28 janvier 2014

Pas de sexe à l'école

Dans mon blog politique, je raconte une histoire sordide de SMS envoyés aux parents d’enfants scolarisés pour leur faire croire que des machins sexuels vont être enseignés à l’école.

Vincent Peillon a été interrogé à l’Assemblée Nationale et je tiens à mettre dans ce blog un extrait de sa réponse car ce ne sont pas seulement les militants politiques qui sont concernés.

« L’éducation nationale assume tout simplement la transmission de ces valeurs, le respect et l’égalité entre les filles et les garçons. Elle refuse totalement la théorie du genre, et elle refuse les instrumentalisations de ceux qui, venus de l’extrême-droite négationniste, sont en train de vouloir répandre l’idée, qui fait peur aux parents et blesse les enseignants, que tel serait notre point de vue.

Jamais nous ne renoncerons à l’enseignement de l’égalité, que nous inscrivons au fronton de toutes nos écoles. Nous continuerons de lutter contre toutes les discriminations, le racisme, les inégalités, mais je veux très solennellement rassurer tous les parents de France : n’écoutez pas ceux qui veulent semer la division et la haine dans les écoles. Ce que nous faisons, ce n’est pas la théorie du genre, que je refuse, nous voulons promouvoir les valeurs de la République et l’égalité entre les hommes et les femmes.
 »

27 janvier 2014

Sans contact

Hé ! T’as vu ! C’est mon ticket de carte bancaire pour mon repas d’hier soir. C’est un restaurant où je mange souvent le dimanche. Rien de particulier à signaler sauf qu’au moment de payer, la serveuse arrive avec son terminal portable, me prend ma carte, la passe près de la machine et me rend la carte avec le ticket sans que je saisisse le code.

On appelle ça un paiement sans contact. C’est indiqué sur le ticket, en haut. Ca se développe depuis quelques temps mais j’ignorais que ma carte était sans contact. J’ignorais aussi que ce commerce où je paye souvent avait un terminal sans contact.

Qu’est-ce qui me prouve que la serveuse n’a pas fait plusieurs paiements avec ma carte ? J’ignorais que des terminaux portables pouvaient fonctionner en mode « sans contact ». J’imagine très bien un lecteur de carte sans contact à la caisse d’un petit commerce mais pas dans un restaurant.

C’est fort, ce truc !

Tous les clients vont fuir et demander à leur banque de désactiver la fonction.

24 janvier 2014

La blogowar du jambon beurre

Comme blogueur bistro, je ne recule devant rien. Hier midi, j’ai mangé un sandwich jambon beurre au comptoir pour pouvoir répondre à Guy Birenbaum qui s’est livré à une attaque sans commune mesure dans l’histoire de la blogosphère contre cette nourriture basique. Veni vidi vici (fermés de l’intérieur) et tout ça. Je confirme : un jambon beurre au bistro n’est pas bon. Je crois qu’un jambon beurre ne peut être bon qu’à la maison. Il n’empêche que Guy ne mâche pas ses mots contre les bistros. Il me faut étudier ça.

Non sans recommander aux patrons de bistro d’utiliser du beurre salé. Je ne comprends pas qu’une majorité de Français ne préfère pas le beurre salé. Et pourtant, je ne suis pas un bouffeur de sel : je ne sale pas ma bouffe. Néanmoins, ceci n’est pas un billet à propos du beurre salé ou du jambon beurre mais à propos des bistros.

Que dit Guy ?

Je vais prendre des extraits. « S'accouder au zinc. Debout. Il n'y a jamais assez de tabourets. » C’est aussi bien, Guy. Cela dépend de la clientèle du bistro. Les tabourets prennent de la place et les gens solitaires ont une fâcheuse tendance à les squatter. Prenez Geneviève, par exemple. C’est une pochetronne qui vit toute seule. Elle a besoin du bistro pour voir des gens. Du coup, elle prend les bistros avec des tabourets et se plante au comptoir. Comme elle n’a pas beaucoup de pognon à part la semaine qui suit le versement du RSA, elle ne picole pas. Elle bavarde avec tous les clients allant jusqu’à les importuner et elle prend de la place au comptoir pour des gens qui souhaiteraient déjeuner debout.

Non aux tabourets dans les bistros sauf pour les bons clients ! On devrait avoir un tabouret quand on s’engage à dépenser au moins 10 euros par heure entamée. Je sais, c’est élitiste. Mais je ne suis pas sur mon blog politique.

Et si je vais une tartine sur chaque phrase du jambon beurre, on est mal barrés.

Pas de tabouret pour éviter que les gens s’installent. Pour aller plus loin, les bistros devraient faire un règlement pour interdire la consommation de boissons chaudes entre 11h30 et 13h15 pour les clients qui n’ont pas mangé là.

« Dire "Bonjour". Ne pas entendre de réponse. C'est normal. Attendre... Attendre...  Attendre... » Ce n’est pas normal. C’est même complètement crétin, les commerçants sont là pour attirer le client pour faire du chiffre d’affaire. Des comportements d’ours se présentent de moins en moins souvent.

Mais, Guy (ben oui, c’est à lui que je réponds), la prochaine fois que tu vas dans un bistro à l’heure des repas, installe-toi au comptoir et compte le nombre de gens qui ne disent pas bonjour. Tu verras que c’est impressionnant. Et tu pardonneras les barmans et les patrons.

« 17 minutes plus tard (c'est une moyenne nationale, ne chipotez pas), un gars en chemise unie et en gilet sans manches (toujours) arrive et met immédiatement un coup de vieux torchon gris mouillé qui pue la chaussette sale, sur le bar, exactement devant vous. » C’est faux. Les trois points. Le temps d’attente au comptoir est souvent très court, sauf quand il y a du monde en salle (c’est le barman qui prépare les boissons pour les serveurs en salle). Les tenus de pingouin des serveurs sont de plus en plus rares et, surtout, le barman a rarement un gilet. L’intérêt du gilet est d’avoir des poches pour ranger la monnaie… Le barman a sa propre caisse. Enfin, les torchons de bistro sont toujours propres. Tu as déjà essayé d’essuyer un verre avec un torchon mouillé ? C’est généralement du linge de location, tout comme les tabliers et les essuie-main des toilettes. Ils ont assez de stock, en général.

Et si le gilet n’a pas de manche c’est parce que c’est bien plus pratique pour le service, la vaisselle,… Vous savez combien de fois un loufiat nettoie les chiottes, chaque jour ? Si à chaque fois il est obligé de tomber la veste, il ne ferait plus que ça…

« "Et il prendra quoi, le monsieur?" Il faut s'habituer, ne pas se retourner. "Il" c'est moi, c'est vous. C'est à croire que les patrons de bistrot (et leurs employés en gilets sans manches) ont tous lu Rimbaud et son fameux "Je est un autre". » La coutume de dire « il » a disparu. Je suppose que Guy n’a pas été au bistro depuis cinquante ans.

Tiens ! Nous allons ouvrir une page scientifique. Vous connaissez le nombre de Dumbar ? C’est le nombre maximum de personne avec qui quelqu’un peut avoir des relations. Sa valeur admise est 150. Vous connaissez le nombre de personnes qui se croient proches d’un barman ? Il dépasse probablement ce chiffre. Du coup, le barman qui passe ses journées à discuter préfère dire « il » parce qu’il ne sait plus s’il tutoie ou vouvoie la personne. C’est comme si c’était entre les deux, une sorte de familiarité pour montrer qu’il connaît la personne. Mais ça date d’une autre époque.

« "Un jambon-beurre, s'il vous plaît, monsieur" "Cornichons" ? Oui, le patron de bistrot (ou le garçon sans manches) veu(len)t toujours vous coller des cornichons; en tout bien tout honneur, cela va de soi. » On est d’accord. Il y a un supplément pour les cornichons.

« "Et avec ça, il prendra quoi le monsieur". Là, en revanche, vous avez deux écoles mais il va vous falloir répondre très vite. Soit vous avez envie de vous faire bien voir dans l'arrondissement et vous commandez une boisson, au pire un express (ça vous coûtera à peu près un euro et vingt centimes de plus). Soit vous ne souhaitez jamais revenir dans le quartier.
Dites alors "rien" ou, beaucoup plus grave, demandez un verre d'eau, voire une carafe d'eau, si vous avez une âme de kamikaze. »

Voila un long passage que je cite. Cela nécessite une réponse circonstanciée. Tout d’abord, un commerce est là pour vendre, pas pour donner. Il y a une coutume qui dit que le verre d’eau ne peut pas être refusé. C’est faux. Un commerce est là pour vendre. Le client est là pour payer. De quel droit occuperiez-vous 70 cm de comptoir pendant quinze minutes pour ne manger qu’un sandwich ? Et vous ne voudriez pas étaler le journal, non plus ? Vous n’avez qu’à aller acheter votre sandwich dans une boulangerie si vous voulez manger sans boire un coup !

Par ailleurs, on ne mange pas en buvant du café. Une question de savoir vivre. Surtout, c’est complètement con de ne pas boire un bière en mangeant un sandwich.

« Le soupir appuyé accompagnant l'arrivée de l'eau du robinet dégueulasse dans un verre douteux n'est pas en option. » L’eau du robinet est généralement très bonne, d’autant qu’elle est utilisée pour le pastis, le café, le thé,… Les verres sont toujours propres. Ils sont lavés dans un machin fait pour.

« Arrive alors, enfin, le jambon-beurre. Aimez-vous sucer du caoutchouc ? Si c'est le cas, vous ne serez jamais déçu. Mais, si vous n'avez pas grandi dans une fabrique de pneus, ou à proximité d'un élevage de calamars, vous pouvez avoir un choc gingival, en "croquant" la première bouchée. »  Le jambon n’est jamais très bon mais le pain est souvent bien meilleur que celui que vous avez à la maison : il vient d’une bonne boulangerie et aura été préparé dans la matinée, spécialement pour les restaurants.

Je passe une partie.

« Si je peux vous donner un dernier conseil, n'oubliez pas de laisser un petit pourboire. » C’est une tradition, essentiellement en région parisienne. Elle date d’une autre époque.

Défendons les bistros ! Le jour où il n’y en aura plus…

Tiens ! Si vous habituez dans un coin depuis longtemps, en ville, comptez le nombre de comptoirs qui ont disparu. Pour gagner quelques couverts, les patrons ont commencé à supprimer les comptoirs…

C’est bien triste.

21 janvier 2014

Nul en anglais

L'autre jour, au bureau, on a reçu le CV d'un potentiel consultant où il était indiqué au début : "Français : courant, Anglais : notions". Ça nous a stupéfait et je conseillerais au commercial de ne rien mettre. Par contre, mes collègues étaient éberlués de savoir que des gens, dont moi, n'aient pas un bon niveau d'anglais. 

Ils ont réussi à me faire dire que j'arrivais à lire, ce qui n'est même pas vrai. Le seul truc que j'arrive à faire est de lire un texte technique ou une notice d'utilisation quand j'en ai besoin pour une mise en application immédiate. Je le fais même presque couramment (dans la limite de mon vocabulaire). 

Par contre, dès que je n'ai pas "besoin" de lire un texte, je ne peux pas le faire. Cette réflexion me vient d'un message d'un copain qui m'envoyait un long article en anglais en me jurant que ça me passionnerait (ce que je veux bien croire vu le sujet) mais je n'ai pas réussi à dépasser l'introduction, le sens général m'échappant à force de décrypter chaque phrase. À noter que j'ai le même problème en français quand la prose est trop spécifique, notamment les documents juridiques ou certains rapports parlementaire que je me coltine pour le blog politique. 

Certaines fois, le résultat est surréaliste. Récemment, au boulot, on a reçu un document d'une cinquantaine de pages. Nous devions le lire attentivement puis en discuter en réunion. J'ai essayé de lire, j'ai abandonné en prévenant les collègues. Au cours, de la réunion, par contre, quand nous abordions les points de détail, j'arrivais à expliquer les détails aux collègues qui avaient bien compris le sens général mais butaient sur des bricoles. 

Quand j'ai besoin de comprendre un texte en anglais, ce qui arrive souvent pour les blogs, je le passe dans Google Translate et je vérifie chaque phrase une par une. Il y a que la version traduite que j'arrive à comprendre. À la limite, je suis capable (toujours au vocabulaire près) de faire une traduction mais incapable de la comprendre sans la relire à froid, d'une traite. 

À l'oral, c'est pire. Je suis incapable de suivre la moindre discussion plus de deux minutes. J'ai néanmoins connu une exception. C'était vers 1998 ou 1999, c'était en réunion avec un Japonais qui parlait aussi mal l'anglais que moi mais aucun de nous ne parlait la langue de l'autre. Quinze ans après, je peux même vous dire qu'on s'est très bien débrouillés : vos cartes à puce fonctionnent sur nos distributeurs de billets avec des lecteurs japonais (aucune gloriole : si nous n'avions pas été là d'autres auraient fait le boulot). 

Quant à écrire en anglais, j'en suis totalement incapable (hors anglais technique puisque le termes que nous utilisons sont sont passés dans nos mœurs). 

Ce qui me fait rigoler, c'est que j'ai eu 9 au bac. Donc presque la moyenne...

20 janvier 2014

Kremlin des Blogs spécial Poireaux

Le Kremlin des Blogs en l'honneur de la venue de Monsieur Poireau à Paris aura lieu ce soir à la Comète à partir de 19h ou 19h30 selon mon humeur.

Vous êtes cordialement invités mais vous êtes priés de vous inscrire dans les commentaires de ce blog au moins 24 heures à l'avance.

Je plaisante, mais inscrivez vous réellement sauf ceux qui ont répondu à mon invitation Google Machin (Poireau, Croise Pattes, Dagrouik, Cyril si ma mémoire est bonne). Si on devait dépasser la dizaine, il faudrait que je prévienne l'honorable établissement pour qu'ils puissent avoir du monde au service.

19 janvier 2014

Des nouvelles du Kremlin-Bicêtre

Il suffit que je passe un week-end en Bretagne pour qu'il se passe des choses dans notre belle communes. 

1. Vendredi soir, des jeunes de Gentilly sont venus lâchement agresser des jeunes de chez nous (enfin, je me comprends) provoquant un blessé grave.

Édit à 19h50 : Ramdane m'apprend qu'une dépêche est tombée aujourd'hui. Ce n'est pas un blessé grave mais un mort grave. Du coup, j'ai moins envie de rigoler. 

1287 twittos m'ont fait suivre la dépêche du Parisien. Quand un article de presse parle de bistro, ils ne sont qu'en moyenne 1800. Si elle parle de bière, cela peut dépasser les 2400. 

2. Manuel Valls est venu samedi matin au Kremlin-Bicêtre. Sa visite était prévue avant la bagarre entre les jeunes. Il fallait bien qu'on lui donne du grain à moudre. Jean-Luc Laurent lui a fait visiter la commune. Comme il ne savait pas que je n'étais pas là, je suppose qu'il a évité le quartier de la Comète. 

3. Aujourd'hui, c'est Valérie Pécresse qui est dans nos murs. Elle est plus bonne que Manuel Valls mais elle est de droite contrairement à lui qui est un pur gauchiste. 

Elle est venu soutenir Arnaud Weber-Guillouet qui mène la liste de l'UMP pour les municipales au Kremlin-Bicêtre. J'espère qu'elle a de la famille dans le quartier ou quelque chose à faire. Sinon sa visite aura été inutile. 

Arnaud Weber, comme elle l'appelle dans Twitter, vu qu'elle n'aime pas les noms bretons, ne l'amènera pas à la Comète. Comme Jean-Luc Laurent, il ne sait pas que je ne suis pas lâ. 

J'imagine un meeting UMP à Bicêtre avec Madame Pécresse. Le vieux Jacques et Marcel, encore saoul de l'apéro du midi, n'auraient pas voulu louper ça. Ils auraient amené Roger, ce vieux facho. 

18 janvier 2014

Des ploucs au comptoir en Centre Bretagne ?

Histoire 1 :

Hier soir, ou ce matin, vers minuit, quoi, j'étais pas au comptoir et j'entends une femme crier. Je sors. Une dizaine de jeunes étaient sur la terrasse en train de fumer et je vois un type qui erre sur le parking. On sentait qu'il essayait d'éviter quelque chose. Une femme continue à crier. Elle finit par lui lancer quelque chose comme si elle voulait l'abattre (elle n'était pas visible d'où j'étais). On a vu après que c'était son sac à main.

Elle s'est approché et a commencé à donner des coups violents dans toutes les voitures, qui appartenaient aux clients. Finalement, elle a fini par « casser » le rétroviseur d'une voiture mal garée (enfin, pas mal, mais en dehors des places prévues à cet effet, sans toutefois gêner la circulation... le parking étant privé, le propriétaire ne risquait rien).

Je décide l'aller chercher le patron pour qu'il repère l'heureux propriétaire en question mais il avait déjà été appelé par d'autres.

Je vais recadrer le décor :
  • j'ai près de 50 ans,
  • le patron en a plus de 30 voire 35,
  • les clients ont entre 18 et 22 ans. J'étais client du bistro avant leur naissance, voire avant celle du patron (non...).

Je fais donc office de vieux sage ce qui m'amuse beaucoup.

Je précise que personne n'était saoul. Moi, j'ai un bon prétexte : j'ai une vague douleur à la cheville. Je boîte. Comme il y a plus d'un kilomètre à faire pour rentrer, je préfère éviter de boiter avec 2 grammes... Eux, sont inexcusables... sauf que la plupart ont des voitures. C'est un comble. Il n'y a plus de jeunesse.

Le mec finit par ramasser le sac à main de la dame et a dit « viens on se casse » car il a senti que les jeunes clients voulaient venger le rétroviseur de leur pote. J'ai dit « ho, les gars, on se calme. » ce qui ne calme rien.

Le gars qui avait une voiture allemande puissante (une grosse Opel ou un truc comme ça). Bref, un truc d'abruti de la campagne qui dépense ses premières payes dans une bagnole de luxe acheté avec 200 000 km au compteur. Il part en trombe.

Le propriétaire de la voiture au rétroviseur cassé monte dedans et va pour poursuivre l'autre. Je gueule « fais pas le con, bordel ! ». Ca aurait été une connerie. Ca aurait donné quoi de le poursuivre ?

Je me rappelle avoir été poursuivi, une fois, à Vannes, en 1987, par un connard de la même espèce. Il faisait vrombir le moteur de sa grosse voiture à un feu, nous étions en parallèle mais la route passait à deux voies au bout de 50 mètres. J'avais une LN (une LNA 11E, pour être précis). C'était une voiture peu puissante mais très légère ce qui fait que j'arrivais à griller tous les abrutis avec des grosses voitures au démarrage. Le type vexé m'avait poursuivi dans des rues de la banlieue de Vannes jusqu'à l'arrivée au bureau. Je me gare. Il sors de sa voiture, je sors de la mienne. Il voit le bébé joufflu que j'étais à l'époque. Remonte dans sa voiture et se casse.

Revenons à notre parking. Le propriétaire du rétroviseur cassé était vraiment énervé mais l'autre était parti en mode Starsky et Huch. Ses copains le retenaient. « Laissez moi, je vais lui faire la peau » « Mais tu ne le rattrapera pas,... ».

Moi, l'iPhone à la main, je gueulais : « mais prenez la voiture de l'autre et la plaque en photo, courrez vers l'autre sortie du parking ». Un d'eux : « mais vas-y, toi ! Tu as un iPhone pour prendre la photo ». Encore un qui ne lit pas mon blog et ne sait pas que je rate les photos.

Finalement tout le monde se calme. Je vais vers la voiture et je remboîte le rétro qui n'était pas cassé.

Histoire 2

Même bistro mais aujourd'hui, vers 14h30. J'y vais prendre un café après ma sieste. J'en profite pour lire les mails tombés pendant icelle. Il y a beaucoup de manipulation à faire vu que la plupart sont des commentaires de blogs qu'il faut que je valide puis que j'aille répondre.

Un type à côté de moi me regardait faire. Un bon plouc de notre campagne. Il me dit « dis-donc tu as l'air de bien connaître ces machins » il sort un magnifique Smartphone Androïd tout neuf (un Galaxy machin, je suppose) et poursuit : « est-ce que tu pourrais me créer une adresse mail ? » Moi : « heu ben heu oui heu je suppose ».

Il me tend le machin :  « c'est pour télécharger des jeux gratuits, il faut une adresse mail. »

Vu que c'est un Androïd, je vais sur l'explorateur et je cherche Gmail. Je clique sur « créer un compte ». Je lui dis « quelle adresse tu veux ? ». Lui : « Starki » (il me l'écrit sur un papier qui traînait dans le coin). Je continue.
Mais je ne sais pas si j'avais fait une erreur de manipulation toujours est-il que le machin me demande « mon » nom et « mon » prénom. Je demande au gars : « Bon, c'est quoi ton nom et ton prénom ? » « Ben, c'est le téléphone de ma femme ». « On s'en fout ». Mon nom, c'est « ... » (je vous dirais pas, nananère. « OK mais ton prénom ? » « Ben c'est Starki ». « Ecoute, je ne te connais pas mais je ne ferai rien d'illégal, je veux ton vrai nom et ton vrai prénom ». « Ben c'est vraiment Starki (...) ».

Ah... Il y a bien un type né en 1984 dont les parents ont choisi Starki comme prénom. De nos jours, rien ne m'étonne, mais il y a trente ans... Je pensais que les Kevin commençaient tout juste à arriver.

Je finis par lui créer son compte (c'est comme ça que j'ai eu son année de naissance). Tout va bien. Suite à une fausse manip (je le jure), je lui crée un compte Google enregistré dans le téléphone (de sa femme).

Je lui rends son téléphone et note ses coordonnées sur un papier (avec son mot de passe et tout ça).

Il me dit « Comment on télécharge des jeux gratuits ? » « Je ne sais pas, j'ai un iPhone ». Il en sort un tout neuf de sa poche et me dit « ah mais moi aussi ». On croit rêver.

Je vais faire un billet sur mon blog politique : les blogueurs gauchistes veulent faire une relance par la demande mais les ouvriers ploucs dépensent leur pognon avec un iPhone et un Galaxy. Vive l'argent des impôts bien utilisé.

je regarde et je tombe sur un truc qui s'appelle « play store » parmi les applications. Je lui dis de cliquer. Il voit des trucs mais n'est pas content.

Il commence à chercher autre chose et je replonge dans mon iPhone. Au bout de quelques secondes je l'entends articuler « jeux gratuits ». Il avait trouvé l'option permettant la reconnaissance vocale.

Le machin ne comprend pas.

Il me demande alors : « comment on écrit jeu ? »

17 janvier 2014

Billet de voyage

Ayant passé les quatre heures de transport dans mon iPhone et mon iPad à pondre une tartine sur le blog politique et à jouer à Candy Crush (je suis bloqué à un niveau très dur, le 70), je n'ai pas relevé d'anecdote particulière. Pourtant, la rédaction d'un billet est une tradition. 

À Montparnasse, en sortant du métro, je suis tombé sur une patrouille de contrôleurs de la RATP. Ils n'arrêtaient que les personnes visiblement étrangères. Délit de faciès... Dans la gare, j'ai croisé une patrouille Vigipirate de trois militaires, puis quatre agents en uniforme de la police. Sur le quai, j'ai vu un groupe de douanier (peut-être, toujours est-il qu'ils étaient dans uniforme peu voyant) avec des chiens puis un groupe de quatre types avec des uniformes et un badge "sécurité SNCF". Pendant le trajet, j'ai été controlé trois fois (comme c'est la première fous que ça arrive, j'ai posé la question au gars : ils semblent avoir de nouvelles consignes : un contrôle après le Mans et un autre après Rennes - mon troisième contrôle était quand je suis allé déjeuner). 

Ça fait lourd...

À Montparnasse, j'étais en voiture 20. C'est à dire qu'il faut longer vingt voitures et trois motrices (les deux de la première rame et la première de la seconde). Il faut plus de 10 minutes ce qui parait énorme comme les trains ne sont annoncés que 15 ou 20 minutes à l'avance. 

Le type qui était devant moi m'a fait la réflexion que c'était long. Celui qui est arrivé après moi m'a dit qu'on ne pouvait pas aller plus loin. 

Aux deux, j'ai répondu qu'au moins, en étant à l'avant du train, on arriverait les premiers. Ils sont resté interloqués. Sont cons, les gens. 

On arrive à Loudéac. Le chauffeur enclenche les essuie-glace. Je publie mon billet. 

14 janvier 2014

Paris reconstitué

C'est l'ami Homer qui nous signale cette série de "photos" de Paris au moyen âge (reconstituées en images de synthèse). 

Impressionnant.