13 décembre 2012

Loufiat cuit

Au bureau, on déménage. Vous comprendrez où on va en lisant mes billets pour ronchonner à propos de mes conditions de transport. Nous avons donc quartier libre demain à partir de 11h30, pour que les techniciens puissent démonter et emballer les ordinateurs avant que les déménageurs fassent le boulot samedi. A une semaine des fêtes, ça arrange tout le monde. Toujours est-il que, ce midi, je suis allé faire mes adieux au bistro où je vais plusieurs fois par semaine manger un ou deux sandwichs... Mais j'étais plus tard que d'habitude.

J'avais déjà remarqué que le serveur habituel au comptoir était remplacé par un collègue le vendredi. Il picolait de l'autre côté du comptoir. J'en avais déduit qu'il habitait le quartier et venait boire un coup où il connaissait des gens... D'ailleurs, les autres jours de la semaine, il lui arrivait de boire un verre de rouge avec les clients, ce que je trouvais très surprenant.

Vendredi dernier, j'étais un peu plus tard que d'habitude. Vers 13h30, il a repris son service. Ça m'a laissé sur le cul. Je me demandais comment tournait cette brasserie, non pas parce que ça me regarde mais pour ma culture personnelle. Après tout, il pouvait très bien être de service au comptoir de 13h30 à 21h30 une fois par semaine : la rotation du personnel n'est pas simple à organiser.

Ce midi, un jeudi, jour de service normal pour lui, je suis arrivé encore plus tard, peut-être trois quart d'heure. Si j'avais su que ça avait de l'importance (pour un billet de blog,...), j'aurais pris des notes.

Pendant le service, ses collègues n'arrêtaient pas de gueuler après lui parce qu'il se trompait dans la préparation des commandes (essentiellement des cafés et des verres de vin.

Un gros type était planté près de la caisse et semblait surveiller discrètement ses actions mais sans rien dire ni rien faire.

Au moment de faire ma note, d'ailleurs, j'ai été surpris. J'ai vérifié ma note, le serveur s'était effectivement trompé d'un euro quarante en ma défaveur. J'ai protesté. Il ne comprenait rien à ce que je lui disais. Mais j'ai insisté... Il a admis et refait la note.

C'est alors que j'ai compris. C'est un type qui doit faire l'ouverture du bistro du lundi au jeudi, il bosse par exemple de 7h à 14h mais picole tellement en cachette qu'il est saoul tous les jours vers 13h30. Ses collègues savent et tolèrent.

Le vendredi soir, ça doit être joli...

Étrange de remarquer ça le dernier jour où je vais dans ce rade...

4 commentaires:

  1. ✿ ✿ ✿
    Coucou Nico ! Et oui ... même jusqu'à la dernière minute on peut être surpris de plein de choses ... ! Bises et bonne fin de semaine ! :o)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ben justement ! Avec mon expérience des bistros, je ne devrais pas être surpris. Etrange... Bon WE !

      Supprimer
  2. À mon avis, il ne s'est saoulé que ce jour-là, par désespoir de ne plus vous compter parmi sa clientèle.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mais non, je ne lui avais pas encore dit...

      Supprimer

La modération des commentaires s'active automatiquement deux jours après la publication des billets (pour me permettre de tout suivre). N'hésitez pas à commenter pour autant !