09 juillet 2013

Balcon

Jeudi, je reçois un appel téléphonique de ma concierge : il fallait que mon balcon soit entièrement vide pour mardi matin. Demain, donc, si je finis ce billet avant minuit. Je dis banco ! Vendredi, je ne bossais pas, vu que j’allais en Bretagne, chez ma mère. Néanmoins, le matin, je regarde ce que j’ai sur le balcon où je n’avais pas été depuis un an, compte tenu de la météo.

Ah ! Ouais…

Les week-ends en Bretagne étant largement prioritaires, je laisse tomber et décide de ranger ça ce soir.

C’est con d’avoir un balcon quand on a un petit appartement, on a tendance à y entasser des choses. Notamment, les premières années où j’habitais ici (jusqu’à 2006, en gros), je prenais beaucoup de plaisir à avoir beaucoup de fleurs. Après, lassé (ben oui, tout cramait en août, pendant les vacances), j’avais entassé tout dans un coin et une espèce de flore se développait, très jolie. Sinon, il y avait une vieille porte décomposée, une caisse de vin vide, un sac Leclerc rempli de bouteilles vides (pourquoi ne l'avais-je pas descendu comme toutes les autres ordures ?) et des cartons que j'avais sortis à l'occasion d'un gros ménage, en 2010, mais oublié de descendre, reportant au lendemain ce qu'on devrait faire le jour même... Une vieille balance traînait là, je l'avais déposée le jour où j'ai cassé son plateau. 

Une heure vingt, on a passé avec le vieux Joël, ce soir, à ranger tout ça, lessiver la terrasse, arracher les plantes, gratter le sol,… Heureusement que le vieux a un camion (déjà rempli de trucs à jeter vu qu’il vient de déménager sa belle-mère). 

De 18h20 à 19h40.


On arrive à la Comète avec une soif incroyable ! Pensez donc, avec la chaleur qui faisait. Paf ! Le système de réfrigération de la bière est à moitié en panne. Heureusement que les fûts sont entreposés en chambre froide.

07 juillet 2013

Baston à Bicètre

J'étais assis en terrasse de l'Aéro avec le vieux Joël quand on a entendu du bruit et vu de l'agitation dans le rond point à mi-chemin entre le terre-plein central et la partie de l'avenue de Fontainebleau en direction de Paris. 

Des noires et des noies en costume traditionnel (en boubou, quoi) se battaient avec des gugusses d'origines variées. De mémoire, il y avait des noirs, des rebeus et des ni l'un ni l'autre. En cas d'enquête, je ferais un très mauvais témoin. Ils étaient une dizaine à se battre.

Des passants sont intervenus pour les séparer. Pas nous. 

Très rapidement, nous avons entendu une sirène de police et une voiture banalisée est arrivée venant de Villejuif. Elle s'est garée devant la voie de l'avenue en provenance de Paris, bloquant la circulation. 

Le flic, tout seul dans la voiture, est sorti et il me semble qu'il a mis le gyrophare sur le toi (je n'ai rien vu mais il me semble que la voiture ne l'avait pas en arrivant mais uniquement entendu la sirène). 

Des policiers en uniforme sont arrivés en même temps, venant de l'avenue en provenance du nord. 

La vitesse de l'intervention de la police est surprenante. Avec Joël, on pense qu'ils étaient en train d'acheter à bouffer chez le Turc à côté du PMU et qu'ils étaient là par hasard, qu'ils ont vu la bagarre, ont lancé un appel radio et que la voiture banalisée a pris l'appel alors qu'elle était aussi par hasard dans le coin...

Ils ont calmé le jeu au bout de quelques minutes et ils ont amené tout le monde et les voitures à côté du bistro (sur l'avenue Eugène Thomas, en face du marchand de chaussures voisin de l'Aéro). Ils sont restés assez longtemps (plus d'un quart d'heure ?) et discutaient très âprement avec les noirs en costume. Les agresseurs me semblaient être partis. 

Le flic dans la bagnole banalisée est parti avec deux passagers à l'arrière, suivi par la voiture des noirs. Je ne sais pas où sont passés les policiers en tenue. Je suppose que tout le monde est parti au commissariat...

Il y a foule au bistro ! A l'heure de l'esclandre on était bien une quinzaine. Un type a dit que que la baston était liée au ramadan (qui commence après demain). 

Il y a effectivement beaucoup de circulation. A 21h30, une dizaine ou une quinzaine de jeunes sont passés en scooter (venant de Paris et allant vers Villejuif) en faisant un maximum de bruit, roue arrière et tout ça...

21h55. Subitement plus personne dans la rue. 

06 juillet 2013

Marion Bartoli gagne Winbledon : j'en tombe des nues !

Mes félicitations à Marion Bartoli qui vient de gagner Wimbledon !

Ces félicitations sont sincères. Il n'empêche qu'elle a mieux à faire que de lire mon blog et qu'elle ne lira pas ces félicitations. 

Par contre, je me rappelle le temps où je lançais du "buzz" idiot pour faire des concours avec les copains.

La petite amie de Tsonga rapporte depuis 4 ou 5 ans plusieurs centaines de visites à ce blog pendant les tournois où il fait un bon résultat. Les amateurs de tennis sont généralement des cochons.

05 juillet 2013

1880 - 1984 - 2013 et des générations

Le 1880 est étrangement vide ce soir. Le patron semble aussi surpris que moi puisqu'il a fait venir les deux serveuses. Pour un soir de résultat du bac, c'est étonnant. Le patron pense qu'ils arriveront déjà "chauds" vers 22h ou 22h30. 

Une des serveuses est la fille de la patronne du bistro que je fréquentais entre 84 et 92 ou 93. Je suppose qu'elle a 23 ans mais j'ai du mal à reconstituer ces années. Ça m'avait donné le même sentiment, la dernière fois que je suis rentré à Loudéac, le jour où elle a pris ses fonctions au comptoir. J'étais assez intime avec ses parents vers ces années là. Ils ont fermé le bistro en 1993. Le père a passé un concours et est entré aux impôts. Il a eu son premier poste en région parisienne, nous faisions le voyage ensemble. Puis les aléas de la vie nous ont séparés. De la vie ? Bof... 

J'ai vu sa mère deux ou trois fois depuis mais j'ai continué à avoir des nouvelles par des copains. Je n'avais jamais revu "la petite" depuis.  N'allez pas croire que je fais dans le sentimental, je vous explique. 

Je suis client au 1880 depuis son ouverture, il y a trois ou quatre ans. J'étais client depuis 1986 ou 87 du prédécesseur, qui était tenu par le père du taulier actuel. Le 1880 est mon bistro principal depuis 2001 (je m'en rappelle à cause du passage à l'euro). 

Depuis que le fils a repris la boutique qu'il a entièrement refaite, la plupart des clients ont de 17 à 21 ans mais il reste quelques clients de l'époque. Ce soir, je suis le seul mais ça devrait changer à la fermeture du Cornouailles, vers 22h30 ou 23h, quand ils vont rappliquer. C'est pareil tous les vendredis quand je suis à Loudéac. 

Les serveuses sont un peu plus vieilles que les clients mais ça n'empêche pas que j'ai sans doute un peu plus du double de leur âge.

Je résume : une des serveuses du bistro a environ l'âge qu'avait sa mère quand elle a ouvert son bar, il y a trente ans, dont la plupart étaient des jeunes de 17 à 21 ans - dont moi au début, mais je suis resté fidèle 7 ou 8 ans - comme dans le bistro où elle bosse maintenant où je suis un client assidu depuis plus de 10 ans. 

Mais non ! Vous y êtes pas. Je ne fais pas un coup de vieux. Je plante un décor pour poser une question. 

La question ! La question !

Avec les autres serveuses (et les serveurs d'avant), on a une relation normale : la dose de vulgarité qu'il faut pour ne pas sombrer dans l'ennui. Genre : "hé la blondasse arrête de remuer tes nichons devant l'autre connard et sers moi une bière !" "Ta gueule vieux con, tu auras ton demi quand j'aurai envie de te le servir." "Oui ma chérie, tu es la plus belle ce soir." "Bon, ça va, la voila ta bière."

Avec la nouvelle, que je n'ai pas vu depuis vingt ans et dont j'étais proche des parents que j'ai maintenant perdu de vue, depuis cette époque, il ne me viendrait pas à l'idée d'avoir ce genre de rapports. Elle ne me connait pas et ne sait pas les relations que j'avais avec ses parents. 

N'est-ce pas étrange ?

Comme il n'y a toujours pas de client, les deux serveuses discutent avec un jeune client. Il a un problème avec son smartphone : il est maintenant en chinois. A un moment, quelqu'un lui dit qu'il a été piraté. Il dit : "ah oui ! Comment il s'appelle, déjà, le réseau social chinois ?"

J'ai répondu "Weibo, pourquoi ?"  

Les jeunes...

Dernière anecdote qui n'a rien à voir. Marcel le Fiacre, 75 ans, était en vacances aux Baléares. Dans la semaine, je le vois au bistro, au Kremlin-Bicêtre. Il me dit : "Tiens ! J'ai rencontré un couple, aux Baléares. Il était de Loudéac. Je leur ai dit que je connaissais quelqu'un du pays et leur ai dis ton nom. Ils te connaissaient. C'est incroyable."  "Non Marcel, ce n'est pas incroyable, ma famille habite là-bas depuis l'après guerre, c'est logique qu'ils puissent connaître le fils de mes parents..." "Ah oui". 

J'avais oublié cette anecdote quand ma mère me dit, ce soir : "Tiens ! J'ai vu Léontine et Francis, l'autre jour, à la soirée du PS, ils m'ont dit qu'ils ont rencontré quelqu'un qui te connait bien à Bicêtre."  "Ah ! Marcel Le Fiacre !" "Celui de ton blog ?" "Ben oui, tu leurs dira que c'est un des militants du FN local". "Ah..."

J'étais en classe avec leur fille. Elle a le même prénom que "ma" serveuse. Je m'en suis rappelé en rédigeant ce billet. 

Les premiers clients arrivent. Ils sont effectivement déjà saouls. Mais dans chaque groupe, il y en a un qui ne boit pas d'alcool. 

Ça fait au moins un changement par rapport à 1984, l'année de mon bac. 

Que je n'avais pas fêté, d'ailleurs. J'étais assez persuadé de redoubler et n'avais rien prévu. 


Envoyé de mon iPhone

Voyage normal

Pas d'anecdote à raconter à part que j'étais en première dans un box avec deux autres gugusses. Ils avaient tous les deux un iPhone. Un a sorti son PC et a trouvé mon iPhone en Wifi et a dit : ah ! Lequel d'entre vous est Nicolas ?

Ça sent les vacances. A Saint Brieuc, il y avait plein de parents ou grands-parents qui récupéraient ou foutaient des gamins seuls dans le train ou dans le car. 

Une dame voyageait depuis Metz avec deux bouts de chou de 3 ou 4 ans. Très disciplinés. Je l'ai aidée pour les valises.. 

Au Mans, une grosse dame a rejoint mes deux compères et moi dans notre box. A Laval, les trois ronflaient. Je ne sais pas si ça a duré. Je me suis endormi. 

02 juillet 2013

Thiou thiou

Fait exceptionnel : je suis arrivé en avance. Cela n’a pas la moindre espèce d’importance mais quand j’ai rendez-vous pour déjeuner, j’arrive toujours en retard. Sauf cette fois. J’ai attendu Pierre dehors, devant chez Thiou où nous avions rendez-vous. Le nom de ce restaurant me disait quelque chose. Quand Pierre est arrivé, il m’a confirmé que c’était le restaurant préféré de Jacques Chirac. En fait, il parait que c’est un repère de l’UMP mais il n’y avait qu’Elisabeth Guigou et Hubert Védrine.

On ne les présente plus. Elle est président de la Commission des affaires étrangères, à l’Assemblée. Il est plus ou moins à la retraite mais continue à pondre des rapports. Le dernier était un machin au sujet de l’OTAN. Je vous dis ça pour faire croire que je connais tout en politique mais Wikipedia est là pour moi.

Comme ils ne savaient pas si j’étais avec des gens important, ils ne m’ont pas dit « ah salut Nicolas comment ça va ? »

Thiou est un restaurant tenu par une gonzesse ex boat people. Je crois que c’est le premier une étoile tenu par une bonne femme. Ceci reste à vérifier. Il parait qu’ils recherchent la deuxième étoile mais, à mon avis, il faudra qu’ils revoient le service.

Cela étant, c’est effectivement très bon. C’est thaïlandais. C’est Disp qui a payé mais, à vue de nez, on doit friser les 70 euros chacun. Voire plus, même, si on compte le pinard et le digestif mais nous sommes entre nous.

Comme nous étions avant Hip, nous avons décidé de prendre l’apéritif pour l’attendre. Disp a commandé un Minuty. J’ai dit : banco ! Je pensais que le loufiat allait nous ramener deux verres. Il a ramené une bouteille. A la guerre comme à la guerre. Il a fallu deux autres bouteilles pour étancher notre soif (plus une petite carafe d’eau mais comme elle n’était pas maintenue dans la glace, nous n’avons pas pu la boire entièrement). A la fin, on ne savait plus quoi enquiller. Le loufiat nous a recommandé de boire une poire. Nous avons gagné la guerre.

En entrée, j’ai pris des brochettes de poulet. Disp a pris un truc et Hip un autre. Après, Hip et moi avons pris un wok de poulet et Disp un wok de thon. En dessert, nous Disp et moi avons pris des nems au chocolat et Hip, je ne sais plus quelle saloperie mais il a gouté nos nems.

Ces nems valent le voyage. Vous n’avez besoin d’aucun autre prétexte pour aller bouffer dans cette turne. Le reste était parfait.

Un déjeuner au sommet

Je suis convoqué à un déjeuner (UMP ?) avec des personnalités éminentes. Et il faut que je travaille cette après-midi.

Deux fois par an (plus deux fois avec des gros réactionnaires), je dois participer à un repas avec des gens qui ont TRES soif.

01 juillet 2013

Surcharge ligne 1

Ce matin, à peine partis de Palais Royal Musée du Louvre, le monsieur dans le haut-parleur du métro a dit
que le trafic était complètement arrêté entre Concorde et Porte Maillot et reprendrait à 9h15. Il était 9h10...  Je décide de tenter ma chance. Arrivés à Concorde, on nous fait descendre du train.

Les incidents dans le métro ne sont pas rares mais les impacts sont souvent assez mineurs. D’ailleurs, je ne sais pas si j’ai perdu plus de 10 ou 15 minutes par rapport à mon trajet habituel. Il n’empêche que, cette fois, c’était assez rigolo.

Les quais, à Concorde, étaient pleins, noirs de monde, surtout vers l’arrière du train (j’étais à l’avant) : les gens n’arrivaient pas à sortir de la rame et étaient obligés de « remonter » tout le train pour sortir à l’avant. Du coup, il y avait des agents de la RATP qui faisaient « la circulation » en criant : « Poussez-vous ! Poussez-vous ! » Un autre (une, plutôt) criait que les gens qui allaient à la Défense avaient intérêt à prendre une autre ligne (la 8) puis à prendre le RER à Opéra.

Une espèce de tarée a alors crié : « mais espèce de grosse conne, ça ne m’arrange pas ! » Comme si l’employée de la RATP pouvait être responsable de l’incident.

Finalement, le machin annonçant la fermeture des portes a commencé à sonner et les gens qui étaient encore à l’intérieur se sont rués dehors, bousculant tout le monde. Certains se sont retrouvés coincés dans les portes, notamment un type, à un mètre de moi qui avait réussi à sortir « son corps » de la rame mais pas sa main qui tenait sa sacoche. Il a été pris d’une crise de panique et les gens l’ont aidé à rouvrir la porte. Du coup, toutes les portes se sont ouvertes. Les gens ont pu sortir. La rame est partie et nous attendions comme des imbéciles sur le quai.

Les agents ont continué à inciter les gens à changer d’itinéraire mais ça ne m’arrangeait pas (pour prendre le RER, il aurait fallu que je prenne un ticket or, nous sommes le premier du mois, jour de l’achat des cartes orange).

Au bout d’une dizaine de minutes, une rame est arrivée, presque vide. Les gens n’en sont pas descendus. Nous avons supposé qu’ils n’avaient pas été invités à sortir. Nous sommes donc montés. Le train est parti.

Je suis arrivé au bureau à 10 heures. Même pas le temps de faire un billet de blogs.