26 septembre 2008

De l'Alsace à la Comète

Quand vous dormez profondément et que vous êtes réveillé par une andouille de journaliste dans le radio réveil qui vous résume l’actualité, vous êtes de mauvaise humeur. Merde ! Faut encore que je me lève pour aller bosser. Quand, comme moi, ça ne vous arrive jamais car vous êtes très matinal, vous êtes surpris.

Hier matin, à 5h15, je suis resté plusieurs minutes dans mon lit à me demander si la fin du monde était arrivée. Je ne savais pas qu’il était 5h15. Je croyais dormir encore et faire un cauchemar idiot. Oups ! Bordel ! J’avais un train à prendre à 6h15, Gare de l’Est, pour rejoindre l’espèce de ville où siège notre cher Parlement Européen.

Faire le café. Prendre une douche. S’habiller. Choisir une cravate à chier. Boire le café. Lire les mails. Prendre connaissance de l’actualité. Mettre les chaussettes. Les chaussures. Sortir de chez soi. Revenir chercher le téléphone portable. Sortir. Se rappeler où on a garé la voiture. S’affoler en ne la trouvant pas. Se rappeler qu’elle est à sa place habituelle. Démarrer. Programmer le GPS. Foncer Gare de l’Est. Rentrer dans l’aire réservée aux taxis. Se demander comment en sortir. Trouver un parking. Chercher la seule place disponible dans les cinq niveaux de sous-sol. La trouver au 5ème. Noter la place sur le ticket. Chercher un ascenseur. Retirer ses billets à la borne. Se précipiter chez le marchand de journaux. Acheter des trucs à lire. S’apercevoir qu’on a une demi-heure d’avance et se retrouver comme un con à arpenter une salle glauque.

Monter dans le train. Etre rejoint successivement par deux collègues qui n’avaient pas compris que c’est moi le chef, c’est à moi de me taper les réunions au bout de la France, ils se sont levés pour rien, nanère (bonjour la coordination entre trois types qui partagent le même bureau ! Il y a parfois de ces loupés retentissants !).

Tenter de dormir un peu. Etre réveillé par des connards de voisines qui préparaient leur réunion de la journée. Arriver à la gare. Attendre un collègue qui voulait retirer son billet pour le soir. Attendre un taxi. Attendre un collègue retourné chercher sa valise oubliée dans le train. Attendre un taxi. Attendre un taxi. Monter dans le taxi. Se rendre compte qu’on a oublié l’adresse (tous les trois…). Bénir les taxis non Parisiens qui connaissent vos clients. Arriver chez le client. Prendre un badge.

Prendre un café ! Au boulot ! Il est 10 heures.

Je ne vais pas raconter toute la journée (qui s’est terminée après minuit) sur ce rythme. Je voulais juste illustrer comment ça peut se passer quand on commence le boulot 5 heures après le réveil.

Plusieurs anecdotes ont ponctué le retour, citons-les dans l’ordre :
- la soif qui m’a forcé à arrêter la réunion en avance (je n’allais quand même pas quitter ce patelin sans boire une bière),
- la borne qui refusait de me donner mon billet de retour (j’avais oublié que je l’avais retiré le matin),
- le train qui avait 10 minutes de retard et qui est arrivé à 21h45,
- l’ascenseur pour rentrer dans le parking qui ne fonctionnait pas et la difficulté pour trouver une autre entrée,
- la borne de paiement qui se trouvait à la sortie du parking (il a fallu que je me gare à nouveau et que je refasse un tour du parking en passant par le premier sous-sol pour sortir),
- le GPS qui se plante toujours dans certains coins de Paris de temps en temps (je suppose que le GPS se « synchronise mal »),
- la place qui m’attendait juste devant la Comète.

il y avait un concert de musique Brésilienne et une trentaine de clients dont certains dans un état d’ébriété avancé qui explique probablement la nécessité de les séparer quand deux « bandes » (de une personne) en sont venues aux mains…

Rentrer à la maison 23 heures. Lire les 67 conversations gmail en attente. Se coucher. Dormir.

14 commentaires:

  1. Tu fais comme moi, toi : tu tiens tellement à être à l'heure que tu te retrouves à attendre ! :-)))

    Passer de Paris à Strasbourg et retour au Brésil, ca fait une sacrée journée !!! :-)))

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  2. Poireau,

    Pour tout avouer, je prends toujours une demi de marge pour les rendez-vous "importants" : l'exactitude est la politesse des rois... et le métro est parfois en retard.

    Quand je prenais le train pour partir en Bretagne, je prenais une heure d'avance (car si je loupais mon train, le suivant n'avait plus de correspondance pour Loudéac et je me serais retrouvé dans la merde...).

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  3. Si j'avais su plus tôt que tu venais sur Strasbourg, je serais venue te faire un petit coucou.

    Enfin, ce n'est pas grave, on se voit dans deux semaines :-)

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  4. Ah ? J'ai encore du oublié un truc (c'est souvent comme ça le soir, je reçois 50 mails...).

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  5. Nicolas,

    Je viens au salon livres et blogs :-)

    Tu ne l'avais pas compris ?

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  6. Malheur, tu n'as même pas eu le temps de déguster une sympathique choucroute ? Les rythmes de travail sont de plus en plus infernaux.

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  7. Elza,

    Non. Enfin si, à ton premier commentaire ici, mais pas trop avant.

    Mathieu,

    Et non...

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  8. Poireau,

    Ton commentaire me fait remarquer que j'ai totalement merdé sur le titre de ce billet.

    Un truc comme "en Comète de l'Alsace à Rio" aurait été mieux...

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  9. Nicolas : La Comète, nous voilà ???
    :-)))

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  10. Rien qu'à lire ça, je suis crevé, tiens...

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  11. Vous n'aurez pas
    L'alsace et la comêteuu

    Bakoua
    ça vaut bien Florence Schaal nous voilà ?

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  12. Et je me plains de mes journées !

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  13. C'est pas tous les jours non plus !

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