10 mars 2009

Supprimons les tickets restaurant

N’oublions pas la vocation première de ce blog : il faut traiter du sujet des bistros. Les bistros sont concernés par les tickets restaurants or :

Petit 1 : une loi vient de sortir pour autoriser le paiement des fruits et légumes avec des tickets restaurants et autres chèques déjeuners.
Petit 2 : le blog politique est déjà encombré par trois billets.

Je vais donc raconter mes conneries ici. Ca vous apprendra. Dans le blog politique, j’évoque vaguement cette histoire de tickets restaurants en sous-entendant que l’amendement voté cette nuit est une connerie dans la mesure où on peut déjà acheter de la bouffe en supermarché avec. Bon. Mettons que ça va sauvegarder les commerces de proximité.

Il n’empêche que ces tickets restaurants sont une vaste connerie. Ca permet aux salariés ne bénéficiant pas d’une cantine d’entreprise de bénéficier de quelques avantages financiers en contre partie.

Imaginons un salarié qui a des tickets restaurants d’une valeur de 6€50 dont 3€50 à la charge de l’entreprise. Pour un mois de 21 jours ouvrés, on va lui retirer de son salaire net 63 euros (21 fois 3) puis lui donner 136€50 de tickets restaurants. Il gagne donc 73€50 (équivalent à 21 fois 3,5).

On ne m’ôtera de l’esprit qu’il serait plus simple de lui rajouter à son salaire net 73€50. Ca éviterait à un pool de secrétaires de se faire chier à faire des paquets de 18, 19, 20 ou 21 tickets restaurants selon le nombre de jours ouvrés, de les ajouter aux bulletins de paye qu’elles doivent intercepter ou de donner les tickets aux salariés, puis d’ajuster en août et en décembre pour tenir compte des congés. Ca évitera aussi aux patrons de bistro de faire une avance de trésorerie, de gérer les merdiers lors des changements d’années, de se faire chier à se déplacer pour les encaisser.

Ca évitera aussi des frais divers qui sont payés aux organismes privés en charge de la gestion de ces machins.

Les andouilles technocratiques qui ont conçu ces machins-là ont très certainement eu de très bonnes pensées sociales mais n’ont pas pensé aux dommages collatéraux. Sans compter que ces pensées sociales sont faciles à détourner : il m’est déjà arrivé de racheter des tickets restaurants à des collègues qui n’arrivaient pas à finir les leurs (je bossais dans un métier où on avait des tickets restaurants mais on bouffait « plein tarif » dans les cantines des clients et on n’utilisait donc pas les tickets restaurants pour payer la bouffe du midi).

Supprimez-moi ces usines à gaz !

26 commentaires:

  1. Je suppose que ce billet n'a qu'un but: traficoter les tickets restaurant pour payer vos ardoises entre le Kremlin et Loudéac.

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  2. Non, il a un autre but : attirer les commentaires crétins.

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  3. Sinon, vous avez raison, mais encore une fois, je dirai que cette initiative part d'un bon sentiment, ou semble partir d'un bon sentiment.
    La prochaine étape sera peut-être: trois fruits par jour au moins dans les établissements scolaires, pour réduire les inégalités diététiques. Avec projet de loi, débat public, et tout et tout.

    Suzanne

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  4. Commentaires crétins (héhé, morderir, je me marre )

    Suzanne :)

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  5. Suzanne,

    C'était vous le premier anonyme ? Désolé, je ne pouvais pas savoir, sinon, j'aurais apprécié !

    Pour le reste oui : l'initiative part d'un bon sentiment...

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  6. Oui oui, c'était moi, mais je ne vous en veux pas !

    L'initiative part d'un bon sentiment (enfin, peut-être, enfin, on peut le souhaiter), mais bon sang, toutes ces lois qui se votent, qui s'ajoutent... Ces lois qui n'ont aucune espèce d'importance. Ce n'est plus du big brother power, là, c'est du Super Nounou power....

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  7. Comm and come,

    Hein ? La chouchoute garnie ?

    Suzanne,

    On est d'accord, c'est n'importe quoi !

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  8. T'as vu ça, hein, Comm and come ?
    Tiens, j'ai cliqué et lu sur ton blog ta petite histoire rigolote de braqueuses.

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  9. Pour parler du même truc en pas pareil, il existe aussi les chèques vacances. Mais là, les avantages existent et il ne suffirait pas de rajouter du salaire: on a, par exemple, une baisse significative du prix du billet à la SNCF si on paie par chèque vacances pour un voyage...

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  10. Homer,
    Ca reste grotesque et une usine à gaz (mais c'est différent sur le principe : ce n'est pas l'employeur qui "donne" les chèques vacances mais les CE).

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  11. On a bien essayé de donner de l'argent aux ouvriers à la place du cadeau de Noël aux enfants, mais ils le buvaient.

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  12. C'est parce que les ouvriers sont alcooliques contrairement aux gens normaux comme nous.

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  13. bon, j'ai honte de mes commentaires et j'arrête pour aujourd'hui. Je le dis avant que vous ne fassiez, sous le coup de l'épuisement nerveux, un blog désespéré "partageons Suzanne"

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  14. Tiens, Suzanne a réussi à se créer un compte blogger : tout arrive...

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  15. Elle a du faire une erreur de manip.

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  16. La prochaine étape sera la création d'un BLOG (politique, évidemment): La crêpe Suzette. (euh, non, je plaisante.)

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  17. Si, si, allez-y, bon sang de bois !

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  18. C'est vrai, ça ! Au boulot. Qu'on puisse au moins vous troller par vengeance.

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  19. Avant de lire les commentaires :
    En plus, mais tu devrais pouvoir répondre de manière plus précise, il me semble que le repas de midi, dans la mesure où l'entreprise n'a pas de cantine à disposition, peut donner lieu à un remboursement forfaitaire sur les frais professionnels, non ?
    Les tickets restaurants ne seraient alors qu'un détournement d'impôts ?
    :-)

    [Je ne sais pas dans quels cas on peut compter des frais professionnels à vrai dire…].

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  20. Et moi, je commente sérieusement pendant que vous jouez avec Suzanne !
    :-)))

    [La CrèpeSuzette, j'ai hâte d'y aller troller ! :-)) ]

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  21. Poireau,

    La fiscalité est un peu compliqué, mais oui ça peut se faire. A ma connaissance, il faut que le salarié déclare chacun ses repas pour être remboursé de manière forfaitaire ce qui rend le truc un peu compliqué (la gestion des notes de frais est également très coûteuse).

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  22. De toute façon moi je mange l'entrée après le plat !!! :)

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