin fin, alors que l'orage arrivait, coup de pression. Couic. 

Bref. Les copains sont effroyablement gentils. Merci à eux. Mais je vais bien. Une vague mélancolie, peut-être. Le plus drôle est peut-être que seul le gros Goux le comprend et se fout de ma gueule. 

Toujours est-il que j'aime bien parfois me transformer en immonde enflure. Cette année, il y a 4 ou 5 potes qui m'ont parlé de son dernier billet en disant qu'il était très beau et tout ça. Pour ma part, je ne l'ai relu qu'une seule fois. Il était à chier, en fait. On le trouve beau parce qu'il est mort juste après. Il s'est suicidé. Il envoyait un message à sa femme, Marcelle. Il allait la rejoindre. On le comprend après. Le texte, sans cette condition, n'a aucun intérêt. 

On aimait tous le Coucou parce qu'il était drôle, souvent, émouvant, parfois. Gentil toujours. Je l'aimais particulièrement parce que j'étais le seul blogueur à le connaître dans la vraie vie, qu'il me prenait un peu comme son fils, qu'il a jamais eu même s'il considérait les enfants de Marcelle comme les siens, que je ne concevais plus de vacances sans aller chez lui. 

Alors il nous regarde de là-haut. Et doit pester de ce que la gauche a fait. Il a rejoint Marcelle. Plutôt il a quitté la vie sans elle qu'il ne supportait plus. 

Et moi, j'aime bien tirer des larmes à mes lecteurs. Désolé si mon billet d'hier n'était pas explicite. 

Cela fait deux billets de suite que je dis du bien de Didier Goux. Après tout, lui aussi sans enfant avec une épouse qui en a eus en pagaille dans une autre vie. Je m'en excuse. Je suis obligé de l'insulter avant qu'il ne me fasse un procès. Je cherche. Ah oui ! Il est encore plus con que les commentateurs de son blog et l'ensemble des blogueurs gauchistes réunis. 

Sauf le Coucou. 

Désolé, les gens ! J'ai une déprime annuelle. Sans compter qu'aujourd'hui ca caille et que je suis parti sans ma veste. 


6 commentaires:

  1. Mon papy est aussi mort un 27 Juillet. J'étais en train de chercher une photo pour mon billet quand je suis tombé sur ton billet...

    Bisous amical et sincères

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  2. Non, ce n'est pas de ta faute . Je marque une pause, pour ton billet d'hier pour notre ami "le clavesien", je le connaissais à peine, il passait par chez moi (blog), je l'aimais bien et je sais que la réciproque était vraie.

    Non Nicolas, tu ne pouvais pas savoir ce qui allait se passer, ce n'est pas ta faute. Non, je ne savais pas ce tu vivais ce soir là après l'annonce de son décès, personne ne savait, tu nous a épargné une autre souffrance, c'est tout à ton honneur, ce n'était pas ta faute..

    Non, c'est la faute à personne et, il te l'aurait dit le "bon vieux le coucou": Non Nicolas, ce n'est pas ta faute!

    Et je pense qu'il te remercie pour d'avoir partagé ses derniers instants (je suppose, non, je l'affirme, et ne viens pas me contredire, c'est pas le moment). Non, personne ne peut rien contre le rythme de la vie.

    Pareil pour nos "Pères", il seront toujours là, et nous y penserons toujours, c'est mon cas depuis 1981, par intermittence, à la date anniversaire, le souvenir d'une absence, une présence, toujours...

    Non Nicolas, ce n'est pas ta faute, ni celle de personne d'ailleurs.

    Guy-Alain Bembelly

    (Fin de la pause) ;-)

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  3. Bon, c'est pas un peu fini, le gang des chialeuses, là ? Avec vos conneries lacrymales, j'ai été obligé, pour me remonter le moral, de me farcir un film de Bergman de deux heures trois quarts, alors hein !

    (Avec tous ces anniversaires, ça me fait penser que Catherine est née un 29 juillet : j'ai pas intérêt à oublier, moi…)

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