01 janvier 2014

L’abrutissement posttraumacuite

Alors que l’autre jour, je traitais de la gueule de bois, il est temps de se pencher sur un phénomène parallèle : l’abrutissement complet qui suit certaines soirées un peu sérieuses, ces jours où l’on est incapable de bouger, voire de rédiger le moindre billet de blog.

Tiens ! Moi-même, c’est la lecture de ce billet qui me pousse derrière ce clavier alors que ça n’a rien à voir. Comprenne qui peut… J’étais sur mon lit après avoir éclusé un niveau de Candy Crash sur l’iPad, incapable de comprendre comment passer au suivant.

C’est un très bon exemple : moi. Il y avait hier un truc qu’on appelle le réveillon. Avec Patrice, on était chez le vieux Joël avec Dédé, Catherine et la belle mère. La soirée c’est déroulé à merveille. Ca fut un excellent réveillon. Nous avons picolé raisonnablement. J’entends par là qu’on aurait pu faire plus fort mais il nous fallait bien rentrer à Bicêtre et donc être capable de prendre un bus de nuit ou un métro sans avoir l’air défoncé.

A un moment, au cours de ces soirées, on se dit « il faut rentrer ». Hier, ce matin, devrais-je dire, ça s’est passé à cinq heures. Je me suis dit que le meilleur de la soirée était dernière nous. Il était plus sage de partir car, en restant, on aurait picolé un peu plus et le drame serait arrivé : on aurait fini par s’engueuler sur le choix de la musique ou tout autre sujet de ce type. Surtout qu’avec Jojo et Dédé, c’est vite arrivée. Catherine avait ramené sa mère et nous n’étions plus que cinq. J’ai dit à Patrice que je comptais y aller et je savais qu’il allait vouloir rentrer avec moi, à peu près pour les mêmes raisons sachant, que, en plus, il reprend le travail à 20 heures, ce soir. Il travaille de nuit, donc, pour lui, les horaires n’étaient pas décalés, contrairement à moi.

Nous sortons donc puis errons sur la Nationale 7 à la recherche d’un bus. Le prochain était annoncé pour 5h29. A 5h32, il n’était pas là. Nous n’avions aucune raison de penser que les horaires affichés étaient les bons ce qui est d’ailleurs complètement con et nous avons fini par marcher jusqu’au métro. Il était environ 5h45 ce qui fait que nous avons probablement pris le deuxième. Nous arrivons donc à Bicêtre à 6 heures. Dieu soit loué, les bistros n’étaient pas encore ouverts…

C’est le premier piège à éviter : ne pas aller au bistro à l’ouverture.  En effet, vous sortez d’une nuit. Je n’étais pas spécialement fatigué et j’étais vaguement dégrisé après ce trajet. Il est  tentant d’aller discuter avec les patrons de bistro, de prendre un café et de lancer la journée. Rien de tel pour se retrouver à boire de la bière à 6h30. C’est mauvais. Cela étant, c’est l’aboutissement normal d’une cuite. Qui ne connaît pas ça ? D’ailleurs, les bistros matinaux m’ont toujours fasciné pour ça : croiser ceux qui se lèvent et ceux qui se couchent. Du temps de Jean, la Comète ouvrait à 5h30 et j’y allais quand je partais en déplacement professionnel…

Me voilà donc à 6 heures à la maison. Je me couche. Et me réveille vers midi ou une heure. Je ne sais plus trop, je suis resté glander dans mon lit un petit peu… L’introduction de mon billet de peux entrer dans le corps de ce billet traitant un mal que nous allons appeler :

L’abrutissement posttraumacuite.

Après avoir lu les mails et les SMS (au fait, merci à tous pour vos souhaits de bonne année : je ne vais pas répondre individuellement aux commentaires de blogs : merci et bonne année), je me décide à vaquer légèrement et je commence à lire les blogs et les informations. A un moment, il faut faire le point sur son propre état.

Tout d’abord, j’étais fatigué, mais avec ce que l’on appelle parfois une bonne fatigue. Elle est due au manque de sommeil mais comme je sors de 10 jours de vacances, tout va bien. Je serai rapidement rétabli.

Ensuite, force est de constater que j’ai encore une légère ébriété. C’est un calcul faux que font souvent les pochetrons : croire qu’ils sont encore légèrement saouls alors qu’ils le sont franchement mais, n’étant plus dans une ambiance de cuite, l’heure n’est plus à la fête, on veut nier cette cuite. D’ailleurs, il était 13 heures quand je me suis dit : « tiens, il faudrait que j’y aille maintenant pour ne pas louper l’apéritif avec les copains… » Mon bilan de santé fait par moi-même m’a immédiatement fait renoncer à toute goute d’alcool pour la journée.

Etant encore légèrement saoul, je n’avais aucune gueule de bois. J’étais en pleine forme jusqu’au moment où je ne tenais plus : il fallait que j’aille pisser. J’ai commencé à vomir parce qu’en plus de boire, nous avons largement trop bouffé. Il n’y a rien de plus déprimant que de vraiment vomir le matin. Les ivrognes savent ce que c’est que de vomir du liquide mais ce matin, je vomissais réellement mon repas. Quand vous vomissez du liquide, vous vous dites que ça contribue à vous refaire une santé : on écluse le trop plein. Vomir solide, par contre, vous plonge dans un état d’hébétude idiot : que m’arrive-t-il ?

Cela étant, c’était une bonne chose de faite. Tant qu’à me vider, je décide de passer à l’autre côté et tout se passe bien. Il était donc temps de prendre une douche et de sortir pour errer dans les rues de la commune. C’est à ce moment que tout se déclenche. La deuxième introduction de mon billet de peux entrer dans le corps de ce billet traitant un mal que nous allons appeler :

L’abrutissement posttraumacuite.

Je recadre le contexte, légèrement saoul, malade de la veille mais en bonne voie de rétablissement, avec une saine fatigue qui donne envie de bouger. Je chie. Là, les affaires sérieuses commencent. Il faut faire des trucs obligatoires. La première est de se torcher le cul, la deuxième de répondre aux SMS, la troisième de se foutre à poil, la quatrième de se brosser les dents, la cinquième de prendre une douche, la sixième de s’habiller, y compris avec des chaussettes ce qui est très fatigant.

Se torcher le cul étant obligatoire (ou presque mais n’entrons pas dans des détails sordides), vous le faites avec plaisir et avec du papier. Répondre aux SMS est facile. La suite est impossible. Pour sortir, j’avais mis une belle chemise. Je me suis couché avec, la flemme de me déshabiller en rentrant, de mettre un pyjama et tout ça.

Je n’ai pas eu le courage d’enlever les boutons pour prendre ma douche.

J’ai donc renoncé à sortir ce midi parce que j’avais cette flemme, cette bonne flemme, cette juste flemme. Pour être plus précis, j’ai même envisagé de sortir sans prendre de douche, sans me changer… Mais j’ai renoncé. Ne pas sombrer dans la facilité. Je me suis donc mis à mon PC pour quelques parties de Candy Crush que j’ai terminées dans mon lit avec l’iPad. A 14h30, j’ai fait le constat : il me serait impossible de sortir avant 18 ou 19 heures.

Et il n’y a qu’à 15h30 que j’ai eu l’idée de ce billet de blog, presque en réponse au billet que cité par celui que j’ai mis en lien ci-dessus. Tenir un blog n’est pas faire de la littérature mais avoir un espace personnel pour raconter des choses tout à fait intimes mais dont personne n’a rien à cirer.

Je connais la suite : vers 17 heures, je serai en forme. Tout l’alcool aura été éliminé. Je vais donc me décider à bouger après avoir mangé un peu. Vers 18 heures, je vais sortir et me mettre à boire des litres de Perrier à l’Aéro puis au PMU tout en attendant d’être suffisamment fatigué pour être sûr de faire une nuit de sommeil normale, du genre de 23 heures à 7 heures…

L’abrutissement posttraumacuite.

Vous l’aurez compris : c’est cet état que vous ressentez quand vous n’avez pas assez dormi après avoir bu un peu mais pas au point d’être véritablement saoul et que rien ne vous oblige à bouger, ce qui n’est pas le cas, par exemple, si vous êtes en famille : le respect des autres vous impose de déjeuner avec eux, donc à prendre une douche…

Bonne année à tous !

Fêter la bonne année

Généralement, au nouvel an, à minuit, j'envoyais mes vœux à tout mon carnet d'adresse. Par réflexe. J'amais bien. Beaucoup de monde m'envoyait les leurs. 

Cette année, pour voir, je n'ai rien fait. J'ai reçu deux SMS...

Deblais vous souhaite la bonne année !

30 décembre 2013

Vive les blogueurs !

En cette fin d'année, il est temps de rendre hommage aux copains blogueurs avec une série de photos que notre reporter a pu se procurer en toute légalité.

MHPA rentrait chez lui après une nuit de travail à l'usine. On sent la fatigue dans ses traits.
Melclalex pratique tous les jours son sport quotidien pour garder la ligne.
Le vieux Savidan, à la campagne, rentre tous les jours du boulot en vélo.
CC tente de réconforter Trublyonne qui vient d'apprendre que Doudou voulait un enfant.
Gildan prépare son prochain spectacle de marionnettes. 
Gaël teste les capacités de sa nouvelle voiture.
Didier Goux sort de la cabane au fond du jardin, appelé par Catherine pour le déjeuner. Aurait-il commencé l'apéro ?
David a égaré sa perruque (on se demande bien ce qu'il a fait de son blog, d'ailleurs).
El Camino amuse son nouveau bébé. C'est beau, l'instinct paternelle.
Nancy a toujours une poitrine opulente mais un peu pâle, ce matin.
Suzanne aurait-elle perdu sa montre ?

Jacques Ambroise profite d'une chute de chaise pour s'aérer les couilles.
Homer continue les aménagements de sa nouvelle maison mais il n'est pas très doué pour le bricolage.

26 décembre 2013

2013, l'année bistro

Puisque j'ai fait un rapide bilan pour mes blogs geek et politique, je vais m'y lancer pour ici. L'année est très mauvaise. Le nombre de visites devient relativement dérisoire (pour un blog de cet âge). Il y a plusieurs raisons. La première est que je n'ai plus le temps d'aller chercher de nouveaux lecteurs, de copiner avec de nouvelles personnes... et de commenter correctement les blogs des copains (que je continue à lire !). Ca n'ira pas en s'améliorant : le proxy du boulot empêche de commenter les blogs chez Blogger...

La deuxième est que je n'ai plus grand chose à raconter. Les anecdotes de bistro qui ont fait la gloire de ce blog diminuent de mois en mois, vu que les bistros sont de moins en moins fréquentés, à Bicêtre...

Ce qu'il y a de bien avec ce blog, c'est que c'est le seul des quatre où, quand je fais un bon billet (ce que j'estime être un bon billet), il est plus lu que les autres...

Je continue donc. Même si les bons billets sont souvent à l'occasion des enterrements...  Mais pas que !

Mon billet le plus lu, cette année, est celui pour le mariage de Trub et Doudou ! 

Vive les copains ! Vive les copains de blogs ! Vive les blogs !

22 décembre 2013

Trois gros

De temps en temps, on me dit que je suis gros. Ce n'est pas vrai. Certes, les boutons de mes chemises ont tendance à sauter quand je m'assois mais cela vient probablement de la mauvaise qualité de la lessive que j'emploie. Si mes jeans ont tendance à baisser, c'est parce qu'ils ont la volonté de me faire passer pour un jeune. Toutes autres versions seront refusées.

Vendredi soir, j'avais rendez vous avec mon pote Gilles. Je l'ai trouvé grassouillet. Encore plus que d'habitude. Un peu plus tard, voilà Dominique. Lui aussi. Carrément gras. Ce qu'il y a de bien avec ces deux lascars, c'est que nous sommes potes depuis nos 11 ans, en 1977.

Je me fous de leur gueule, évidemment, puisque celui dont la légère surcharge pondérale est historique, c'est moi !

Nous parlons de choses et d'autres et Gilles nous dit qu'il a été chez le docteur le matin, fier d'y avoir pensé avant les fêtes (il est suivi pour des problèmes de tension). Et paf ! Il monte sur la balance du toubib : 108 kilos. Pour 1m80... Il n'était pas très fier. C'est alors que Dominique nous dit : « ben heu moi aussi »...

Les deux se tournent vers moi pour que je leur dise que je fais plus, pour les rassurer. Je leur dis donc en rigolant que je fais 106. J'ai dit ça à peu près au hasard. Ca fait plus de six mois que je ne m'étais pas pesé (avec mon ventre, j'ai du mal à voir le cadran alors il faut que je me penche en avant, c'est dangereux). Je faisais 102. Je dis donc 106. Point barre.

Les voilà les plus gros de la bande, fort dépités...

Le plus drôle est que ce matin, je monte sur la balance : paf ! 106 ! Bien loin de mon record d'il y a 9 ou 10 ans...

20 décembre 2013

Course #RATP #SNCF

Depuis quand je mets des hashtags dans mes titres ? Toujours est-il que j'ai failli louper mon train qui est parti à 14h08 comme prévu. 

Je décide de partir vers 11h45, de déjeuner à la Comète sur le pouce puis de partir à 13 heures. À la Comète, je tombe sur des potes. On prend l'apéro. Qu'est-ce qu'ils foutaient là un jour de semaine ? 

Je finis par manger le plat du jour et un dessert. Au moment de payer, il y avait la queue à la caisse. Je finis par prendre le métro à 13h15. Ça devenait chaud mais sans plus. 

On arrive à Place d'Italie. L'accès à la ligne 6 était coupée. Je demande aux gens de la RATP. Ils me disent de prendre le bus 91. Je regarde un plan de métro. Je décide de prendre la 7 puis la 10 jusqu'à Duroc et une autre après. Je redescends donc vers la 7. Là, une annonce dans "le micro" : la 6, la 10 et la 2 étaient fermées. Je sors donc du métro et je fais le tour de la place d'Italie à la recherche du bus en question ou d'un taxi. 

Rien ! J'ai bien trouvé une station de taxi mais ils étaient tous vides. Les chauffeurs devaient être en train de déjeuner. 

J'avais bouclé le tour quand je vois deux taxis librse. Je lève le bras comme un con mais aussi comme il est d'usage. Une dame aussi. Un seul taxi s'arrête. 

La dame se précipite. Je lui fais comprendre que j'ai un train à prendre et que j'ai appelé le taxi avant elle. Elle me dit qu'elle doit aller à Edgar Quinet puis à Ternes. Je lui dit que j'ai un train à prendre. Elle monte dans le taxi. Moi aussi en disant "je paye la course jusqu'à Montparnasse". Elle se pousse pour me laisser de la place. 

Pour ceux qui ne connaissent pas Paris, Quinet est la station juste avant Raspail. Je suggère au taxi de passer à Montparnasse juste avant Quinet. La dame refuse "j'en ai pour une minute". 

Finalement, je suis descendu à Quinet et j'ai poursuivi à pieds. Je n'ai évidemment pas payé la course, il ne faut pas me prendre pour un con. 

Entre temps, l'information était tombée sur Internet. Ce sont quatre lignes de métro qui étaient coupées pour incident technique. Probablement du jamais vu ! Je suppose qu'ils ont eu un gros problème d'alimentation électrique ou un PC de surveillance ou de régulation qui a grillé...

Je suis arrivé à Montparnasse vers 13h45. Je n'avais pas mon billet. J'ai eu la voiture 18 (ça veut dire qu'il y a 8 à 10 minutes de marche sur le quai). J'étais dans mon wagon à 14 heures piles. 

Un miracle. 

J'aurais du accepter l'invitation du vieux Savidan de manger avec lui, quand il m'a téléphoné vers 11h40, mais j'avais peur que nous n'ayons pas le temps.

Je l'ai quand même vu deux minutes. Nous sommes dans le même train mais pas dans la même rame, ce qui, au moins, nous évitera de passer le trajet au bar. 

18 décembre 2013

La retraite à chier de Justin Bieber

D'après le Facebook de Tanguy (et Le Figaro), Justin Bieber mettra fin à sa carrière après la sortie de son prochain album. On s'en fout mais j'ai une anecdote à vous raconter.

J'étais au bureau, sur le trône, en train de bien faire tout en jouant avec mon iPhone. Après la session, pour torcher mes fesses délicates, j'ai voulu ranger le téléphone dans la poche de mon pantalon qui était sur mes chevilles. J'ai raté. Il est tombé par terre. Ne le trouvant pas, je vérifie : il n'était pas tombé dans la cuvette, à mon plus grand soulagement. Je me dis donc qu'il a glissé derrière les toilettes. 

Je me torche. Remets le caleçon, le pantalon et vais pour me mettre à quatre pattes mais le local est trop exigu pour cette opération compte tenu de ma légère surcharge pondérale. J'ouvre donc la porte qui donne sur la pièce avec les lavabos, les pissotières, juste en face de la porte de cette pièce.

Je me mets à quatre pattes et fouille derrière le machin (le nez sur le trône est toujours est plaisir). Et je trouve l'appareil au moment précis où...

Le PDG est rentré pour liquider à son les affaires courantes.

17 décembre 2013

L'enceinte

Je discutais avec une collègue d’un autre service des nouveaux arrivés dans son service, au même étage que le mien. Elle me disait qu’il y en a deux. J’avais compté trois. Je lui demande : « mais elle, qui bosse dans le bureau où bossais S. avant ? » « Ah ! Elle, oui, mais elle est prestataire. Elle remplace S. en attendant qu’elle soit remplacée mais elle vient de dire qu’elle était enceinte et ne restera pas. » « ah c’est con ».

J’ai croisé la jeune fille à la cafétéria. Elle est tellement enceinte, en effet, que j’ai failli lui proposer de l’amener immédiatement à la maternité.

Je ne comprends pas comment il a fallu qu’elle l’annonce aux autres pour qu’ils s’en rendent compte. Ou alors, ça lui est venu pendant le week-end…

14 décembre 2013

Sales majestés

Apéro ordinaire avec Tonnégrande. La musique de la Comète était à chier et la conversation a dévié sur les groupes de rock français que j'ai aimé quand j'étais jeune, je ne sais pas pourquoi. C'est un sujet que j'évite généralement. Les goûts et couleurs en matière de musique sont souvent grotesques et n'ont aucun intérêt. 

Pour vous dire, j'ai joué du violon pendant des années, tout en écoutant essentiellement du rock et j'aimais ça. Le violon quand j'en jouais et le rock quand j'en écoutais. Je n'écoutais jamais de violon... La musique classique m'insupporte. Cela étant, ça me fait toujours rigoler de parler musique avec des andouilles qui prétendent s'y connaître en rock ou en classique alors que je suis probablement le seul à pouvoir lire une partition et à savoir accorder un violon (très mal, j'ai de mauvaises oreille). 

Cette parenthèse me rappelle la une du Parisien de ce matin. 

Cette andouille réussissait à gagner du pognon en vendant des faux grands crus. La plupart des amateurs de pinards sont des andouilles qui n'y connaissent rien. Du pur snobisme. Des bobos abrutis. Des connards qui oublient qu'après la première gorgée, surtout en mangeant, on ne sent plus le goût et on est incapable de faire la différence entre un Sauvignon de comptoir et un un Bordeaux renommé. 

Pour la musique, c'est pareil. Les gens, ces fameux gens, n'y connaissent rien, qu'ils soient adorateurs de classique comme de rock, ce qui me permet d'afficher mon manque de culture sans la moindre honte. 

Ah ! Je me rappelle ! La musique de la Comète était vraiment à chier jusqu'à ce que la radio qu'ils diffusent envoie London Calling, des Clash, si ma mémoire est bonne. J'ai noté le changement à Tonnégrande et la conversation a dévié sur ce que j'écoutais au siècle dernier. Il n'écoutait pas du tout la même chose. Il a dix ans de plus que moi et vient de Guyane. J'ai donc essayé de trouver des trucs que j'aimais et qu'il aurait pu connaître, tout en me limitant aux productions françaises. Dire que j'aime bien Lou Reed, pour évoquer un mort récent, les Beattles et les Doors n'a aucun intérêt. 

Nous avons donc embrayé sur Téléphone, mais il ne connaissais que l'excellent "j'ai révé d'un autre monde". Du coup, je lui ai fait écouter des trucs plus vieux, de leur premier album (j'avais 13 ans ?). 

Ensuite, il m'a parlé de Bob Morane. Je dois avouer que je n'ai jamais aimé Indochine. Mais à ce stade de la conversation, ni lui ni moi n'étions capable de citer le groupe qui a sorti ça. Indochine m'est revenu en mémoire mais il m'a fallu utiliser Google pour avoir une certitude. 

Ensuite, nous avons longuement parlé de la Mano Négra. Pour moi, c'est "le groupe". Je les ai vu en 1989 ou 1990 à l'Olympia. Un concert mythique qui a duré 2h30. Il connaissait très peu. J'ai pris l'iPhone et je lui ai fait écouter Mala Vida. La première version.

On a ainsi parlé de quelques groupes français des années 80 et 90, Marquis de Sade ayant une place spéciale dans mon cœur, mais étant sans intérêt, à la réflexion. Aucun tube. Juste la fierté d'avoir un groupe Breton. 

À un moment de la conversation (nous n'avons pas évoqué plus de 6 ou 7 groupes et c'est lui qui m'a rappelé Rita Mitsouko dont je n'ai jamais acheté le moindre album, vu qu'on les entendait partout, mais dont j'étais fan), je me suis rappelé de Louise Attaque. J'ai passé le morceau le plus connu (viens, je t'emmène...). Il m'a dit qu'il connaissait. 

À la réflexion, il est étrange que nous n'ayons pas évoqué les Berruriers Noirs et surtout le groupe de Bertrand Cantat dont le nom m'échappe mais qui devrait me revenir dans les prochaines minutes (Noir Désir). Je n'ai jamais été fan à part ponctuellement.

Toujours est-il qu'en parlant de Louise Attaque, je mes suis rappelé de deux groupes français de l'époque. Les souris déglinguées et ... les sales majestés. J'ai complètement oublié les souris machins. Seul le nom me reste en tête. 

Par contre, je n'ai pas peur de déclarer solennellement, ici, que les sales majestés furent le meilleur groupe de rock français de tous les temps. 

Leur morceau "fier de ne rien faire" devrait être passé tous les matins à la radio. J'imagine que ces andouilles, 30 ans après, sont maintenant banquiers ou informaticiens. Mais à l'époque, c'était quelque chose.

Vous pouvez chercher dans Deezer ou YouTube mais attention ! Ils ont été repris par un tas d'ahuris dont les Wanpas, groupe préféré de mon Tourangeaud preféré. 

Je les ai vus deux fois en concert. Dans deux bistros de Loudéac, l'Atelier et la Grenouille, c'est vous dire leur reconnaissance internationale. 

C'était des copains de mon frère ainé, le divin enfant. D'ailleurs je n'ai qu'un seul frère. Je me rappelle de ces deux soirées finies dans l'arrière cuisine des bistros en question et je me demande si à l'époque on ne picolait pas un peu plus que la moyenne. 

Le chanteur sautait sur le comptoir avec sa guitare électrique et continuait : "je suis fier, fier de ne rien faire" et on dansait comme des abrutis jusqu'à quatre heures du matin. Quand je vois les jeunes d'aujourd'hui au 1880 saouls avec cinq ou six cocktails, ça me prouve que les jeunes sont encore plus cons maintenant que de mon temps et ne tiennent plus la marée.  

C'était mieux avant. Surtout la musique. 

Plutôt que de demander des rapports sur l'immigration, le gouvernement devrait commander des rapports sur le rock français et l'influence du rapport des jeunes avec l'alcool. 

Je rêvais d'un autre monde. C'était un très beau morceau mais malheureusement réducteur.