10 janvier 2012

Le vieux Jacques ? Il vieillit...

Alors que El Camino frise la dépression en se voyant rapprocher les 45 ans, je regarde le temps passer. Dimanche dernier, j’ai bu l’apéro avec le vieux Jacques et j’ai cru comprendre qu’il allait avoir 70 balais le mois prochain mais ce n’est qu’hier soir, en voyant un labrador blanc, que je me suis rendu compte que je le connaissais depuis près de 10 ans et que, vers 2003, nous étions inséparables. Depuis quatre ou cinq ans, on se voit beaucoup moins.

Ce matin, j’ai recherché sur mon PC les photos d’un week end en Bretagne avec des potes, c’était en mai 2003. 

Le labrador blanc ? Jacques en avait un. Même que c’est moi qui le gardais quand il entrait à l’hosto. D’ailleurs, c’est peut-être ce qui a sauvé Jacques. Il était en très mauvais état, à l’époque : le moral, la santé, le portefeuille… Tout partait en couilles. Peu de temps, après ce week-end en Bretagne, je vois le vieux dans un bistro, tout essoufflé, pleurant à moitié… Je me revois lui dire « Bon, je te garde le clébard et j’appelle Marcel pour qu’il t’amène à l’hôpital… » C’était d’ailleurs la première d’une série puisque j’avais déjà raconté un épisode équivalent dans le blog.

J’ai les blogs depuis fin 2005, mais c’est bien en juin 2003 que l’épisode est arrivé (l'hébergeais une copine en formation pendant 15 jours et pendant ces quinze jours, j'avais ce gros machin - le chien - qui couchait dans mon lit...) : il avait encore le labrador en question vers avril ou mai 2004 quand il l’a donné à la sœur du gros David qui était loufiat à la Comète. Et c’est en juin 2004 que David est parti, remplacé par Jim.

A l’époque, on se foutait de la gueule de Jacques et on n’arrêtait pas de lui dire qu’il ne passerait pas l’année. On rigolait vachement bien parce qu’il était très susceptibles. On n’arrêtait pas de s’engueuler et il partait fâché des bistros…

Mais il est toujours là. En pleine forme. Il a vieilli d’une petite dizaine d’années depuis que je l’ai connu. Moi aussi…

6 commentaires:

  1. Les plus beaux personnages sont ceux que la réalité nous offre, non ? (mais bon, certainement les plus insupportables également parfois)

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  2. Je déprime souvent mais au bout de dix minutes, j’arrête.

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  3. Faut pas... Il raconte la résurrection d'un vieux qu'on donnait mort dans les six mois...

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  4. Mais kèsky z'ont tous ces hommes jeunes à avoir la sinistrose ?
    Ya pas de vaccin pour ça ?

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