La connerie étant le seul chemin susceptible de nous faire entrevoir une parcelle de vérité, utilisons la par des moyens de communication efficaces. Le temps qu'on remplisse nos verres.
08 septembre 2012
07 septembre 2012
Des comptoirs et des anecdotes
Dans la série des conseils pour être bien au bistro, je
préparais un billet pour donner quelques trucs pour être bien avec les gens qui
travaillent dans ces établissements. On peut parfois avoir une réelle proximité
avec eux jusqu’à qu’une réelle amitié se crée. J’ai doublé le mot « réelle »
dans la dernière phrase parce que les relations dépassent le simple copinage un
peu viril de gens qui passent beaucoup de temps ensemble dans le but essentiel
de rigoler (et, pour le patron, de gagner de l’argent, ne l’oublions pas).
Par exemple, Josiane, l’ancienne serveuse de la Comète est
partie en retraite en décembre 2007. En août, elle a fait une grosse fête chez
sa sœur, dans la Sarthe, avec toute sa famille et quelques amis pour célébrer
sa nouvelle vie : départ de la région Parisienne pour habiter au Mans et
concubinage actif avec un nouveau compagnon. De toutes ses anciennes relations,
elle avait invité Martine et Jean, ses anciens patrons, Emilie et Jim, son
ancien collègue, et moi. Nous étions cinq « de Bicêtre » après 40 ans
de travail à Paris qu’elle avait tenu à inviter. J’étais le seul « non
collègue ». Le seul ancien client…
Vous voulez une autre anecdote ? En 2001, Mouloud, le patron des Monts d’Aubrac, recevait sa mère de 75 ans qui venait de Kabylie pour la première fois en France. Elle prenait pour la première fois l’avion, … Au lendemain de son arrivée, il fallait qu’elle aille à Belfort, dans la famille pour une dizaine. Mouloud était effrayé. Il devait prendre le métro puis le train avec elle. Il voulait la ménager, quoi ! Alors, spontanément, j’ai proposé de l’amener en voiture. 1000 kilomètres tout rond aller-retour…
Vous voulez une autre anecdote ? En 2001, Mouloud, le patron des Monts d’Aubrac, recevait sa mère de 75 ans qui venait de Kabylie pour la première fois en France. Elle prenait pour la première fois l’avion, … Au lendemain de son arrivée, il fallait qu’elle aille à Belfort, dans la famille pour une dizaine. Mouloud était effrayé. Il devait prendre le métro puis le train avec elle. Il voulait la ménager, quoi ! Alors, spontanément, j’ai proposé de l’amener en voiture. 1000 kilomètres tout rond aller-retour…
En préparant mon billet, des tonnes d’anecdotes me sont
revenues en mémoire. Certaines sont personnelles et ne peuvent pas être
racontées. D’autres méritent bien un billet à elles-seules.
Pas toujours lisibles par les enfants, hein ! Par
exemple, je ne vais pas raconter la fois où j’ai tenu le bar pendant qu’Abdel
essayait de retirer un caleçon de ces chiottes à la Turc que le client avait
utilisé pour s’essuyer parce qu’il n’y avait plus de papier. Ce qui nous avait
alerté, c’est que le client restait longtemps et avait tiré plusieurs la
chasse. Vous imaginez le tableau.
Josiane
Un soir, je rentrais de réunion en banlieue. Mon directeur m’avait
ramené en voiture et je lui propose de boire une bière. Nous allons au comptoir
de la Comète et commandons de demis au patron.
Josiane arrive derrière mon dos, elle me donne une grande
claque dans les fesses : « Alors, le gros,
tu bosses de moins en moins, te v’la déjà au bistro, j’vais l’dire à ton chef ! »
Pan pour ma réputation…
Josiane, encore
Ben oui, il fallait que je me venge…
Nous avions un jeu idiot. Je ne sais pas comment ça a
commencé. Quand elle commençait le ménage, à la fermeture, vers 20 ou 21 heures
selon le nombre de clients, je lui demandais pour l'encourager « Alors,
mémère, ton ménage, ça avance ? ». Elle me répondait en
prenant une voix vieille parisienne : « ta
gueule, connard ! » C’était devenu un rituel qui faisait
rigoler tous les habitués.
Un jour, fait exceptionnel, j’étais là pendant le service du
midi. Elle passait un coup de balais au pied du bar (à l’époque c’était fumeur,
le coup de balai était nécessaire toutes les heures). Je lui envoie la phrase
rituelle : « Alors, mémère, ton ménage, ça
avance ? ». Elle, par réflexe : « ta gueule, connard ! »
La tronche de ses clients habituels !
Martine
C’était la patronne de la Comète, jusqu’à fin 2007. La femme
du patron, quoi ! Ne chipotez pas. J’avais refait entièrement mon
appartement. Comme j’étais content, elle m’avait demandé à visiter. Nous
prenons rendez-vous à la Comète à 10 heures et allons chez moi, avec Josiane.
Au retour à la Comète, nous discutons un peu mais ça s’éternisait.
Pour être franc, je commençais à avoir une sérieuse envie de chier, celle du
type qui a bu trop de bière la veille au soir, le machin qui allait sortir en
éventail. Je voulais rentrer chez moi pour faire ça à tête – ou à cul ! –
reposée sans importuner les clients par d’éventuelles nauséabonderies sonores.
Bref…
Au cours de la discussion, Marine me propose d’aller visiter
son appartement à elle, au troisième étage de l’immeuble où était la Comète. J’étais
moyennement réjoui mais comment refuser, tellement elle avait l’air fier de l’aménagement !
Nous montons. Il y avait un autre copain, avec nous. Je crois bien que c’était
Patrice, dont je parlais d’hier.
Nous visitons chacune des pièces, je me tordais le ventre, l’horreur
absolue, un mal de chien, je ne pensais plus qu’à ça, ce qui fait que je n’ai
rien vu de l’appartement.
On redescend, tous les trois et elle essaie de me faire dire
à Jean que l’appartement était très bien… je n’ai pas eu le temps de répondre, je
suis descendu aux toilettes… Si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur…
Quand je suis remonté, elle faisait la tête.
Josiane, la grande gaffeuse
Jean avait l’habitude de dire aux clients qu’ils
connaissaient bien, « bonjour à ta grosse »,
quand ils partaient. Cela n’est que de l’argot et veut dire « tu feras la
bise à ton épouse de ma part ». Et puis, merde, on est au bistro, on peut
redevenir un gros con machiste.
Un client, Jean-Michel, était toujours amusé par cette
expression. Du coup, j’avais pris l’habitude (que j’ai toujours, d’ailleurs),
de lui dire « bonjour à ta grosse ! »
Un jour, il sort, Josiane passait par là et croyait que j’avais
oublié de le dire. Du coup, elle se met à crier : « Hé ! Bonjour à ta grosse ! »
Une très grosse femme était assise à la porte. D’où mon
silence…
Karim, le patron de l’Aéro
Il avait installé un miroir sur le mur des toilettes pour
cacher des trous après voir changé la chasse d’eau. Du coup, on se voyait la
bite en pissant. Je vous le déconseille, ce n’est pas spécialement beau. C’était
devenu un sujet de rigolade. On ne disait plus qu’on allait pisser mais qu’on
allait se regarder la bite.
Un jour, Karim est pris d’une urgence et comme il avait des
clients inconnus, pour leur montrer que le bar était bien gardé dit assez fort :
« Hé, Nicolas, tu peux surveiller, je m’absente
deux minutes ! »
Moi, sur le même ton : « Ah !
Tu vas te regarder la bite ! »
La tronche des clients…
Clémence
Avec les nouveaux patrons, La Comète arrête de faire des
cafés après 19 heures. C’est pour éviter que des gens s’attardent et
monopolisent la terrasse en faisant fuir les gens qui voudraient consommer
autre chose (ben oui, un type qui arrive après 19 heures ne consommera que pour
2€20 de café jusqu’à son départ).
Un jour, un client insistait vraiment. Clémence me montre du
doigt : « Hé ben, vous n’avez qu’à voir ça
avec mon patron. »
A moi de me démerder…
(c’était avant que je me fâche vaguement avec elle, on avait
bien rigolé).
Jim
« Hé ! Gros, tu peux
débarrasser la table ! »
Ca va, ouais !
Josiane
Moi : « Tiens ! Tu
peux me remettre un demi, s’il te plait ! »
Elle : « Ah ! Tu
fais chier, t’as qu’à te servir toi-même. »
OK…
Mouloud
« Burp, Hips, Nicolas, tu
peux nous resservir une tournée, j’suis trop saoul »
D’accord.
(Mouloud a eu une salle période, dépression et s’était mis à
picoler vraiment très dur. Son frangin et associé avait du prendre une semaine
de vacances et je passais tous les soirs à la fermeture voir si tout était OK ;
ce soir là, il avait fallu que je fasse le service jusqu’au départ des clients
et, avec un autre habitué, nous avons fait le ménage ensuite…).
Mouloud
Le « vieux René » était mort après une opération
du cœur. J’avais organisé une collecte et on avait mis une petite affiche pour
inviter les gens à cotiser. Après l’enterrement où nous étions avec le gros Loïc,
on est passé aux Monts d’Aubrac. Des andouilles avaient donné des sous pendant
la cérémonie et Mouloud me les donne quand je rentre dans le bistro.
Moi : « Ah merde !
Mais ils sont cons… Qu’est-ce que je vais faire du pognon ? »
Mouloud : « T’as qu’à
payer une tournée. »
D’accord.
Martine
Il y avait une grande rousse mince d’une quarantaine d’années
qui trainait là tous les soirs. Elle s’asseyait en salle et buvait
tranquillement sa bière. Evidemment nous la reluquions et elle nous faisait un
peu de gringue. On rigolait, quoi… Personne ne voulait y toucher parce qu’on se
demandait si ce n’était pas un travelo.
On a fini par sympathiser et par se parler de plus en plus.
Elle en salle, les hommes au comptoir, Jean à sa caisse. On "jouait" à se faire du gringue...
Un soir (je crois), Jean n’était pas là et c’est Martine qui
le remplaçait. Notre rousse arrive et j’étais le seul de la bande (donc ce n’était
pas un soir). On discute. Quand elle part, Martine me demande « qui c’est celle là ? » avec la jalousie
féminine qui transpirait…
Moi : « Ah ben une
cliente qui vient tous les soirs. On rigole bien »
Elle : « Ah ben !
Je comprends pourquoi Jean rentre de plus en plus tard. »
Me voila en train de bredouiller des explications.
Martine a fait la gueule à Jean quelques semaines.
Jean
« Bon, les gars, vous me
faites chier, je ferme ! »
OK patron ! A demain !
06 septembre 2012
Grand jeu concours du soir !
Un blogueur influent Lyonnais est saoul comme un cochon et s'est teint en blondasse.
Devinez de qui il s'agit.
Vive les photos diffusées dans Facebook.
10 conseils pour être bien au bistro
Quand je fais des longs billets, comme hier, à propos des
bistros, j'ai toujours envie de donner des conseils de "fréquentation".
Petit 1 : repérer une position stratégique au comptoir. Elle
est soit à côté de la machine à café soit près de la caisse. Ou entre les deux.
Petit 2 : s'y installer en prenant garde à ne pas gêner le
service et ne pas perturber les habitués.
Le petit 1 et le petit 2 sont liés. À la Comète par exemple,
si vous vous mettez tout à droite du comptoir, vous n'aurez jamais l'occasion
de discuter avec quelqu'un. Si vous vous mettez sur la partie droite, vous
risqueriez de gêner le service et des vieux habitués du matin qui aiment bien être
assez proches de la caisse. C'est psychologique, les gens se sentent plus près
du patron quand ils sont près de la caisse. Ce n'est pas nécessairement
judicieux.
À la Comète, par exemple, le patron (ou le serveur) doit
assurer le service sur toute la longueur du comptoir. Il vaut donc mieux être
au centre. À l'Amandine, ça dépend de l'heure. Le soir, le patron discutera
plus facilement s'il est loin de la caisse.
Donc : sujet très important.
Petit 3 : n'adressez pas la parole aux autres clients du
comptoir sauf si vous avez une vraie information à leur donner.
C'est aux gens de vous intégrer dans le groupe. Si vous leur
adressez la parole alors qu'ils ne sont pas demandeurs, vous passeriez définitivement
pour un casse-couilles.
Laissez faire le temps et le hasard. Généralement à la
troisième visite à un comptoir (hors heures de pointe), vous êtes copain avec
le lascar derrière le comptoir... C'est son métier. Si ça ne marche pas,
changez du bistro (avec prudence : le type derrière le comptoir peut être un
remplaçant).
Petit 4 : ne parlez jamais de son boulot au patron ou au
serveur (sais si c'est lui qui lance la conversation, évidemment).
Ça énerve et lasse les gens de voir des dizaines de
personnes leur expliquer chaque jour comment ils devraient bosser. C'est leur métier,
pas le vôtre.
Même si la plupart des gens sont persuadés de le connaître.
Petit 5 : à l'occasion, passez dans le bistro à différentes
heures de la journée sinon vous vous faites une fausse idée du lieu.
Les copains blogueurs qui viennent parfois le soir dans ce
bistro si paisible qu'est la Comète, seraient surpris par l'usine que ça
devient en semaine à l'heure du déjeuner.
En outre, ça aide à comprendre pourquoi le patron n'a rien à
foutre des 15 euros que vous pourriez laisser ! Trop de clients chiants se
croient trop importants.
Petit 6 : n’offrez jamais une tournée à des gens s’ils
ne vous ont pas offert un verre avant (sauf événement à fêter :
anniversaire, décès du chier de la belle-mère qui n’arrêtait pas de vous
mordiller, …). En offrant une tournée vous vous imposeriez dans un groupe et
vous passeriez pour le casse-couilles qui cherche à se faire bien voir (les
gens seront évidemment content d’avoir un verre à boire mais il faut faire de
la psychologie sur le long terme).
Petit 7 : si on vous offre un verre, proposez
systématiquement, ensuite, de payer vous-même une tournée (si vous n’en avez
pas la possibilité (pas de pognon, pas le temps), promettez de le faire
rapidement et tenez votre promesse.
Le truc des tournées est très important : ça marque l’appartenance
à un groupe. Cela reste vrai même quand vous êtes un vieux client du bistro
auquel cas il vous reviendra d’intégrer les nouveaux clients dans le groupe en
leur offrant un verre. Une manière de marquer son territoire… Par contre, quand
un habitué rejoint un autre habitué ou un groupe d’habitués, ça sera aux gens
déjà au comptoir d’offrir un verre au lascar qui arrive : celui qui arrive
ne doit pas s’imposer dans une série de tournées sinon il foutrait le désordre.
Prenons trois individus au hasard (dont un seul lit le blog) :
Patrice, le vieux Jacques et le vieux Roger. Ils sont au comptoir de l’Amandine.
Nicolas arrive. C’est à un des trois de commander un verre pour Nicolas au
patron (sinon, je suis de mauvaise humeur), celui qui a payé la dernière (en l’occurrence
le vieux Jacques). Nicolas, ne sachant pas qui a payé les précédentes (peut-être
Roger et Patrice ont-ils déjà « mis la leur » et ont épuisé leur budget),
se précipitera de commander une tournée dès que les verres sont vides, si
personne (Roger ou Patrice) ne le fait. Si Roger et Patrice veulent vous offrir
un verre à leur tour ensuite, c’est très bien. S’ils doivent se barrer ou non
plus de sous, tant pis.
C’est la dure loi des bistros.
Par contre, si Nicolas entre dans le bistro et dit (hors
anniversaire) « Bon, les gars, videz vos
verres, c’est la mienne », il forcera les autres à finir leur verre
presque immédiatement. Jacques et Roger étant vieux, ils seront indisposés. Pas
Patrice, il en a vu d’autres.
A ce stade de la leçon, je vous propose un exercice
pratique. Imaginez que Nicolas entre dans le bistro et que les verres de
Patrice, Roger et Marcel Le Fiacre (le vieux Jacques est parti et a été
remplacé par Marcel pour complexifier l’exercice). Doit-il attendre la
prochaine tournée ou doit-il sortir une formule joviale « Ah ! Vos verres sont vides, je vois que je tombe
bien, je vous en offre un ? ».
Ces règles ne sont évidemment pas écrites, tout comme les
règles de bonne conduite. Ce sont des règles d’usage.
Je vais donner la réponse à l’exercice. Dans l’absolu, la
réponse est « non ». Ils sont ensemble, Roger, Patrice et Marcel. Nicolas
arrive dans le groupe mais il ne sait pas s’ils veulent de lui dans le groupe,
ils étaient peut-être en train de parler de sujets délicats comme la
chaude-pisse de Marcel et ils savent que Nicolas pourrait la raconter dans son
blog.
Mais il faut rester terre à terre. Le patron ou le serveur
finira par demander à Nicolas ce que qu’il boit et Nicolas sera obligé de
commander. Si les verres de ses copains sont vides, il sera emmerdé et aura
peur de passer pour grossier. L’embarras…
Donc la réponse est « oui ».
Le septième point est important. Et il n’est pas fini. Même
la réponse à l’exercice n’est pas finie mais je souffle un peu. C’est vachement
dur de parler de soi à la troisième personne.
Tiens ! Je vais passer au point 8 pour me reposer et je
reviendrais au point 7 après.
Point 8 : payez toujours en espèces, si possible avec
des gros billets, en fin de journée (pas le café du matin, quoi…).
Les gens aiment bien faire l’appoint et sont persuadés de
rendre service mais ils font perdre du temps au serveur ou au patron en
comptant leurs pièces. C’est pareil dans les boulangeries, regardez bien !
Par contre, le patron aiment bien les gros billets, ça leur
fait moins de boulot quand ils « font leur caisse » et passent à la
banque. Et c’est plus pratique s’ils ne passent pas à la banque (et qu’ils
oublient par mégarde de déclarer une partie de la recette).
Ne payez pas par carte. D’une part le commerçant paye une
commission et d’autre part, il est obligé de déclarer les revenus
correspondants. Comme la majorité du chiffre d’affaire est faite le midi avec
exclusivement des tickets restos et des cartes bancaires, il n’y a plus qu’au
comptoir qu’il peut avoir une recette en liquide…
Vous voyez que vous apprenez des choses, avec moi ?
Point 7 qui était en retard.
Nous en étions à Nicolas qui rentre dans le bar où sont
Marcel, Roger et Patrice qui ont des verres vides. Si aucun des trois ne
commande une tournée, Nicolas est plus ou moins obligé de le faire. De toute
manière, il est surtout rentré dans le bar pour saluer le patron, boire un coup
puis discuter avec les copains s’ils sont là. La probabilité qu’aucun des trois
de commande une tournée est assez faible. Ce sont des vieux briscards de
comptoir.
Point 9 : si vous avez fait le con un soir, passez le
lendemain pour vérifier que vous avez bien payé et vous excuser.
Point 7, ben oui, on n’a toujours pas la réponse exacte.
La formule appropriée, pour Nicolas, sera de dire : « Bon, ben je pue de la gueule, ou quoi ? Personne ne m’offre
un verre ? Vous avez de la chance de m’avoir, je peux vous payer un verre ?
Vous avez bien le temps d’en boire un ? »
Je proposais la formule suivante, en début de billet : « Ah ! Vos verres sont vides, je vois que je tombe
bien, je vous en offre un ? ».
Deuxième exercice : étudiez les différences. Je donne
la réponse de suite : d’une part, la nouvelle contient une engueulade,
rappelant qu’ils n’ont pas respecté une tradition sans fournir d’explication. D’autre
part, elle contient une formule d’excuses : vous demandez l’autorisation
de leur offrir un verre en leur donnant un prétexte pour refuser.
Point 8. Ah ! Non.
Point 9 : surveillez le rythme des tournées.
D’une part, il y a toujours des gugusses qui abusent de
vous, qui viennent boire avec vous uniquement parce vous payez des tournées
(observez aussi le phénomène inverse : les mecs qui payent des tournées
pour avoir des gugusses avec qui discuter : pitoyables).
Je me rappelle d’il y a une dizaine d’années, Bruno et
Franck venaient toujours boire un verre avec moi à la fermeture de la Comète. A
un moment, j’ai constaté qu’ils allaient plus souvent avec un autre lascar, en
l’occurrence Molière (véridique). J’ai étudié leurs relations : c’est
toujours lui qui payait les tournées, plusieurs tous les soirs. Les trois
étaient pitoyables. Molière et moi ne nous entendions pas spécialement bien
(sans animosité particulière mais sans avoir envie de passer la soirée
ensemble). Il payait des verres aux deux autres pour discuter avec lui et les
deux acceptaient de délaisser celui qui était censé être leur pote. Ils ont
vite compris l’erreur qu’ils avaient faite le jour où Molière a arrêté de
venir. J’avais fermé le robinet et renforcé mes règles de copinage de bistro.
D’autre part, et je ne citerai pas de nom, il y en a qui ne
compte jamais. Ils arrivent. Ils boivent une première tournée. Ils payent la
leur puis les verres qui leur sont offerts et ne pensent jamais à remettre à
une tournée. C’est très fréquent chez les gros noirs qui viennent de pays ou
les bistros ne fonctionnent pas comme en France mais où vous achetez une
bouteille d’alcool fort en arrivant et qu’elle vous attend le lendemain si vous
ne l’avez pas finie… Je ne citerai pas de nom, j’ai dit. Il n’empêche que 5
euros d’écart, 100 jours par an, le montant commence à ne plus être
négligeable.
Tout ceci doit être pris dans l’environnement : il est
évident qu’un type qui gagne 2000 euros par mois aura moins de difficulté à
payer une tournée que le smicard… Mais le Molière, en question, s’il est resté
cinquante jour avec Franck et Bruno en leur offrant 20 euros de consommation
par soirée à chacun, il en a été pour 2000 euros de sa poche en moins de deux
mois.
Point 10 : n’hésitez pas à réclamer des tournées.
C’est le complément du point 9.
Vous remarquerez que mon incrémentation des points
correspond au degré d’intégration dans le bistro. Au point 1, nous en étions
timidement au type qui découvre le comptoir et doit trouver en un clin d’œil la
position au point 10. Au point 10, vous en arrivez au vieux briscard tellement habitué dans le bistro qui se
permet d’engueuler les gens qui n’ont pas offert un verre.
Tout moi… "Hé dis donc, Marcel ! Tous les soirs tu nous fais le coup de boire les verres offerts et de te tirer avant de mettre ta tournée sous prétexte que ta femme t'attend. Tu ne croit quand même pas qu'on n'a pas repéré ton manège ?" Ou "Dites donc, Mamie, ça va être l'heure de mettre votre tournée, j'ai soif, moi !" Ou "Patron ! Il parait que tu fermes ce soir pour une semaine, si tu vois ce que je veux dire..." Ou "Luigi, tu me casses les oreilles, tu ferais mieux de me payer un verre." Ou "Alors, Roger, on est le 10, tu as touché la complémentaire ? Hum hum..."
Mais cette fois, c’était ma tournée ! J’espère vous
avoir rendu service.
Dans l'attente, un petit exercice. A droite, une photo de comptoirs. Quelle est la position stratégique, le soir, pour le pochetron de service ? La photo est de travers pour vous compliquer la tâche et vous obliger à faire le con devant votre écran alors que vous lisez les blogs pendant vos heures de bureau.
Réponse : suivez ce bistro. Il incite les gens à manger au comptoir (ce n'est pas un reproche, il y a une clientèle pour, chaque patron fait ce qu'il veut). Vous ne trouverez surement pas des gens pour tenir des discussion de comptoir.
Et vous ne trouverez sûrement pas de patron qui vous saluera poliment :
"Hé ho, les gars, vous faites chier, cassez-vous, je ferme !"
Dans l'attente, un petit exercice. A droite, une photo de comptoirs. Quelle est la position stratégique, le soir, pour le pochetron de service ? La photo est de travers pour vous compliquer la tâche et vous obliger à faire le con devant votre écran alors que vous lisez les blogs pendant vos heures de bureau.
Réponse : suivez ce bistro. Il incite les gens à manger au comptoir (ce n'est pas un reproche, il y a une clientèle pour, chaque patron fait ce qu'il veut). Vous ne trouverez surement pas des gens pour tenir des discussion de comptoir.
Et vous ne trouverez sûrement pas de patron qui vous saluera poliment :
"Hé ho, les gars, vous faites chier, cassez-vous, je ferme !"
Bon anniversaire @melclalex
Ton cadeau (notre illustration) t'attendra au comptoir de la Comète lors du prochain Kremlin des Blogs !
05 septembre 2012
Seul au comptoir. Et alors ?
Mon billet de ce matin portait un peu sur la psychologie de comptoir et sur les relations de chacun avec les bistros. Il cache deux questions qui me turlupinent...
La première : pourquoi (ou comment) un individu au
comptoir peut-il penser que j'ai envie de parler avec lui pour la seule raison
que je suis seul au comptoir ?
La deuxième : qu'est-ce qui permet à certains de penser
que les types seuls au comptoir sont des tordus ?
Je n’ai pas les réponses. Ca touche probablement à la
psychologie ou à la psychiatrie. Il y a probablement une partie de la
population qui s’imagine le bistro et plus particulièrement le comptoir comme « le
mal ». Peut-être cherchent-ils un prétexte pour y aller, pour se donner
une contenance ?
Le commentateur que je citais mourrait de trouver une
explication à ma venue au bistro : c’est tout simplement l’habitude. Je
pourrais picoler chez moi et il m’arrive très souvent d’aller au bistro sans
boire d’alcool. Ainsi, pendant mes vacances, j’ai fait à peu près tous les
bistros de la route pour boire du café, du Vittel menthe et du Perrier : j’étais
en voiture. Si ça intéresse quelques lecteurs : quand je roule sur
autoroute, je m’arrête à peu près à une station sur deux pour boire un café ou acheter une bouteille d'eau. J’aime bien.
Voila la première réponse que j’apporte à une question non
posée : je vais au bistro par habitude. La deuxième réponse à la même
question pas posée est que j’y vais parce que j’aime ça, tout comme les
stations service d’autoroute. Me coller au milieu d’inconnus et ne rien faire.
Cette deuxième réponse servira également à une question pas
posée mais répondant aux deux questions du début de billet : ça ne me
dérange absolument pas d’être tout seul dans un bistro. Pendant les vingt
premières années de ma carrière professionnelle, j’ai fait des centaines de
déplacements (plus d’une nuit par semaine à une époque). C’est une habitude à
prendre. Je suppose que des millions de travailleurs connaissent ça… Et que
certains n’aiment pas. Moi si.
Arrêtez donc de regarder les solitaires comme des tordus : ils ont une raison particulière de l'être. Tiens ! Pendant un temps, pour citer encore mon cas personnel, j'allais tous les soirs à 19h à l'Aéro (bistro que je fréquentais le week-end) uniquement pour éviter de rencontrer certains gugusses à la Comète, d'où ils partaient vers 19h20. J'étais donc tout seul au comptoir, papotant avec le patron d'alors s'il avait le temps.
Je vais formuler une autre réponse mais je ne sais pas à
quelle question elle pourrait répondre. Cette réponse en question sera en deux
volets.
D’une part, les comptoirs de bistro sont essentiellement
fréquentés par des cons. L’explication est assez dure à formuler mais on est
toujours le con d’un autre. Allez les écouter le matin, à l’heure du café, c’est-à-dire
avant que l’ivresse ne les prenne, ce sont toujours des cons.
Pour être plus précis et sans vouloir me lancer dans une
explication… qui relèverait de la psychanalyse de… comptoir, il y a une part
importante de tordus, de lascars pas intégrés à la société, ayant des centres d’intérêts
qui vous dépassent ! Il y en a d’autres qui ont des « sujets de
discussion uniques » (voyez le nombre d’imbéciles qui ne parlent que de
PMU…) qui ne vous intéressent pas.
D’autre part, les comptoirs de bistro sont aussi fréquentés par
des ivrognes, occasionnels ou vraiment alcooliques qui deviennent rapidement
exubérants, chiants, …
Je n’aime pas parler avec des cons ou des ivrognes. J’espère
avoir répondu à une question et je vais préciser la réponse à la première
question de ce début de billet : quand vous rencontrez un type dans un
bistro, il y a neuf chances sur dix, au minimum, pour qu’il appartienne à une
de ces deux catégories (et plus fréquemment des deux). Il aura envie de parler
avec moi par nature mais pas moi, merci. Ainsi, quand un type m’adresse la
parole, je fais tout pour botter en touche. Ca n’est qu’au bout de quelques
temps, quand j’ai pu constater qu’il pourrait avoir de l’intérêt que je
commence à l’écouter quand il me parle.
En complément, dans les bistros, il y a une partie des gens,
surtout des personnes relativement âgées, qui viennent pour rechercher de la
compagnie. C’est triste, bien sûr, et il est probable qu’à la retraite je
devienne ainsi. Il n’empêche que vous n’avez pas forcément envie de parler avec elles, d’animer une conversation qui vous emmerde et tout ça. Vous êtes en train
de vous dire que je suis un fumier mais je vous renvoie volontiers le compliment :
c’est uniquement par pitié que vous daignez vous intéresser aux gens. Bravo…
Vous voulez encore une réponse sans question ? C’est
simple : les amis de mes amis ne sont pas nécessairement mes amis. Le
vieux Jacques, par exemple, ramène souvent des cons qu’il a rencontrés dans d’autres
bistros. Le vieux aime bien tous les types un peu joviaux qui rigolent de ses
jeux de mots. Du coup, quand je rencontre Jacques avec un de ses cons, je parle
avec lui, je ne suis pas un ours, mais je préfère souvent changer de bistro ou
me fourrer dans mon iPhone. De fait, comme on rigole bien, le gars me prend
pour un type sympathique, à tort ou à raison, et s’attache à moi. Si je le
rencontre dans un bistro sans le vieux Jacques, il viendra me causer. Ca me gave.
Ils sont d’ailleurs à ranger dans la catégorie des cons détaillée précédemment.
Vous vous posez toujours des questions et j’ai plein de réponses.
Mais ça sera pour un autre jour.
Tout ça m’a donné soif. Je retourne au comptoir.
Psychologie de comptoir
J’ai horreur que l’on critique mes pratiques au bistro. Je
suis un professionnel : un débutant, même âgé, devrait retourner sept fois
sa langue dans sa bouche avant de me faire la moindre remarque sinon je fais un
billet de blog qu’il vous faudra lire. C’est pourtant ce qu’a fait Kalondour
dans les commentaires ici et là. Je vous
passe le deuxième qui mériterait un procès en diffamation. Je retiens le
premier (voir des extraits ci-dessous). C’était suite à mon billet où j’expliquais avoir envoyé chier une « vieille
blonde » qui n’arrêtait pas de parler.
Il mériterait une réponse détaillée mais je vais m’attacher
à quelques aspects…
« Un bistrot c'est quoi pour
toi ? Est-ce un lieu où on vient s'alcooliser consciencieusement tout seul en
ruminant sa solitude ? Ou est-ce un lieu où dans sa solitude, on arrive à parler
alors qu'on n’aura jamais vu personne dans la journée ? Ou les deux à la fois ? »
La question pourrait être
pertinente sauf que je ne mets jamais de « t » à bistro sinon, ça ne
peut plus être le diminutif de bistroquet mais ça se discute. Elle serait
néanmoins plus pertinente si ce n’était pas l’objet de la plus idiote
psychologie de comptoir conduite par l’incompétent qui essaie d’expliquer le « fonctionnement
humain » alors que ça ne le regarde absolument pas.
Pire, il l’essaie de l’expliquer
par ses propres pratiques en essayant de généraliser sa propre situation. Voir
ci-dessous. Ce qu’il y a de rigolo c’est qu’il commence (outre la faute de
français, on ne dit pas « en ce qui me concerne » mais « pour ce
qui me concerne », je sais, je suis chiant et je ne devrais pas lui jeter
la pierre) par avouer sa propre pochetronnerie pour se mettre bien avec le
taulier.
« En ce qui me concerne, je vais dans mes bistrots préférés,
certes pour boire un coup car je ne crache pas dessus, mais surtout pour échanger
avec les gens que je connais et surtout avec les gens que je ne connais pas...et
qu'ils soient hommes ou femmes ne m'interpelle pas dans mon vécu...Même si le
mec ou la nana ont un coup dans le pif ! »
Pour ma part, je ne vais pas
échanger (quoi ?) avec des gens que je ne connais pas et dont je n’ai rien
à cirer. Certes, il m’arrive de rencontrer des gens intéressants et de passer
des moments intéressants avec des « ex-inconnus » mais ce n’est
certainement pas pour ça que je vais au bistro.
En outre, j’ai horreur de discuter
avec gens bourrés, ça n’a strictement aucun intérêt si on est soi-même à jeun
sauf si le lascar est très drôle. En outre, et à mon tour de faire de la
psychologie de comptoir, j’aime cent fois mieux discuter avec un mec bourré qu’avec
une nana du même métal : il n’y a rien de plus pénible qu’une femme saoule
surtout si elle est réellement alcoolique (une femme pompette qui boit
occasionnellement ou rarement est souvent très drôle, par contre).
« Il est vrai aussi que rien ne m'agacerai le plus au monde
que de voir un jeune con au comptoir de mon bistrot préféré, faire abstraction
de la convivialité ambiante en manipulant sa quincaillerie informatique dont
aucune personne présente n'en a rien à foutre ! »
Nous sommes arrivés au pire
passage. Que peut-il en avoir à foutre de ce que font les autres au bistro s’ils
ne font pas de bruit (et ne puent pas) ? De quoi il se mêle ? Voila
le lascar qui voudrait que tout le monde soit comme lui.
Il me rappelle le vieux Jacques
qui voudrait que tout le monde soit de la même humeur que lui, que les gens
rigolent quand il est de bonne humeur ou qu’ils se plongent dans les mots
croisés quand il est d’humeur morose.
Le terme « convivialité »
devrait être rayé de la langue française. Il est employé par gens qui veulent
se forcer à être de bonne humeur mais surtout forcer les autres à passer ce qu’il
va définir comme étant un bon moment sans même se poser la question de savoir
si le bon moment n’est pas uniquement pour lui. Un terme qui s’applique
probablement aux pires égoïstes !
« Désolé, mais je pense que nous ne fréquentons pas les mêmes
bistrots... »
Tant mieux. Il n’y a rien de pire
que de recevoir des leçons de morale d’un type qu’on ne connaît pas et qui s’occupe
visiblement de ce qui ne le regarde pas.
J’aspire à ce qu’on me foute la
paix. Mais je vais rassurer le lascar : si je n’aimais pas les gens, je n’irais
pas au bistro ! Si je n’aimais pas rigoler avec les copains, je resterais
cloitré chez moi, je n’organiserais pas des rencontres de blogueurs, je n’enverrais
pas des SMS aux potes pour organiser des rendez-vous.
Je ne vais pas au bistro parce que
j’ai décidé de passer un bon moment, j’y vais parce que j’aime ça, depuis
toujours. Je suis une sorte de professionnel du comptoir (mais de l’autre côté
par rapport au serveur ou au patron).
Je vais ajouter un détail :
si j’ai souvent la tête dans mon iPhone c’est parce que je traine dans les
réseaux sociaux (essentiellement blogs et Twitter). Qu’on ne vienne pas me dire
que je suis asocial !
L’asocial est celui qui vient dans
les bistros parce qu’il n’arrive pas à établir des contacts avec d’autres
humains, parce qu’il a besoin de parler et qu’il le fait avec des inconnus, les
oubliant dès qu’il a franchi la porte de l’Etablissement. Le type qui a besoin
de se faire des amis pour le temps que dure la descente d’une ou plusieurs
consommations… A pleurer.
Il ferait peut-être mieux de
réfléchir à sa propre vie avant de donner des leçons aux autres.
04 septembre 2012
Voltaire de rien
Un grand type étranger (Allemand peut-être) débarque à la Comète et prend une bière. Je n'ai pas suivi, j'étais plongé dans l'iPhone. Twitter et tout ça.
Je me réveille. Les clients et le serveur se démenaient pour lui trouver un taxi pour l'hôtel Ibis Boulevard Voltaire.
Je leur trouve le numéro d'une célèbre compagnie Parisienne qui n'est pas les Taxis Bleus étant donné que ma boîte est en contrat avec l'autre.
Cela étant, je lui conseille de prendre le métro. Le type ne parlait qu'anglais et réussi à me faire comprendre que le type du métro avait l'envoyé chier : pour l'Ibis du boulevard Voltaire il était à la bonne station.
On mène une vie trépidante. Les autres clients tentaient toujours de joindre un taxi. Un abruti gueulait qu'il connaissait le numéro d'un particulier qui faisait taxi et que c'etait complètement con d'appeler une grosse compagnie.
La routine...
C'est alors que j'ai réagi ! Le type ne cherchait pas le Boulevard Voltaire a Paris mais la rue Voltaire à Bicêtre...
Il m'a remercié mais a oublié de m'offrir un verre. Les étrangers sont cons, c'est bien la preuve.
Je me réveille. Les clients et le serveur se démenaient pour lui trouver un taxi pour l'hôtel Ibis Boulevard Voltaire.
Je leur trouve le numéro d'une célèbre compagnie Parisienne qui n'est pas les Taxis Bleus étant donné que ma boîte est en contrat avec l'autre.
Cela étant, je lui conseille de prendre le métro. Le type ne parlait qu'anglais et réussi à me faire comprendre que le type du métro avait l'envoyé chier : pour l'Ibis du boulevard Voltaire il était à la bonne station.
On mène une vie trépidante. Les autres clients tentaient toujours de joindre un taxi. Un abruti gueulait qu'il connaissait le numéro d'un particulier qui faisait taxi et que c'etait complètement con d'appeler une grosse compagnie.
La routine...
C'est alors que j'ai réagi ! Le type ne cherchait pas le Boulevard Voltaire a Paris mais la rue Voltaire à Bicêtre...
Il m'a remercié mais a oublié de m'offrir un verre. Les étrangers sont cons, c'est bien la preuve.
Définition de la morale laïque
Je vais les aider. Rapidement. La morale est ce qui dit ce qui
est bien ou mal ou juste ou injuste. Par exemple, dire des grossièretés dans un
blog est mal. M’offrir des bières est très juste. Laïque définit ce qui n’est pas
en rapport avec la religion ou indépendant de cette dernière. C’est un peu compliqué mais pour résumer :
me payer des bières en insultant un curé en tant que tel n’est pas le mal puisque
insulter un curé en tant que tel est religieux.
Je ne sais pas si vous m’avez suivi.
Toujours est-il que Bertrand Delanoë s’est exprimé avant que
je rédige mon billet, ce qui est son droit le plus strict d’autant qu’il a
doublement raison.
Petit 1 : l’expression « morale laïque »
n’est pas heureuse.
Petit 2 : il faut se méfier de tout ce qui est
officiel. Par exemple, je viens de déclarer qu’insulter un curé en tant que tel
n’est pas le mal sans même avoir définir ce que voulait dire insulter un curé
en tant que tel.
Vous me direz que ce sujet ultra sérieux aurait du être traité dans mon blog politique mais dès les premières lignes, j'ai senti qu'il partirait en couilles.
Vous me direz que ce sujet ultra sérieux aurait du être traité dans mon blog politique mais dès les premières lignes, j'ai senti qu'il partirait en couilles.
03 septembre 2012
La vieille blondasse
Parmi les clients de l'Amandine, il y en a eu que j'appelle ainsi sans la moindre affection malgré mon adulation pour les clients de bistro.
Petit 1 : elle a un chien, ce qui n'est pas interdit mais il est tout petit et elle a l'habitude de le poser sur une des banquettes du bistro même si je juge que mon illustre postérieur y aurait toute sa place. Elle parle à son chien comme à un bébé.
Petit 2 : elle boit du Muscadet ce qui est tout à son honneur mis au bout de deux, elle devient très bavarde.
Mercredi, je rentrais de vacances à Paris et j'ai eu beaucoup de bouchons après le péage. Près de deux heures, je crois. J'ai donc renoncé à rentre dans Paris pour rendre la voiture de location et me suis arrêté à Bicêtre. Après une brève visite à la Comète, je suis passé dire bonjour à Karim, le patron de l'Aéro, puis à Michel, celui de l'Amandine.
La vieille était au comptoir, très bavard, comme toujours. Michel étant là, il lui répondait (ben oui, il gagne de l'argent avec les Muscadet). Au bout d'une vingtaine de minutes, il est parti "longuement" pour s'occuper des clients en terrasse. Elle a donc commencé à me parler alors que j'étais perdu dans mes rêveries. Elle m'a posé une série de questions à propos de mes vacances. Elle voulait tout savoir, ce que j'avais fait, où j'étais allé,...
Je vous passe le fait que je me demande bien ce qu'elle en avait à foutre. Tiens ! J'ai repris le boulot aujourd'hui. Plusieurs collègues m'ont demandé ce que j'avais fait. Je ne leur ai pas retourné la question et j'ai fini par répondre à la plupart que j'avais passé mes vacances en Bretagne chez ma mère. J'ai d'ailleurs arrêté rapidement : l'un d'entre eux m'a demandé où était Loudéac. Le "Centre Bretagne" est une notion assez abstraite pour beaucoup de gens. Du coup, j'ai commencé à dire que j'avais passé les vacances chez un copain à Roquemaure dans le Gard.
Bref ! Ma vieille blonde m'a énervé. Et j'ai craqué. Ce qui ne me ressemble pas. Mais poliment. Ce qui ne me ressemble pas non plus... En principe quand je craque, je craque !
Je lui ai dit précisément : "ah mais vous êtes un vrai moulin à paroles, vous n'arrêtez pas parler". Ce qui fait un peu pléonasme mais ne nous arrêtons pas aux détails.
J'ai immédiatement plongé ma tête dans mon iPhone tout en déposant les 4€40 que je devais sur le comptoir.
L'incident aurait pu être terminé...
Quand je suis parti, elle a demandé à Michel si j'étais fou. Ce que Michel m'a avoué avoir confirmé (ben oui, 5 ou 6 Muscadet tous les soirs, ça fait une rente pour un bistro !).
Samedi, Corinne et sa mère sont passées déjeuner à l'Amandine. La vieille a refusé de leur serrer la main...
On rigole bien, dans les bistrots...
Petit 1 : elle a un chien, ce qui n'est pas interdit mais il est tout petit et elle a l'habitude de le poser sur une des banquettes du bistro même si je juge que mon illustre postérieur y aurait toute sa place. Elle parle à son chien comme à un bébé.
Petit 2 : elle boit du Muscadet ce qui est tout à son honneur mis au bout de deux, elle devient très bavarde.
Mercredi, je rentrais de vacances à Paris et j'ai eu beaucoup de bouchons après le péage. Près de deux heures, je crois. J'ai donc renoncé à rentre dans Paris pour rendre la voiture de location et me suis arrêté à Bicêtre. Après une brève visite à la Comète, je suis passé dire bonjour à Karim, le patron de l'Aéro, puis à Michel, celui de l'Amandine.
La vieille était au comptoir, très bavard, comme toujours. Michel étant là, il lui répondait (ben oui, il gagne de l'argent avec les Muscadet). Au bout d'une vingtaine de minutes, il est parti "longuement" pour s'occuper des clients en terrasse. Elle a donc commencé à me parler alors que j'étais perdu dans mes rêveries. Elle m'a posé une série de questions à propos de mes vacances. Elle voulait tout savoir, ce que j'avais fait, où j'étais allé,...
Je vous passe le fait que je me demande bien ce qu'elle en avait à foutre. Tiens ! J'ai repris le boulot aujourd'hui. Plusieurs collègues m'ont demandé ce que j'avais fait. Je ne leur ai pas retourné la question et j'ai fini par répondre à la plupart que j'avais passé mes vacances en Bretagne chez ma mère. J'ai d'ailleurs arrêté rapidement : l'un d'entre eux m'a demandé où était Loudéac. Le "Centre Bretagne" est une notion assez abstraite pour beaucoup de gens. Du coup, j'ai commencé à dire que j'avais passé les vacances chez un copain à Roquemaure dans le Gard.
Bref ! Ma vieille blonde m'a énervé. Et j'ai craqué. Ce qui ne me ressemble pas. Mais poliment. Ce qui ne me ressemble pas non plus... En principe quand je craque, je craque !
Je lui ai dit précisément : "ah mais vous êtes un vrai moulin à paroles, vous n'arrêtez pas parler". Ce qui fait un peu pléonasme mais ne nous arrêtons pas aux détails.
J'ai immédiatement plongé ma tête dans mon iPhone tout en déposant les 4€40 que je devais sur le comptoir.
L'incident aurait pu être terminé...
Quand je suis parti, elle a demandé à Michel si j'étais fou. Ce que Michel m'a avoué avoir confirmé (ben oui, 5 ou 6 Muscadet tous les soirs, ça fait une rente pour un bistro !).
Samedi, Corinne et sa mère sont passées déjeuner à l'Amandine. La vieille a refusé de leur serrer la main...
On rigole bien, dans les bistrots...
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