30 septembre 2013

L'andouillette de Nicolas

Les blogs cuisine prospèrent beaucoup plus vite que les blogs politiques. Il faut que les blogs politiques réagissent. Figurez-vous que ce matin, j'avais la réunion semestrielle de la boite (il me semble qu'elle se tient désormais tous les trois mois, les semestres raccourcissent). Nous avions un cocktail, ensuite. J'ai mangé assez de petits fours pour ne pas avoir envie d'aller déjeuner. Ce soir, nous avions le pot de départ du chef. Il y avait des petits fours. N'allez pas croire qu'on ne fait que ça, il y a au maximum cinq ou six pots par an. Deux fois dans la même journée, c'est rare.Je me suis encore gavé.

Il n'empêche que j'avais fait deux faux repas, aujourd'hui, et qu'en rentrant à la maison, j'avais faim. Très faim. Genre l'urgence absolue. J'ouvre le frigo et je vois deux andouillettes qui me tendaient les bras. Initialement, j'avais prévu de les faire au four avec de la purée, mais je n'avais plus le courage d'attendre. J'ai donc changé la recette, sachant que l'andouillette crue est très bonne.

Je les ai coupées en rondelles. J'ai haché grossièrement une échalote. J'ai tout mis avec de l'huile d'olive 4 minutes dans une poêle. C'était fabuleux. 

On découvre tous les jours des avantages au célibat.

La prochaine fois, il faudra que je mette un peu moins d'huile d'olive ou que je fasse égoutter le tout cinq minutes.

Burp.

28 septembre 2013

Un mort !

Des années que je le connaissais, François. Un type très maigre. Très très maigre. Un peu comme El Camino. Il était souvent à l'Amandine et parfois à l'Aéro. Corinne qui m'a annoncé la mauvaise nouvelle m'a dit : mais si ! Vous le connaissez ! Il lisait toujours des gros livres. 

Effectivement ! Il lisait des gros livres au comptoir. Un jour, je m'étais foutu de sa gueule et lui avait demandé s'il les achetait au poids. 

Je n'avais pas spécialement de sympathie pour lui mais il était dans les meubles. Toujours au comptoir avec des très gros livres alors qu'il était maigre comme un clou. 

Je viens d'en parler au vieux Joel : tu connaissais François ? Non. Un type très maigre avec un gros livre. Ah oui, il est mort ?

Oui, dimanche. Les pompiers l'ont trouvé mercredi.

Encore un type qui était seul. 

Salut François !

L'ultime bonheur

Outre que grâce à Melclalex j'ai récupéré jegoun.net, voilà la cassolette d'abats de la Comète (cassolette de merveilles de veau, officiellement). Le bonheur !


Adieu jegoun.net ?

En ce mois d'octobre 2010 ou 2011, j'ai découvert que aubistro.com était disponible. J'avais déjà  macomete.com pour l'annexe... Je me suis dit que ça ferait un superbe nom de domaine pour ce blog. Je l'ai déposé immédiatement, via Blogger, comme je l'avais fait pour macomete.com (quand je l'ai créé, je voulais en faire mon blog phare puis j'ai renoncé). Dans la foulée, j'ai créé aubistrogeek.com pour le blog geek.

Retournant à ma sieste, je me suis alors dit que c'était ridicule d'avoir un joli nom de domaine pour deux blogs et pas pour le principal, celui qui est un peu connu. J'ai opté pour jegoun.net. J'ai donc déposé les trois noms de domaine le même jour, un 8 ou 9 octobre.

L'année suivante (et peut-être l'année après), le renouvellement s'est bien passé !

Entre temps, j'ai créé d'autres blogs : nicolasjegou.com et lefuroscope.com. Toujours de la même manière, en passant par Blogger, donc Google.

Cette année, ma carte bancaire est arrivée à expiration. J'ai donc reçu un tas de mails me disant de saisir mon nouveau numéro de carte. Ca s'est bien passé pour aubistro.com, aubistrogeek.com, macomete.com, nicolasjegou.com et lefuroscope.com. Pas pour jegoun.net.

Je ne sais plus si j'ai fait une connerie ou si je n'ai pas reçu de mail, toujours est-il que je n'arrive pas à saisir mon numéro de carte.

Plus précisément, cela se passe comme si Google avait oublié que j'avais acheté le nom de domaine par son intermédiaire.

Voila comment jegoun.net risque de mourir dans une dizaine de jours.

26 septembre 2013

L'inquiétude d'Apo

Au moins une qui s'intéresse ! Elle était surprise de ne pas me voir faire de billet de blog aujourd'hui. C'est effectivement très rare. Pour tout vous dire, j'ai raté mon billet politique et je ne l'ai pas diffusé. C'est tout.

A part ça, j'ai rendez-vous avec le gros Loïc, ce soir. Ca faisait longtemps...

25 septembre 2013

Salut Jeanine !


Belle photo, non ? Je l'ai piquée à Nancy qui nous annonce sur son blog une bien triste nouvelle, la mort de Jeanine, une de ses fidèles commentatrice. Avec René, son époux, ils formaient un beau couple. Ils qu'un seul compte Blogger et signaient "Jeanine et René". Je les ai rencontrés des dizaines de fois chez Nancy et ils m'énervaient pour ça : le fait de signer à deux un commentaire. Moi qui suis un défenseur des réseaux sociaux, ce qui exige une individualisation des gens, je me retrouve comme une grosse andouille. 

René signera dorénavant tout seul. Jeanine ira au paradis des blogueurs, où je commence à connaître trop de monde. 

Mon amitié à René que je ne connais que comme la moitié d'un couple. La dernière moitié. 

Mon amitié à Nancy, aussi. 

http://flaneriesparisiennes.blogspot.fr/2013/09/pour-jeanine-et-rene.html

Je note : pour la fête des mères, acheter un "B"


A lire chez Jacques.

23 septembre 2013

Les clients cons des bistros


Des clients, le soir restent en terrasse et ne voient pas que le serveur ferme la boutique et a rangé les autres tables et chaises. Ils vivent leur vie. Sont étanches à tout ce qui peut se passer autour d'eux. Aucune attention pour le monde autour d'eux. 

D'un autre côté, ils sont un peu cons. Le serveur est obligé de les virer alors qu'ils auraient pu boire un coup peinard au comptoir, comme moi...

22 septembre 2013

Allo ? Marcel ?

Rentrant de Bretagne, je consulte mon téléphone. J'avais un message. Vous savez, le truc qui existait avant les SMS et les mails. Je me dis : c'est Marcel le fiacre qui cherche à boire un coup. J'écoute. J'avais bon sur la personne mais je ne comprends rien au message à part une histoire de machin pour les oreilles. 

Je le rappelle. Pas de réponse. Je laisse un message. Entre temps, j'avais reçu un autre message. Toujours Marcel. Je rappelle. Répondeur. Message. 

Marcel se pointe à l'Aéro. Il avait acheté deux appareils auditifs pour le vieux Jacques. Le vieux va mieux mais il devient sourd. "Il faut que tu mettes les piles". "Mais il va comment, le vieux ?" "Bien. Il se remet mais il est sourd". "Depuis que je le connais, il est sourd."  "Oui." "Et il a vu un spécialiste pour sa surdité ?" "Non, j'ai vu de la pub." "Ah ! Et pourquoi tu as acheté deux appareils ?" "Ce sont deux modèles différents au cas où ça ne lui aille pas." "Non, ce sont les mêmes."  "..."  

J'ai mis les piles. Marcel a offert une tournée. 

L'âge !

« Mais je n'étais pas encore né ! » me dit Tanguy alors que, au comptoir, je répondais à sa question, à savoir, depuis quelle année je bossais à Paris. Nous allons dire que c'est flatteur. Ca veut dire : « je ne savais pas que tu étais aussi vieux » mais aussi « tu ne fais pas ton âge » et « c'est bien de parler avec un vieux comme toi ». Du coup, il ne s'est pas pris une mandale dans la gueule (je plaisante, aussi bien, il me lis).

A vue de nez, s'il a eu son bac à 18 ans, comme il a bac+2, il doit avoir 20 ans. J'en ai 27 de plus. Aussi bien, je suis plus vieux que ces parents. Un de ces jours, je vais commencer à picoler avec des types qui auront l'âge d'être mes petits enfants. J'espère que je ne serai pas liquide avant.

Pourquoi je vous raconte ça, moi ? Parce que nous en parlions avec ma copine Fabienne, en début de soirée. Je lui disais que c'était étrange comment on avait l'impression de ne pas vieillir. Elle, ça fait 35 ans que je la connais. Je la vois toujours comme la gamine qu'elle était et je me vois toujours comme le jeune, un peu plus vieux. On continue à vivre de la même façon, du moins dans nos relations : on se rencontre essentiellement au comptoir des bistros. Pour ma part, c'est là que je rencontre beaucoup de gens.

Je me fais souvent la réflexion quand je vois des jeunes collègues de bureau discuter de leurs enfants, de leurs problèmes : ils sont vieux, je suis jeune. Fabienne, qui a deux filles (l'aînée a probablement 25 ans), me disais le contraire. Qu'elle n'avait pas l'impression d'avoir vieilli et qu'elle n'avait pas vu ses filles grandir, qu'elle s'en foutait.

Etrange.

L'autre jour, j'étais en réunion avec des homologues d'autres entreprises. Ils se prenaient vachement au sérieux, des chefs de service merdique se prenant pour des décideurs. En moi, je me disais « mais quelle bande de vieux con ! ». Je les ai alors regardé un par un et j'ai fait le constat que j'étais probablement le plus vieux. Le pire est qu'une partie faisait réellement plus vieux que moi.

C'est un truc qu'on a du mal à juger. Je regardais d'autres copains, vendredi soir. Dominique, Serge et Gilles. On a tous les quatre le même âge. Les trois viennent de prendre des lunettes pour la presbytie. Du fait que je sois myope, il est probable que j'ai gagné deux ou trois ans de sursis. Je me suis fait la réflexion que tous les quatre, nous approchions de la cinquantaine. Et je les voyais toujours comme les types que j'ai connus il y a 35 ans (40 pour serge). Ils ne font pas leur âge.

Peut-être parce qu'ils ont le même que moi.

Ce qu'il y a de rigolo, c'est quand j'étais plus jeune et que je discutais avec des copains de la cinquantaine, ils me disaient « l'important est de rester jeune dans sa tête ». Ce à quoi j'avais envie de répondre que ça ne voulait rien dire. Que c'était complètement con.

Je pense que dans quelques années, je vais commencer à le dire.