01 janvier 2013

L'étrange dernière journée de 2012

La journée d’hier fut étrange. Disons le franchement : ça fut une des pires journées de l’année mais une des plus belles soirées… pour finir sur une nuit de merde ! Je vais commencer par le début.

J’avais décidé d’aller manger au Petit Relai, petit bistro fort sympathique mais où je n’ai que trop rarement l’occasion d’aller. Hier, je pouvais profiter de la fermeture de la Comète et de l’Amandine. Je me pointe donc boire un café à l’Aéro. Le patron était absent : un copain à lui le remplaçait. Karim avait trop chargé la veille.

Je vais donc au Petit Relai vers 12h30. Il n’y avait personne. Je discute un peu avec le patron qui m’a à la bonne mais il me prie de passer à table pour qu’il puisse libérer le cuisinier. Toujours est-il qu’à 16h30, quand les premiers clients sont arrivés, j’étais toujours à ma table, à jouer avec mon iPhone… Et que je me suis précipité vers chez moi vers 17h30 pour faire un peu de sieste avant le réveillon.

Tout l’après-midi, on a eu une espèce de tempête déprimante. Ca caillait, il y avait du vent. Les gens fonçaient sur le trottoir.

A 18h30, sans avoir dormi, je me rappelle qu’il faut que j’achète le vin pour le soir. Me voila donc à 18h45 chez Leclerc un soir de réveillon. Faut être taré. Heureusement qu’il y a les caisses rapides.

A 19h15, j’arrive à l’Aéro où je fais l’erreur de boire deux cafés.

Le vieux Joël arrive. Il repart aider un lascar à redémarrer sa voiture. Il revient. Le lascar revient aussi cinq minutes après. Il avait calé. Gégé, un copain à Joël se pointe pendant le discours de François Hollande, un peu après 20h, donc. Joël avait disparu. Karim, le patron, faisait la gueule car il voulait fermer. Deux espèces de soulots s’engueulaient au comptoir (j’en ai diffusé la photo hier).

Joël fini par arriver. Dédé paie une tournée faisant hurler Karim.

Nous partons vers 20h30 dans le camion de Joël. Sa femme, sa belle-mère et une copine à eux nous attendaient.

On attaque au Champagne. C’est toujours comme ça, chez Joël : sa femme prépare un tas de trucs à l’apéro… En l’occurrence un excellent cake à l’échalote, un cake normal aux olives, des petites saucisses, des toasts à un tas de machins tous très bon et des petits pâtés en croute.

Ensuite, crevettes, saumon fumé et petites patates avec une sauce à base d’aneth pour certains et des huitres pour les autres. Après, un tournedos Rossini avec des galettes de pommes de terre. Enfin, des « mignardises » de chez Picard (c’est plus fort que moi, il faut que je goute à tout) et une buche du pâtissier de Bicêtre.

Là, il a fallu que je m’asseye sur le canapé pour tenter un début de digestion. Je suis même allé aux toilettes pour tenter une vidange par le bas.

Les femmes sont alors parties pour ramener la belle-mère chez elle. Et j’ai fini par partir aussi vers 2 heures. 10 minutes de marches sous la pluie pour aller au métro. Je me fais engueuler dans les hauts parleurs parce que c’était fermé. Je demande à une préposée quel bus prendre mais elle m’envoie dans le mauvais sens. Je ne trouvais pas l’arrêt de bus vers Paris à cause des travaux pour le futur tramway que je ne savais pas si avancé. Du coup, je décide de rentrer à pieds jusqu’à ce que je trouve ce qui ressemble à un arrêt de bus mais par miracle, un taxi s’est pointé au bout d’une centaine de mètres.

J’arrive à la maison vers 3 heures. En me regardant dans le miroir de l’ascenseur, j’ai cru que ce dernier allait refuser de me prendre à cause d’une surcharge de poids. Je débordais de ma chemise, pire que d’habitude.

Impossible de trouver le sommeil. Je me réfugiais par période dans Twitter ou Facebook.

A six heures, il a fallu que je fasse une vidange par les deux bouts. Ca m’a définitivement réveillé.

Cela étant, on a vraiment passé une excellente soirée de 21 heures jusqu’à ce que j’arrive à la maison (j’adore ces promenades en banlieue avec des tas de gens qui errent à la recherche d’un moyen pour rentrer chez eux ou d’un coin pour finir la nuit). Joël et Dédé ont bossé ensemble pendant des années. Ils étaient intermittents du spectacle et ont un tas d’anecdotes croustillantes à raconter, notamment avec le chien de Dédé et Alice Saprich (deux histoires différentes, hein ! N’aller pas inventer des conneries).

On est toujours autant pliés de rire même si ce sont les mêmes anecdotes à chaque réveillon et qu’ils n’arrêtent pas de s’engueuler pour des détails.

8 commentaires:

  1. *** Eh bien j'ai l'impression d'avoir vécu ton réveillon rien qu'en te lisant Nico ! Merci pour ce partage... et je vois que vous vous êtes régalés ! c'est PARFAIT !!! :o)
    Happy new Year !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ***

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci ! Et bonne année à toi et aux tiens que j'ai l'impression de tant connaître.

      Supprimer
  2. Réponses
    1. Oui et non. Un état particulier : j'ai très faim mais je n'ai pas envie de manger.

      Supprimer
  3. Ces errances entre le 31 qui ne veut pas finir et le 1er qui tarde à s'annoncer font partie des pires souvenirs de ma vie de célibataire…

    Sinon, il m'arrive assez régulièrement d'avoir faim et la flemme de manger.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'adore ces errances ! Sauf quand je suis vraiment saoul ou quand je suis avec des types bourrés. J'adore le premier janvier où on ne sait pas s'il fait dormir, boire ou manger !

      Supprimer
  4. L'année commence bien pour nous, avec la narration de tes errances pittoresques, on s'y croirait.

    RépondreSupprimer

La modération des commentaires s'active automatiquement deux jours après la publication des billets (pour me permettre de tout suivre). N'hésitez pas à commenter pour autant !