17 août 2012

Urgence à Tours !

Je vous avais laissé, hier, dans une terrasse de Châteauroux et je vous retrouve dans une terrasse de Azay-le-Rideau où je suis arrivé plus ou moins par hasard après une visite à Chinon.

D'ailleurs, je vais changer le titre de ce billet : Chinon, pisse oui. Et vomit aussi.

À Châteauroux, j'avais bu deux verres de vin, une carafe d'eau et un café. Le matin, sur l'autoroute, j'avais bu deux cafés. Dans la voiture, en venant à Tours, j'ai bu une demi-bouteille d'eau.

Vous voyez où je veux en venir ?

Ne connaissant pas Tours, je suis les panneaux indicateurs "Tours" jusqu'au bout, cherchant désespérément un panneau "Centre Ville" ou "Gare SNCF". J'ai vu une mention du centre... Mais la route était coupée à cause des travaux... D'ailleurs une grande partie de Tours est en travaux : ils construisent un tramway.

Le bordel.

Partant de Châteauroux à 14 heures, j'aurais du arriver dans ma chambre d'hôtel avant 16 heures.

Je suis arrivé à l'hôtel vers 16h45. J'ai récupéré le badge qui sert de clé et la carte pour le parking. Je suis rentre dans parking à 16h49 (c'est imprimé sur le ticket). Je me gare.

Là, je commence à m'organiser : il s'agit de préparer le sac de voyage avec ce qui me sera utile pendant la durée du séjour et de laisser le reste dans le coffre et de faire un rapide inventaire du bazar.
1. Ne laisser aucun papier important dans la voiture.
2. Prendre le ticket de parking qui est nécessaire pour y rentrer quand on est piéton.
3. Prendre le câble du chargeur de l'iPhone...

Vous voyez le genre. La tâche est rendue compliquée par la chaleur : ne portant pas de veste, tout doit tenir dans les poches. Ça a l'air con, mais tout cela prend trois ou quatre minutes. Pourtant, j'ai fait vite. Les liquides ingurgités depuis 8 heures du matin commençaient à faire un sérieux effet.

Au moment de fermer la voiture, je vérifie que j'ai bien dans la poche arrière droite de mon jean, le seul truc que j'aurai à utiliser dans un futur proche : le badge qui me permettrait de rentrer dans la chambre d'hôtel. Et accessoirement dans les toilettes de cette dernière.

Stupeur ! Stupéfaction ! Pas de badge. Impossible de le trouver dans mon portefeuille.

Je vous préviens : je finis l'histoire de ma clé mais ayant fini mon repas je raconterai les histoire de vomi plus tard. Celle de caca aussi. Non. Cette dernière maintenant sous la forme d'une devinette : pourquoi n'y avait-il pas de balai à chiottes dans cet hôtel alors qu'il aurait été drôlement utile ce matin, compte tenu de la quantité de bière ingurgité hier ? Sans compter que tous les trois verres de bière, le patron @JM37000 offrait une tournée de Ricard sans eau.

Je reprends. Résumé des épisodes précédents : j'ai une sérieuse envie de pisser mais j'ai perdu le badge pour rentrer dans la chambre d'hôtel en rangeant mes affaires dans la voiture dans le parking souterrain à côté de l'hôtel.

Le suspens est à son comble. J'en parlais à une copine blogueuse, hier soir, on peut raconter des histoires vachement intimes, dans les blogs: tout le monde s'en fout.

Je refouille dans chaque poche : rien. . Je regarde dans mon portefeuille : rien. Je finis par vider celui-ci sur le siège passager de la voiture : rien. Je regarde dans mon sac de voyage : rien. Je fouille même dans ma trousse de toilette (que j'avais ouverte pour mettre la brosse à dent : essayez de suivre un peu, bordel). Rien. Je fouille dans le coffre de la voiture. Rien.

L'envie de pisser, aggravée par le stress (j'avais perdu le truc qui me permettrait de me délivrer), devenait insupportable ! Je commence à fouiller les recoins de la voiture, comme la boite à gants au cas où un réflexe idiot m'ait poussé à ranger ce putain de badge.

La suite devenait évidente, il me faudrait passer par la réception de l'hôtel pour expliquer mon cas mais je n'aurai pas le temps de le faire sans pisser. Il me faudrait donc trouver en urgence des toilettes dans le hall de l'hôtel.

Je me décide une dernière fois à fouiller le coffre de la voiture mais je craque. Il fallait que je pisse maintenant. Je ne pouvais absolument plus tenir. Je regarde le parking souterrain : il n'y avait pas de caméra de surveillance. Au moins l'honneur serait sauf. Ma décision est prise. Je choisis un pilier devant la voiture et j'y vais.

Je peux vous garantir que le cerveau humain est très mal fait. Rien qu'à la pensée qu'il allait être soulagé, il s'est laissé aller. Pas le temps de sortir le matériel.

Heureusement que j'avais un pantalon de rechange dans la voiture.

D'ailleurs, en transvasant ce que j'avais dans les poches d'un pantalon à l'autre, j'ai trouvé le badge, dans la poche arrière droite, là où je range toujours ce genre de trucs...

33 commentaires:

  1. ils construisent un tramway, pas un métro

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  2. Et alors, continue Tonton Nico, qu'est ce qui s'est passé après

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  3. Bon moi j'ai tout lu, et je m'en fous pas: je me marre !

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  4. Tu as été saisi du "syndrome du paillasson", comme la première pisseuse venue et puis l'important c'est d'avoir retrouvé le badge.

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    1. huhuhu traiter Nicolas de pisseuse, j'aurais pas osé :)

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    2. Gaël se fout de ma gueule alors que je n'ai pas encore raconté la soirée. Il n'aurait pas du.

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    3. ah non je me fous pas de toi, je dis juste que j'aurais pas osé te traiter ainsi ! nuance !

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    4. N'essaie pas de te rattraper.

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  5. On parlait de vomi, j'ai cru que ça parlait de Balmeyer mais je suppose que c'est encore Gaël !

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  6. Je ne connaissais pas le nom du syndrome, je remercie Solveig.

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    1. Monhom' te dirait que je sais un tas de trucs qui ne servent rigoureusement à rien, juste à placer dans la conversation et pour celui-là c'est pas facile.
      Vais faire des recherches sur le vomi ...

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    2. Laisse tomber : je connais plein de spécialistes.

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  7. On dit que plus fort que l'amour, y'a que l'envie pipi, mais c'est pas vrai, l'envie de "dégobiller" c'est pas mal non plus pour te déboussoler à pas trouver dans ta poche ce qui y est !
    Alors la suite, c'est quand que t'as vomi ?
    :DDDD

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  8. Ha la pisseuse heu !
    Ha la pisseuse heu !
    Ha la pisseuse heu !

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  9. OMG!
    Grand moment de solitude quand même là...

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    1. Justement. J'étais seul dans le parking. Ça m'arrangeait.

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  10. La prostate défaillante c'est maintenant. L'âge mon vieux.

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  11. Je suis rassuré de voir que mes gogues sont bien indiqués et ne nécessitent pas de badge :)

    (du Grand Nico dans ce billet)

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    1. Oui hein !

      (et tu as vu le billet sur macomete.com)

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