30 septembre 2012

Tonnégrand-père

Le célèbre Tonnégrande vient d’être grand-père pour la deuxième fois. Un petit garçon qui porte l’horrible prénom d’Ethan au grand désespoir du vieux noir à barbe blanche. Je suppose que nous fêterons ça dignement.

Hier midi, à l’apéro, il était malheureusement pressé puisqu’il devait aller à la maternité avec son épouse et n’avait trouvé aucun prétexte pour éviter cette corvée. Il fait partie du club de ceux qui ne trouvent absolument aucun intérêt aux enfants, surtout avant l’âge de la majorité sexuelle et en plus, là, c’est un garçon.

Je lui ai proposé de laisser des sous au serveur pour qu’on puisse faire la fête sans lui mais il n’était pas capable.

Comme l’atteste cette photographie : le petit ressemble déjà à papy avec sa barbe blanche. Il est incontestablement le grand père du petit, donc de la mère, sa plus jeune fille, ce dont il n’avait jamais pu avoir vérification : toute la famille étant composée de greluches.

Cela étant, chercher une photo pour illustrer un billet en tapant « Bébé noir » sur Google me semble un tantinet raciste mais une recherche de "négrillon" qui aurait été plus politiquement correcte n'a rien donné.

29 septembre 2012

La gauche réac se construit aussi au comptoir avec des Turcs sans tête

Hier soir, j’étais invité avec deux autres chez un couple de copains blogueurs gauchistes. Vous en saurez plus à l’occasion puisque nous avons décidé de créer la gauche réac. Tu vas probablement trouver ça odieux car tu es progressiste mais tu n’as jamais réussi à m’expliquer comment on pouvait trouver le fait de rencontrer de plus en plus de femmes voilées est le progrès.

Mais ceci n’est pas mon blog politique. J’aurais du y lancer la gauche réac ce matin mais la tête dans le cul, je ne vois plus mon clavier. Ca sera pour demain. Ou pas. La gauche réac peut attendre. Et ne confondez pas la gauche réac avec la gauche populaire. On se fout de ce genre de connerie.

Toujours est-il que le copain qui nous a invités ayant picolé moins que la moyenne d’entre moi, il nous a ramené en voiture ce qui est fort sympathique. Pour lui faire gagner un peu de temps, je l’ai proposé de me déposer devant le métro de Bicêtre pour qu’il puisse profiter de notre rond point tout neuf pour faire demi-tour.

J’ignore quelle heure il était. Probablement aux alentours de minuit. Mais peu importe, j’étais encore là à 2h45… après avoir bu un nombre relativement modeste de bières ayant le ventre plein avec la charlotte aux fruits rouges dont j’ai mangé deux grosses parts alors qu’en principe je ne suis pas particulièrement fan, en plus du gâteaux à côté et des chouquettes.

Je tourne la tête vers la gauche : l’Aéro était encore ouverte. Je fais un signe à mes camarades restés dans la voiture et je m’engouffre dans ce sympathique bistro.

Le patron était saoul comme un Polonais ce qui est relativement habituel chez Karim. D’ailleurs, Tonnégrande m’avait envoyé un SMS en début de soirée pour me signaler cette ébriété.

Il y avait deux types au comptoir dont un que je connais bien, c’est un couturier du coin d’une soixantaine d’années qui passe sa vie à se biturer la gueule dans les bistros du quartier. Pénible mais gentil. Normalement, il est saoul dès 21 heures. Trois heures après, c’est impressionnant.

Il y avait un autre lascar d’une petite trentaine d’années. Quand ils sont partis, j’ai appris par hasard que c’était le père et le fils. Après avoir traversé la Nationale, le vieux s’est cassé la gueule. Karim était plié de rire et m’a dit : « viens voir, le fils aide le père à se relever ».

A propos de père, toute mon amitié à CC.

Bref, nous avons discuté. Pendant ce temps là, je tweetais, répondais aux commentaires de la soirée, … Et commençait à bâtir la trame de mon billet de lancement de la gauche réac. Je me souviens d’avoir conçu un truc très génial mais j’ai oublié totalement de quoi il s’agissait.

Nous avons discuté, disais-je, de nationalité, de sentiment d’appartenance à une nation. Je les croyais Kabyles, ils sont Turcs et j’aurais mieux fait de fermer ma gueule.

Finalement, j’ai laissé Karim un peu avant 3 heures alors qu’il insistait pour me payer une énième bière alors que je n’avais plus soif.

28 septembre 2012

Bernadette et les invités

 
Ce billet a trois illustrations : la liste des gens déjà inscrits au Kremlin des Blogs, Bernadette Chirac et la liste de ceux qui viendront peut-être. La photo de Bernadette Chirac vient d'Europe 1qui est une radio qui diffuse des photos. Je voulais l'utiliser pour illustrer un billet politique mais je n'ai strictement rien à dire. Comme je ne veux pas gâcher une belle photo, je la mets ici.
Toujours est-il que je vous déconseille d'utiliser Google+ pour organiser ce genre de cérémonie. D'une part, ça vous invite à diffuser la photo de Bernadette Chirac à Europe 1 et d'autre part, vous risquez de vous retrouver avec 50000 participants comme une adolescente un peu pouffe qui organise sa soirée d'anniversaire dans Facebook.

D'ailleurs, heureusement que Google+ ne soit pas très à la mode, ma gaffe passera presque inaperçue mais ça m'amuse beaucoup d'imaginer la tête de Christian, le serveur, si on se retrouve à 50. Il m'a assuré, hier soir, que ça ne lui faisait pas peur. J'ai quand même prévenu la patronne ce matin.

Ca ne serait pas la première fois que je file un coup de main au service...

27 septembre 2012

L'anecdote du boulot du jour

Un collègue, délégué du personnel (je suis suppléant donc complice), envoie un mail à tout le monde pour savoir si quelqu'un a une question pour la prochaine réunion des DP.

Un collègue répond qu'il souhaite savoir s'il est possible d'avoir une douche pour ceux qui font du sport.

En ma qualité de suppléant, j'ai fait "répondre à tous" : "d'accord mais à condition qu'on mette une buvette pour les ivrognes".

Évidemment, tout le monde était plié de rire mais certains sont venus me voir, affolés : "tu as fait répondre à tous !"

(A mon tour d'être plié de rire, dans mon "répondre à tous", j'avais supprimé les membres de la direction et laissé uniquement ceux que je connais bien).

26 septembre 2012

De quoi faire chier les réacs

Saint Louis dépend du prophète mais pas du bon celui de 632. C'est indiqué ici (merci à Jean).

25 septembre 2012

Festnoz

Dans son dernier billet, Gaël nous raconte un festnoz auquel il a participé il y a une dizaine d’années (un prétexte pour aller à la buvette). Je fois avouer que j’ai horreur de ça. Je trouve ça absolument horripilant : la musique est à chier. Je pourrais en rajouter « politiquement » : quand un môme qui passe ses journées à écouter de la musique moderne se met à fréquenter les festnoz, il y a un côté nationaliste qui me déplait. On se demande si des traditions idiotes ne sont pas maintenues en vie artificiellement.

N’épiloguons pas. Je préfère ce genre de tradition que celle de lascar tuant des taureaux au nom de la tradition.

Toujours est-il qu’en lisant le billet de Gaël quelques anecdotes dégueulasse me sont revenues en mémoire. Le tout date de plus de 15 ans.

Je ne vais dans des festnoz que quand je suis obligé (du style : faire le service ou servir de chauffeur).

Première anecdote

Là, je vais parler de vomi. Ca tombe bien, c’est Gaël qui m’inspire le billet. C’était probablement en 1997.

Une association avait organisé un festnoz au Huelgoat, à 90 km de Loudéac par des routes sinueuses. Avec des copains, nous devions assurer le service à la buvette jusqu’à une heure du matin. Compte tenu de la route, je n’avais pas bu une goute d’alcool.

A l’époque, j’avais ma ZX Volcane 2.0. Une petite bombe et, évidemment, au retour, il n’y avait aucun risque de tomber sur un radar. Je m’étais lâché. A cette époque, j’étais un jeune con.

Un jeune membre de l’Association (17 ans) était à l’arrière. Il n’a pas supporté le voyage et a eu envie de vomir (il n’avait pas bu non plus, quand on me confie la garde de mineurs, je ne fais pas le con). « Nicolas, Arrête toi au plus vite, je vais vomir. » J’ai ralenti pour éviter les risques mais dans la nuit, je ne trouvais pas d’endroit pour me garer. Ca a donc duré plusieurs minutes. Je trouve. Je m’arrête. Je sors de la voiture, je lève le dossier du siège pour qu’il puisse sortir (c’était une trois porte). Trop tard.

Je vous passe le détail.

J’arrive à Loudéac, je dépose les gens chez eux et je rentre me coucher. C’était le samedi, un week-end de trois jours. Le lendemain, j’avais oublié l’anecdote. Je n’avais aucune raison de prendre la voiture avant le lundi, pour rentrer à Paris.

Il faisait très chaud.

Au moment de prendre la voiture, le lundi soir, je me suis rendu compte que j’avais oublié de laver. Le vomi avait séché. L’odeur était infernale mais il me fallait quand même rentrer à Paris.

J’aime bien raconter des histoires de vomi dans mon blog.

Deuxième anecdote

C’était quelques années avant, avec la même association. Nous avions un événement à fêter et nous avions laissé les plus jeunes organiser la soirée. Ils avaient décidé d’aller à un festnoz. Avec mon copain Gilles, nous avons accepté de les suivre. Arrivé sur place, nous nous sommes posés à la buvette et nous avons sympathisé avec le barman.

A la tienne, à la mienne. Le gars commençait à être fin saoul. Ce n’est qu’au bout de plusieurs heures que nous nous sommes rendus compte qu’il sortait son machin périodiquement et pissait dans l’évier prévu pour laver les verres (ce n’est pas grave, le service était fait dans des gobelets en plastique).

J’aime bien raconter des histoires de bite et de pisse dans mon blog.

Troisième anecdote

A peu près à la même époque, une jeune qui était avec nous (19 ou 20 ans) me demande les clés de ma voiture parce qu’elle avait oublié quelque chose dedans. La voiture étant un peu loin, un copain à elle l’a accompagné.

Ce n’est que quand j’ai commencé à m’inquiéter pour mes clés ne les revoyant pas revenir au bout de cinq minutes que j’ai compris ce qu’il voulait faire de ma voiture.

J’aime bien raconter des histoires de cul dans mon blog.

Je n’aime pas les festnoz.

Le POCode de la Comète

C'est Thierry qui me signale ce truc. Normalement, en QRdécodant ce truc vous tombez sur l'adresse de la Comète. Ca peut toujours servir.

24 septembre 2012

Le bouchon de Bicêtre


Le gros Didier Goux n’a pas compris mon billet politique du midi. C’est normal me direz-vous. Soit mon billet était mal branlé soit c’est le cerveau du sieur. Je vais donc le réécrire sur le blog bistro.

Voilà un joli schéma. Le machin rouge en bas à gauche représente la Comète. Le machin caca d’oie est l’Aéro. Le rond verdâtre est le nouveau rond point en cours de finalisation. Le rectangle mauve représente la Porte d’Italie avec le gros carrefour avec la sortie du périphérique et l’arrivée de l’A6b mais aussi plus loin le carrefour avec les Boulevards des Maréchaux et le tramway.

En bleu, nous avons les rues. Verticalement, c’est l’Avenue de Fontainebleau qui était encore la Nationale 7 il y a quelques années. En bas, vers la gauche, nous avons l’Avenue Eugène Thomas qui va vers l’hôpital (et l’Amandine et le Petit Relai). Vers la droite, c’est la Rue Michelet qui, comme son nom ne l’indique pas, va à Ivry-sur-Seine.

Le décor est planté. Je garde la flèche rouge pour plus tard. Il reste juste à rappeler que le pavé gris est notre magnifique centre commercial, ouvert il y a deux ans et demi.

La Nationale est en travaux depuis 18 mois. Ils vont nous faire une magnifique avenue avec des larges trottoirs, deux voies dans chaque sens et une voie de bus dans le sens de la flèche rouge qui n’a pas été utilisée si tard que ça, finalement.

Les automobilistes ont coutume de gueuler le soir et le matin quand ils vont vers Paris à cause des travaux qui les empêchent de rouler. De fait la Nationale 7 est bouchée en quasi-permanence de 7 heures à 20 heures vers le nord. Il a souvent des dommages collatéraux sur l’Avenue Eugène Thomas qui bouche aussi (la plupart des gens qui la prennent tournent à gauche pour aller vers Paris).

Ceci est un billet pédagogique.

Les gens gueulent à cause des travaux mais ont oublié que c’était bouché avant les travaux. Jusqu’en 2000, ils gueulaient à cause des travaux de l’Avenue d’Italie, dans le prolongement. Ensuite, ils ont ensuite gueulé à cause des travaux de la Porte d’Italie à l’occasion de la construction de la ligne de tramway. Ils ont ensuite gueulé après la construction du centre commercial. Ils gueulent maintenant à cause de la rénovation de la Nationale 7.

Je vais les décevoir : les bouchons à Bicêtre ne sont pas dus aux travaux mais à la Porte d’Italie et plus précisément du premier carrefour, celui où débouche la sortie de l’Autoroute A6 vers le sud de Paris, la Nationale 7 et son prolongement l’Avenue d’Italie, et la sortie « Place d’Italie » du périphérique (dans les deux sens évidemment). Il y a plus de voiture à vouloir passer que ne le permet la taille du carrefour. Parfois, il y a tellement de monde que les quatre files de voiture s’immobilisent mutuellement voir le deuxième joli schéma avec quatre flèches rouges pour le prix d'une qui me rappelle d’ailleurs que j’avais déjà évoqué le sujet ici.

Les bouchons continueront donc après les travaux. Il n’y a pas d’autre solution à part celle de construire un méga échangeur qui permettrait de faire déboucher l’A6 sur l’Avenue d’Italie mais ça ne serait pas joli. Surtout qu’il faudrait construire un deuxième échangeur pour le carrefour plus loin, celui avec le tramway, qui n’est pas piqué des hannetons, non plus.

Revenons à la flèche rouge. Souvent, des clients des bistros me demandent pourquoi il n’y aura une voie de bus que dans le sens de la flèche rouge. Je leur explique : parce qu’il n’y a que dans ce sens là qu’il y a des bouchons.

Ils me répondent alors : ah oui, tiens. Ou autre, on s’en fout.

Cela étant, s’il n’y a un bouchon que dans ce sens là et que, dans l’autre, la circulation est à peu près fluide, c’est la preuve que ce ne sont pas les travaux qui provoquent les ralentissements.

Il fallait que ça soit dit.

21 septembre 2012

Adieu veau, vache, cochon et règle d'or

La loi organique liée à la ratification du Traité machin préparée par le Gouvernement serait rédigée de manière à ce que la règle d'or soit réduite à peau de chagrin. À lire ici.

Bien joué !