03 janvier 2013

Douce feuille de rose

Je n’ai pas de tête : dans mon billet du 1er janvier, j’ai oublié de souhaiter une bonne année aux lecteurs de ce blog. Réparons ça : bonne année ! Elle devrait être bonne, d’ailleurs, vu que dès le 1er au soir, la première anecdote de bistro est survenue.

N’ayant pas dormi pendant la nuit du réveillon, j’ai fait une belle sieste l’après-midi et me suis réveillé vers 19h30. Je fonce à l’Aéro et j’arrive à peu près en même temps que le vieux Joël qui se levait également et qu’un autre guignol.

Nous étions les seuls clients. Le patron, Karim, était saoul comme un cochon. Nous discutions de choses et d’autres et la conversation s’est emberlificoté dans quelques méandres jusqu’à déboucher sur des propos de cul.

A ce stade du billet, les enfants doivent sortir. Vraiment.

Karim nous racontait comme une de ses bonnes amies russes lui avait fait une gâterie de rêve. Je lui demande alors si elle a eu la délicatesse de lui glisser un doigt.

Je traduits : Karim s’est fait faire une pipe par une pute Russe mais n’ose pas dire qu’il a payé pour ça. Je lui ai demandé si elle lui a foutu un doigt dans le cul.

Les enfants, sortez vraiment. Je vous en conjure.

Karim était scandalisé par mes propos mais, avec mes deux congénères ont a insisté sur le fait que c’est bon, que ça appuie sur la prostate, que c’est bien rond. La conversation a ensuite dérivé sur les bonnes pratiques, telles que la feuille de rose.

Il ne reste pas d’enfants ? Je cite le vieux Joël : « C’est si bon de se faire lécher le trou du cul ! » La conversation a duré une bonne demi-heure. Chacun d’entre nous trois inventait des détails pour faire enrager Karim. Tiens ! A un moment, j’ai dit à Karim que je n’aimais pas faire des pipes parce que le machin à moitié dur et à moitié mou dans la bouche était désagréable. Le vieux Joël a expliqué que, au contraire, il adorait se faire sodomiser par une tierce personne pendant qu’il sautait sa maitresse attitrée. Je ne vous raconte pas le nombre de conneries qu’on a pu inventer, toujours pince-sans-rire mais se lançant parfois des clins d’œil.

Karim comme tout macho imbibé devenait de plus en plus homophobe. Du genre : « Ah, vous êtes dégueulasses, je ne suis pas pédé, moi… »

Les enfants sont sortis. Les antihomophobes sont priés de sortir également, tout comme les antiracistes. On était au bistro, quoi, merde !

Djibril est arrivé. Vous connaissez les noirs et leur légende. Le gros machin, quoi !

Finalement, restez. Je ne vais pas raconter la fin de la conversation.

10 commentaires:

  1. LOL ... une véritable "leçon de choses" !! ;o) LOL

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  2. Vous allez attirer toutes les gonzesses dégueulasses de la blogosphère : ne venez pas vous plaindre…

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    1. Comment vous parlez d'Euterpe, vous ?

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    2. C'est drôle car j'avoue que, fugitivement, très fugitivement, c'est en effet à elle que j'ai pensé !

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    3. Moi, ça n'a pas été fugitif (mais ça n'a rien de méchant, ça fait référence à une conversation houleuse que nous avons eue elle et moi il y a quelques temps).

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