07 décembre 2012

L'inégalité des citoyens face au chouchen

Jacques Étienne appelle magistralement à défendre la Cuite à la Française dans son dernier billet. Suzanne réponds en défendant la cuite à la Bretonne, et évoque le chouchen.

C'est amusant dans mon billet d'hier je voulais parler de cuite au Chouchen. J'y parle de Stéphane un animateur du centre de vacances qui vomissait par la fenêtre.

Il s'agit maintenant de faire un billet à caractère hautement scientifique. Le chouchen a une réputation : celui de faire tomber en arrière dès le troisième verre. C'est un peu la sensation que j'avais. Le Stéphane a vomi par la fenêtre et est tombé dans un sommeil de juste.

Notre camp se trouvait près du village de Chaussenac, de 250 habitants, près de Mauriac.

Le 14 juillet, nous avions participé aux festivités. En fin d'après midi, la municipalité avait invité l'équipe d'animation à un vin d'honneur. Comme ils étaient persuadés que nous ne buvions que du Chouchen, ils n'avaient acheté que ça. En fait, je n'en avais jamais goûté : c'est un truc qu'on ne boit quasiment jamais dans les Cotes d'Armor.

Les enfants étant livrés à eux-mêmes au sein de la fête, la quinzaine d'adultes s'était pointée à la salle municipale. Les voilà qui servent un verre à chacun après le traditionnel discours. Seul Stéphane et moi aimions le chouchen. Pour ne pas vexer les gens du cru, il fallait que tous les verres soient vides. La seule solution était que Stéphane et moi buvions ceux des autres. C’était rigolo, ils s’étaient donné le mot et venaient pleurer à mon oreille : « heu… Nicolas, tu sais, je ne peux pas le finir… »

De fait, Stéphane avait bu quatre ou cinq verres et moi huit ou neuf puisque j’étais resté, après, avec l’équipe de direction et le Maire…

Deux heures après, Stéphane dormait dans un coin et, au cours du retour en minibus, s’était mis à vomir. Pour ma part, je n’ai franchement rien ressenti sinon je n’aurais pas conduit : je suis d’une prudence maladive (à l’époque, néanmoins, on ne se souciait pas de la maréchaussée). A posteriori, je ne suis pas spécialement fier…

Ceci est la preuve scientifique que le breton natif de Loudéac de 100 kg tient mieux la route qu'un natif de Saint Brieuc de 60 kg.

36 commentaires:

  1. Je démens la conclusion de ce billet lamentable !

    Je suis certain que Stéphane avait vomi après mangé quelques produits locaux sans doute avariés.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est surement ça. du chouchen coupé au miel chinois.
      Perso, j'ai toujours eu horreur de ça.

      Supprimer
    2. Je n'aime pas spécialement ça.

      Supprimer
    3. C'est l'éternelle histoire : trois bouteilles de vin, une boîte de pâté : malade avec le pâté…

      Supprimer
  2. Sympa, le chouchen, comme l'hydromel, d'ailleurs, mais traitre, il me semble, d'après mes souvenirs d'étudiante

    RépondreSupprimer
  3. C'est pour les touristes, ce truc. Quant au goût...

    RépondreSupprimer
  4. Et les cuites lorraines à la mirabelle, alors ?
    C'est kèk'chose aussi !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. T'as raison, y a eu des moments où on ne savait plus très bien.

      Supprimer
  5. Je m'insurge ! Le chouchen se buvait bel et bien en Côtes-du-Nord ! Ma mère m'en a parlé. A Plounévez-Moëdec, il portait un autre nom breton dont je ne me souviens plus mais il était là, bien là ! Ma mère me racontait qu'en fin de fête on rajoutait de l'eau au fond du tonneau et qu'on raclait les bords avec un manche à ballet. Le résultat obtenu était pire que tout... Si jamais le mot me revient, je vous en ferai part.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai parlé au présent et j'ai dit quasiment. Et n'oubliez pas que votre mère a engendré un ivrogne ! (Selon mes sources normandes)

      Supprimer
    2. Ivrogne ? Et quoi encore ? Aimer boire son coup n'a jamais été mal considéré en Bretagne ! Bien au contraire ! Un homme qui ne boit pas d'alcool y est aussi suspect qu'une femme qui ne boirait pas le café ! C'était comme ça à Plounévez où j'ai dénombré plus de vingt cafés (pas tous officiels ni licenciés) pour moins de 1500 habitants !
      Quant à vos sources normandes, je préfère n'en rien dire.

      Supprimer
    3. Ah ! Mais ce n'était pas une critique !

      Supprimer
    4. Savez ce qu'elles vous disent, à tous les deux, les sources normandes ?

      Sinon, je vais peut-être vous surprendre, voire vous stupéfier, mais je crois bien n'avoir jamais bu la moindre goutte de votre produit local.

      (Ou alors j'en ai trop bu et j'ai oublié.)

      Supprimer
    5. Tout de même : exigeons du chouchen pour tous les chouchiens !

      Supprimer
    6. On va faire un blog ? Fdechouche ?

      Supprimer
    7. "avec un manche à ballet."
      ???

      Supprimer
    8. Excellent, le chouchen des chouchiens !

      Il existe une façon pas trop mauvaise de préparer le chouchen.
      On en met deux centimètres au fond d'un verre à bière. On ajoute deux centimètres d'alcool de poire (du vrai, pas de la liqueur, hein). On complète avec du cidre doux frais. Doux, j'insiste, pour le goût. On remue, et ça vous fait un apéro un peu sucré, assez fort mais pas trop, qui marie le goût du miel, de la poire et de la pomme. Que du naturel, quoi.

      Supprimer
    9. Allons bon, Didier ! A cause de Suzanne, on va devenir alcooliques.

      Supprimer
    10. Mais non ! C'est plutôt une boisson pour les dames. Et puis, comme on prétend que le chouchen fait tomber en arrière, c'est tout bénéfice pour les hommes qui font boire une personne du doux sexe. Il suffit de placer adroitement la buveuse devant un lit ou un canapé, et hop !

      Supprimer
    11. Oh, croyez bien que si la dame tombe en avant on s'en arrangera quand même !

      Supprimer
    12. Ah ! Didier ! Faites quand même croire à Suzanne qu'on respecte ces grosses pouffes.

      Supprimer
  6. *** Nous ne sommes pas tous égaux devant le chouchen ... c'est certain ! ;o) Bon week Nico ! :o) ***

    RépondreSupprimer
  7. Merde, je viens de voir ce billet, j'ai du boire une fois de ce breuvage, il ne m' pas laissé un grand souvenir.

    Par contre en Belgique, j'ai trouvé de l'hydromel rouge sur un marché sur une place de Bruge mais c'était il y a plus de 30 ans et je me souviens plus du goût.Le producteur avait peut être mis de la cerise comme leur bière.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Non. Ce n'est pas génial. Peut-être parfumé à la cerise ça serait bon.

      Supprimer

La modération des commentaires s'active automatiquement deux jours après la publication des billets (pour me permettre de tout suivre). N'hésitez pas à commenter pour autant !