02 août 2011

Comptoir de secours

Avec l’été, la chaleur, les bureaux vides, les jupes qui raccourcissent dans les coins touristiques, on change ainsi légèrement nos habitudes… C’est ainsi qu’en me promenant, hier midi, j’ai eu envie de retrouver une vieille… habitude que j’avais : manger des sandwichs à un comptoir d’une brasserie.

Etant proche de « La Motte Piquet Grenelle », j’ai décidé de choisir une des grandes brasseries au tour de ce carrefour…

Mon choix a été facile à faire. Je n’ai pas perdu la main : savoir repérer la brasserie sans aucun cachet où on se sent bien parce que le patron cherche à gagner de l’argent par la satisfaction apportée au client et pas par des éléments de décor. Il faut que le bistro soit suffisamment grand pour qu’il devienne totalement impersonnel. L’idéal pour le client de passage, pour qu’il ne soit pas perdu, entre des habitués, au comptoir.

J’en ai visité des tonnes, comme ça, au cours de déplacements professionnels. Le boulot terminé, le soir, on (moi...) aime bien boire une bière avant de me trouver un resto avant de rejoindre ma chambre d’hôtel.

Il s’agit alors de trouver le rade idéal, celui qu’on fréquentera cinq ou dix fois par mois, où le personnel apprendra à vous connaître et à respecter vos habitudes dès qu’il aura repéré vos tics.

La seule fois où je me suis trompé, c’est pour trouver le rade de Brest. Ce jeu de mot est idiot mais la ville et l’anecdote sont bien véridiques. J’avais trouvé un bar, relativement ancien, avec un long comptoir. Le personnel était jeune, environ 25 ans, il n’y avait pas trop de monde (le bistro fermait vers 20 heures, ce qui m’allait très bien). Finalement, les trois jeunes n’étaient pas le personnel mais les trois patrons. Je suis rentré dans les mœurs, j’étais souvent le dernier client, on a fini par boire des bières ensemble, quand ils avaient fini le ménage et fermé le porte, puis par partir en java dans différents bars brestois. Ma mission à Brest s’est terminée brutalement (le client n’avait plus de sous) et je ne suis revenu un an après (quand les budgets avaient été « repris »). Le bistro avait fermé (j’ai croisé deux ou trois fois les petits jeunes mais notre intimité avait été tuée par la fermeture de leur rade). L’erreur que j’ai faite est de chercher en petit bistro sympa, en suite, pour le remplacer, pour avoir la même ambiance… Je n’ai jamais trouvé alors que je me suis trouvé un autre bistro. Un grand truc clair, avec long comptoir et pas trop de monde.

Sans faire aucun effort (à l’époque, je n’avais pas l’iPhone, je faisais les mots croisés au comptoir), j’étais copain avec le patron et le serveur, mais pas trop intime comme je l’étais avec les trois jeunes.

Depuis, je me suis sédentarisé et n’ai plus eu l’occasion de chercher un comptoir de secours lors de déplacements fréquents. Un coin où je me sente bien dès la quatrième ou cinquième visite.

Hier, j’ai voulu voir si j’avais toujours la main. Il me fallait un grand comptoir, si possible en angle, dans un bistro bien éclairé.

C’est mon côté réac. Un bistro était un lieu de vie, des patrons modernoeuds ont voulu les changer, ont supprimé les comptoirs et « baissé les lumières » pour donner une touche d’intimité… Les raisons sont multiples, ils voulaient tout axer sur « la restauration assise », bien plus lucrative. Le contraire de ce qu’il fallait faire, j’en ai déjà fait des billets. D’ailleurs, ils reviennent dessus sauf dans les coins touristiques, où les clients sont présents en masse.

Je suis entré dans ce bistro. Je me suis mis au comptoir, j’ai commandé mon sandwich. Et mon demi. Et j’ai retrouvé une ambiance.

Un patron, à la caisse, rendant la monnaie pour le comptoir, faisant les sandwichs et les croque monsieur. Un barman servant les clients au comptoir et préparant les commandes des serveurs. Quatre serveurs dont deux à glander. Un type « à la plonge », dans une petite pièce juste derrière le comptoir et, probablement, au moins deux cuisiniers.

Les serveurs étaient habillés en pingouin, avec le traditionnel gilet noir, plein de poches, leur permettant de trier la monnaie mais pas du tout adapté en été…

Aujourd’hui, il y avait un serveur de moins mais un type en jean qui faisait un peu le job d’un maitre d’hôtel et qui m’a serré la main en arrivant. Je suppose, vu le comportement des autres, que c’était le vrai patron, l’autre, à la caisse, n’étant qu’un gérant.

Tout le personnel « visible » (donc pas les cuisiniers) semblait être du même moule : des hommes de 45 à 55 ans.

On peut difficilement décrire l’ambiance qui y règne. D’ailleurs, ça ne servirait à rien. Si vous aimez ça, vous comprenez, sinon, on s’en fout.

D’ailleurs, j’y suis retourné dans mon bistro, ce midi. Je voulais noter des détails pour faire un billet sur l’ambiance dans ces brasseries que j’affectionne.

Je n’ai pas trouvé quoi raconter.

Par contre, j’ai vite compris que j’en ferais assez facilement un comptoir de secours.

Mes platanes

Hier soir, quand j’ai vu qu’ils abattaient les platanes (ou assimilés…) de l’Avenue de Fontainebleau (ancienne Nationale 7), au Kremlin-Bicêtre, en bas de chez moi (au bout de la flèche rouge, le raccourci que j’utilise pour retrouver la place où j’habite, en rentrant de la Comète), j’étais fumasse. Mais de quel droit ? En quel honneur se permettent-ils d’abattre mes arbres ? Et tout ça.

Il faut dire que ça m’amuse, au fond, ce projet. Je crois qu’ils vont mettre des conifères. Place de la Comète, ils vont mettre des pins parasols, pour symboliser « le route du sud ». Tu parles ? La place de la Comète est en plein nord ! Il n’y a du soleil que le matin très tôt et le soir tard.

Ce matin, je me suis arrêté pour prendre cette photo. Je me suis rendu compte que si on m’avait demandé s’il y avait des arbres, j’aurais été incapable de répondre sans réfléchir. Et je m’en serais rappelé à cause des « encombrants » dont les gens se débarrassent à leurs pieds lors des collectes, une ou deux fois par mois…

On a finalement assez peu de reconnaissance pour nos arbres qui nous sont chers…

01 août 2011

Marcel voyage

Il y a une anecdote qui n’a strictement aucun intérêt mais qui, par justice envers Marcel le Fiacre et le vieux Jacques, doit être narrée ici. Lundi dernier, je vous racontais mon dimanche et l’étape du Tour de France passant à Bicêtre avait provoqué une légère ébriété de mes camarades.

Patrice était avec nous mais devait bosser le soir, à 22 heures, à plus d’une heure en transports en commun.

La rumeur nous dit qu’il a sonné chez Marcel à 23 heures pour demander à Marcel de l’amener. Marcel, réveillé, a d’abord refusé mais son épouse a insisté. Voila comment Patrice est allé en taxi au boulot et est probablement arrivé une bonne heure et demie de retard.

Marcel, que j’ai vu plusieurs fois cette semaine ne m’a rien dit, c’est étrange. C’est le vieux Jacques qui m’attendait samedi midi, à l’apéro, pour me raconter ça. J’espérais voir Patrice à l’apéro, dimanche, mais il a probablement eu peur.

Tiens ! Je vais vous raconter pourquoi j’ai vu Marcel.

C’était jeudi, le jour où j’ai appris la mort du Coucou, je vous dis ça pour que vous compreniez bien dans quel état esprit j’étais. De fait, après avoir appris la mauvaise nouvelle, vers 13h30, j’avais été très occupé, l’après midi, par la nécessité de faire mon travail tout en répondant aux copains que j’avais contacté, en remerciant pour les billets, les tweets, …

Il n’y avait que dans le métro que j’ai pu laisser mon cerveau aller où il voulait. J’arrivai à Bicêtre dans une humeur que nous qualifierons de mauvaise.

Je sors du métro à 19h19. Je sors mon iPhone et constate que j’avais un message de Marcel, de 19h10 et qui m’engueulait parce que je n’étais pas encore arrivé alors qu’on avait rendez-vous à 19h15.

Ce rendez-vous avait été conclu par téléphone, vers 17h. Marcel m’appelle, je décroche « tu es où là ? » « Ben, au bureau, pourquoi » « Encore ? Mais qu’est-ce que tu fous ? » « Ben je bosse… » Du grand Marcel ! Ca fait des années que j’arrive à la Comète entre 19h et 19h15. Dans le temps, c’était plus près de 21 heures, mais depuis 7 ou 8 ans, c’est plus calme. Depuis huit mois, j’arrive plus souvent vers 19h20 parce qu’ayant un temps de trajet relativement court, je ne suis plus « stressé ».

Marcel avait commencé à me raconter son histoire au téléphone mais j’avais interrompu la conversation parce que, de toute manière, il avait des papiers à me faire lire.

Globalement, d’après lui, il avait demandé à Christian, un copain du quartier, de lui réserver par Internet un voyage en avion et une voiture de location. Mais Christian n’avait pas eu le temps de tout faire avant de partir en vacances et c’est une voisine de Marcel qui devait continuer mais, tu comprends, elle est un peu débile et ne connaît pas bien tout ça, alors voilà, c’est la merde dans le truc, elle n’arrive pas à faire ce qu’il faut.

En fait, Christian avait tout fait normalement et avait juste fait suivre trois mails de confirmation à la voisine pour qu’elle puisse les imprimer et les donner à Marcel.

Mais Marcel était inquiet : sur le mail de réservation de l’avion, on ne voyait pas les horaires et c’était un peu louche. Quand aux deux mails à propos de la voiture de location, le deuxième disait qu’une confirmation devait arriver dans les 72 heures.

Comme Marcel et Laverdure n’arrêtaient pas de parler, il a fallu que je me fasse tout rouge pour avoir la paix pour comprendre tout ça, juste après avoir expliqué à ces andouilles ainsi qu’au barman et à Tonnégrande qu’un de mes potes était mort et tout ça.

@M_Le_Maire qui est assis à deux pas avec sa fille pourrait témoigner à propos de le manière avec laquelle je les ai envoyé chier.

J’avais donc trois mails de plusieurs pages.

Le premier, de la compagnie aérienne, avait un numéro de réservation. Tout semblait OK. Je me suis dit que la petite dame avait fait une connerie en les imprimant, j’ai envoyé un mail à Christian pour qu’il me le fasse suivre au boulot afin que je puisse le réimprimer. C’est maintenant que je viens de comprendre : la messagerie de la petite dame avait bloqué les images.

Ce sont les deux autres mails, ceux du loueur de voiture, qui m’intriguaient. Le premier avait bien un numéro de réservation mais le deuxième annonçait une confirmation dans les 72 heures, confirmation qui n’était jamais arrivé. C’est ensuite que j’ai compris que l’informatique du loueur avait un bug : le mail de confirmation était parti avant le mail annonçant le mail cette confirmation.

Il a fallu que j’explique tout ça à Marcel.

Tout est compliqué avec cet animal…

31 juillet 2011

Claviers sur mon écran

C’est étrange, je ne retrouve plus les photos que j’avais faites chez Le Coucou, l’été dernier. J’ai probablement fait une connerie avec l’iPhone. J’en ai trouvé une dans les archives de mon blog. Je viens de lire le billet hommage de Romain et je me suis rappelé que j’avais dîné avec les copains blogueurs Lyonnais en rentrant de chez Marcelle et Jean-Louis, fin août. Il y avait notamment Minijupe, Trublyonne, Jean et Romain (je crois bien que j’oublie quelqu’un, nous étions 6 à table… Peut-être Doudou ?).

Depuis, Marcelle et Jean-Louis nous ont quittés (mercredi pour Jean-Louis) et je dois revoir mon plan de vacances, pour cet été.

Si la photo avait été réussie, on verrait, en bas, leur maison. Elle est étrange, dans cet endroit un peu escarpé perdu dans la campagne. Le séjour est au niveau de l’immense jardin, au dessus des chambres, au niveau de la route mais de l’autre côté…

Juste à côté de la maison, il y a une autre petite maison qu’ils avaient transformée en chambre d’amis et aménageaient progressivement. Avant mon dernier passage, ils avaient refait la salle de bain. Jean-Louis avait un peu parlé des travaux dans son blog.

J’ai passé des heures, le matin, en caleçon (je précise ça pour exciter les gonzesses), à rédiger des billets de blog sur mon iPhone, assis sur un petit muret juste à côté de la porte de cette « cabane ». Je profitais de la fraîcheur matinale en écoutant le silence tout en attendant les premiers bruits, dans la maison. Ou alors je m’asseyais (en pantalon, hein, …) sur une des chaises de la terrasse près du puits à lire des bandes dessinées piochées parmi celles mis à disposition dans la « cabane ».

La bonne humeur était de mise. Nous sommes restés des heures, autour des repas, à trois ou à quatre quand Isabelle, leur fille, nous rejoignait, à discuter, à rigoler, … Jean-Louis était toujours très attentionnée avec Marcelle qui était malade depuis avant l’été précédent (j’étais passé, également) mais c’est bien elle qui apportait cette bonne humeur, riant souvent…

Quand j’ai appris la mort de Marcelle, je n’arrivais pas imaginer Jean-Louis, seul, dans cet environnement, l’âme de Marcelle régnant partout…

Quand je lis tous les hommages fais par les copains, dans leurs billets, je me dis que Jean-Louis était le même dans la vraie vie que dans les blogs : prévenant.

Ci-dessous, je vais mettre la liste des billets de blogs qui ont fait un lien vers lui et qui ont été repéré par Wikio. Il devrait monter, dans le prochain classement qui devrait sortir en début de semaine. Ca lui aurait fait plaisir parce que plus que le classement lui-même, il était attaché à ce qu’il représentait : la blogosphère des amis, qui montrent, par un lien ou un tweet, qu’on pense à eux.

Encore merci à tous pour toutes ces marques d’amitié pour Jean-Louis.


N.B. : Je ne peux pas citer les blogs qui ne sont pas repérés par Wikio pour avoir fait un lien vers chez Le Coucou (dont les miens, d’ailleurs, je vieillis…). Ils sont évidemment associés à ces remerciements.

Moins de blogueurs ont fait des liens vers Les Pages. C’était pourtant le blog qu’il affectionnait le plus, comme il était commun avec Marcelle.


29 juillet 2011

Bon anniversaire à Claude Bartolone

Qui a 60 ans aujourd'hui, à Fernando Alonso qui a la moitié et à tous ceux qui ont leur anniversaire aujourd'hui, j'en connais des vrais comme le père du Vieux Jacques (notre illustration, il n'est visiblement pas très actif dans Facebook).

Et une autre !

Je trouve d'ailleurs très cocasse que le 29 juillet soit "la Journée internationale pour la diversité socio-culturelle et pour la lutte contre la discrimination". Private joke comme on dit en rosbif.

Bon anniversaire, donc.

N.B. : Je voulais faire un autre billet, aujourd'hui, pour remercier tous ceux qui ont fait des billets pour Jean-Louis (j'ai du mal à l'appeler Le Coucou, maintenant qu'il est mort). Mais j'ai été happé par le travail aux aurores à cause de tous mes braves collègues qui sont en vacances dès ce soir et doivent terminer des trucs avant de partir.

27 juillet 2011

Les Poussegrain

Après une longue interruption, Le Coucou a repris la série des Poussegrain dans son autre blog. Commençant par ce qui ressemble à une sombre histoire de famille (un peu comme mon billet hier à propos des enterrements), ça finit par une histoire délirante à savourer !

Cet épisode se suffit à lui-même, mais il faut lire le long résumé des épisodes précédents, au début du texte pour se mettre dans le bain et voir où il veut en venir…

26 juillet 2011

69 raisons de préférer la bière aux femmes

01- Une bière froide est une bonne bière.
02- On arrive toujours à faire mousser une bière.
03- Une bière est toujours prête et humide.
04- Une bière n'a jamais la migraine.
05- On peut consommer 2 bières en même temps sans complications.

La suite est à lire ici.

Facebook et les enterrements : pour ressouder la famille

Ce matin, pour faire un clin d’œil à Louis, j’ai voulu aller souhaiter un bon anniversaire à son père sur son profil Facebook (je suis un blogueur très zinfluent, je connais les dates de naissance de tous les parents de tous les membres de mon réseau social…). J’ai quand même vérifié la date. Le 26 juillet. Ca me rappelle quelque chose.

Comme je le disais hier dans un autre blog, on devient facilement con avec Facebook qui nous rappelle toutes les dates. Ah ! N’oubliez pas après-demain ! C’est l’anniversaire du Coucou. On pensera bien à lui, c’est le premier qu’il fêtera sans Marcelle depuis très longtemps. Je ne suis pas trop sûr à un ou deux jours près que c’est bien jeudi, je vérifierai avec Facebook.

Ah ! Désolé ! Ceci n’est pas un billet d’une grande gaité. Je parle de morts. Un peu le hasard.

Ainsi, devant la page Facebook du père de Louis, je méditais sur cette date du 26 juillet. C’était en 1992, j’étais en vacances dans les Pyrénées. Mon frère m’avait appelé la veille pour que je rentre d’urgence si je voulais le voir encore une dernière fois. Deux copains m’avaient amené à la gare de Toulouse, à 150 kilomètres, pour que je puisse prendre un train pour Brest. A cette gare, j’ai téléphoné à la maison pour dire à quelle heure j’arrivais et je crois que c’est mon frère qui a répondu : « Il est mort tôt ce matin. » Alors je me revois, dans cette gare, devant mes deux potes, Marie et l’autre dont j’ai oublié le nom, leur disant : « Mon père est mort ».

N’allez pas croire que j’éprouve une émotion démesurée à l’heure où j’écris ces lignes : c’est de la mise en scène pour un billet de blog. Je vous rappelle que l’objet est de comparer Facebook et les enterrements.

Trêve de nostalgie… Ce matin, je reçois un mail de ma mère m’annonçant la mort d’une cousine de mon père. A ma connaissance, il en avait deux, on les aura enterrées toutes les deux en moins d’un an, je crois.

Apprendre ça un 26 juillet. Le jour de l’anniversaire du père de Louis. Tiens ! C’était peut-être un copain de mon père, lui (avec 20 ans d’écart, voire 30). Aussi bien, il était à l’enterrement. Deux jours après son anniversaire. 

Je n’irai pas à l’enterrement de la cousine, mercredi. Je pense que mon frère va y aller, il est plus près et en vacances. Ca donnera l’occasion de voir la famille, à laquelle je ne pourrais que penser, notamment à Nathalie, la fille de la cousine, que je n’ai probablement pas vue depuis l’enterrement de ma grand-mère, fin 2001. La mère de la cousine était la sœur du mari de ma grand-mère, mon grand-père donc.

Ca me fait penser ! Les deux sœurs de mon père deviennent les dernières survivantes de cette génération, dans cette branche de la famille. Il faudra que je me foute de leur gueule. Pas trop fort, quand même, une d’elle lit mon blog via Facebook et une partie de leurs enfants et petits enfants aussi.

Vous savez tout de l’histoire familiale, ou presque. Je suis copain, aussi, avec les petits frères de mes cousins (issus du second mariage de leur père, le premier mari de la tante qui me suis dans Facebook, vous suivez ?). C’est peut-être Thomas, le plus jeune, avec qui j’ai le plus de contacts. Pourtant, depuis la mort de son père (Thomas devait avoir un an ou deux), je ne l’ai revu que deux fois, au second mariage de sa sœur, ma cousine, donc et, je crois, à l’enterrement de mon père. Peut-être était-il à l’enterrement de ma grand-mère (qui était celle de son grand frère et de sa grande sœur).

La cousine en question, celle qui s’est mariée une deuxième, fois n’est pas sur Facebook. De même que Eric d’ailleurs, le fils de l’autre sœur de mon père, que je n’ai probablement pas revu beaucoup, non plus, depuis l’enterrement de la grand-mère.

Cela dit, je peux bien louper un enterrement : il y a des membres de la famille qui n’ont pas de compte Facebook. Pire ! Je crois bien que certains ont fermé les leurs… Ce n’est pas bien.

Que ce qui lisent mon billet leur fassent passer le message, à l’enterrement de la cousine…

25 juillet 2011

Le Tour de France est mauvais pour le foie du vieux Jacques

 
Il faudra que je contacte les organisateurs du Tour de France pour qu’ils organisent son passage à Bicêtre à l’heure de l’apéro, pas à 15 heures : le vieux Jacques n’a pas tenu le coup.

Ca avait pourtant commencé calmement. J’avais rendez-vous à midi avec Corinne et sa mère pour l’apéro à l’Aéro, comme tous les jours où nous ne bossons pas. J’espérais secrètement les faire traverser jusqu’à la Comète. Ni Corinne ni moi ne sommes des bavards, du coup on reste à regarder la rue… Je trouvais qu’elles auraient été très bien en terrasse de la Comète, ça aurait fait une sortie pour mamie, un léger bain de foule à l’occasion du passage du Tour.

La première photo illustrant ce billet a été prise juste avant le passage des coureurs. La nationale est en travaux, les voies des deux sens de circulations sont séparées par un petit muret provisoire en béton. La photo, prise du milieu de la route représente la partie qui va vers le sud, elle-même séparée du trottoir par un autre petit muret en bêton.

La deuxième photo représente « la foule » à Bicêtre (à droite). Elle a été prise du même endroit, donc toujours du milieu de l'Avenue. Tout est relatif, mais ça fait du bien de voir du monde dans ce coin de banlieue, les gamins s’amusent, les gens sont contents… Donnez-leur des jeux, qu’il disait…

La troisième photo représente le verre de Salers de Patrice et mon verre de Ricard. S’il n’y avait que deux verres, c’est Marcel Le Fiacre et le Vieux Jacques étaient déjà partis. Il est temps que je reprenne ce récit dans l’ordre.

Patrice avait rejoint Corinne, sa mère et moi à l’Aéro ce qui fait que cet apéro était moins morose que d’habitude. Nous regardions, en face, Marcel et Jacques qui papotaient debout, devant la Comète, ils rentraient et sortaient assez souvent. C’était une belle journée.

Nous avons traversé vers 13 heures, la caravane du Tour devant passer vers 13h30.

Marcel a payé une tournée puis moi puis Patrice. Ceci explique le titre de ce billet. J’avais décidé de manger à 14h30 pour voir passer les coureurs à 15 heures et aller voir la fin de l’étape à la télé, à la maison (j’ai bien dormi, merci…).

A un moment vers 13h30, j’ai vu Miranda, de l’autre côté du muret, qui nous faisait des grands signes pour que Marcel, son digne époux, la rejoigne. Je l’ai prévenue et suis allé faire la bise à la dame.

La photo suivante (à gauche, en dessous) représentante Marcel se demandant comment il allait passer par-dessus le muret. C’était très rigolo d’autant qu’il aurait pu faire un détour d’une vingtaine de mètre, il y avait une ouverture. Non ! Papy voulait montrer qu’il était encore capable d’escalader un muret.

Il a fait plusieurs tentatives pour se mettre debout sur le muret. J’ai fini par traverser (je fais une dizaine de centimètres de plus que lui) et par lui tendre la main… Il faut aider ses vieux… Comme je lui tenais la main, il a réussi à se mettre debout sur le muret mais il n’osait pas sauter. Tu parles d’une séance ! Miranda était pliée de rire (Marcel et moi aussi). Il a fini par se décider.

« C’est parce que j’ai bu deux Kir avant, vous comprenez, je n’ai plus l’équilibre. » J’aurais pu me foutre de sa gueule, dans la demi-heure précédente il en avait bu trois avec Patrice, le vieux Jacques et moi et il était à la Comète depuis au moins 45 minutes avant, avec le Vieux. J’imagine qu’ils n’ont pas bu que de l’eau, j’imagine qu’ils se sont enfilés au moins 6 Kir… Ce vieux machin dit à son épouse qu’il en a bu deux. Il veut lui faire croire que s’il rentre saoul, périodiquement, c’est parce qu’il a bu un ou deux verres avec les copains. Le pire c’est que ça marche ! Miranda nous avait déjà engueulés parce que nous forcions son mari à boire…

Je n’ai pas voulu être méchant, alors j’ai répondu : « mais non, tu es vieux, c’est tout, tu ne peux plus faire ça. » Miranda rigolait tellement que j’ai eu peur pour sa culotte.

Je suis retourné à la Comète et, avec Le Patron, le Vieux et Patrice, nous avons regardé la caravane publicitaire passer du pas de la Comète. Quand nous sommes rentrés, le patron a rempli nos verres et j’ai demandé qui avait commandé (et allait payer), c’était Patrice. Marcel est arrivé, accompagné de Miranda. Odette s’est pointée.

Miranda nous a alors engueulés (elle nous engueule souvent…) comme du poisson pourri parce qu’on n’était pas allé voir Henri, le mari d’Odette, à l’hôpital où il est depuis deux mois, alors que Marcel était un gars bien, lui, il y était allé. Tu parles ! Il n’a que ça à foutre. S’occuper des autres est son occupation principale, à la limite de l’ingérence dans la vie privée des gens. Le pire est que je ne pouvais pas dire la vérité à Miranda, Odette étant juste à côté.

Il nous restait 45 minutes à perdre avant de passer à table, j’ai fait remarquer au Vieux qu’il n’avait pas encore mis de tournée. Il a commencé à blêmir, pas à l’idée de payer mais de boire un autre verre…

Ceci accrédite ma thèse que Marcel et lui avaient bien picolé avant notre arrivée.

Nous avons essayé de retenir le vieux pour qu’il mange avec nous et puisse voir l’étape (ce qui n’a, au passage, strictement aucun intérêt, à part, le plaisir d’avoir une espèce de fête populaire à 50 mètres de chez moi).

Je me console en me disant que s’il avait pu voir les coureurs cyclistes, il l’aurait surement oublié par la suite.

D’ailleurs, moi-même, quand je me suis réveillé, à 19 heures, la télé était toujours en marche.