13 novembre 2011

La dame qui attrapait les mollets

C’est au comptoir de la Comète que j’ai fini « L’épouvantail » de Michael Connelly. J’avais mangé un gros sandwich à Montparnasse et je voulais prendre un café avant de rentrer à la maison pour faire une sieste et rédiger ce qui aurait du être ce court billet pour une histoire de pieds dans le TGV mais mon billet a mûri quand je finissais ma bière après avoir tourné la dernière page.

Je ne sais pas, vous, mais un café à 15h45 heures, ça ne me disait finalement rien.

Et de toute manière, je suis obligé de passer devant la Comète pour rentrer à la maison et Clémence, la serveuse, aurait été vexée si je ne m’étais pas arrêté pour lui dire bonjour. Et puis, merde. Je n’ai pas besoin de prétexte pour aller à la Comète, pour qui vous vous prenez ? Même si j’avais du faire un détour, je serais allé à la Comète quand même. Vous critiquez, mais vous ne connaissez pas les nichons de Clémence.

Même que je suis passé à l’Aéro, aussi, où je voulais prendre un café mais le patron m’a servi un demi dès qu’il m’a vu.

J’étais arrivé à la page 465 sur 520. Je m’étais dit que si je rentrais rapidement à la maison, j’aurais plongé dans les blogs après avoir posé le bouquin sur l’étagère ad hoc, puis fait une sieste avant d’aller faire un tour après avoir dîné de bonne heure. Le Connelly serait resté là pendant des semaines…

J’ai fait un billet, hier, pour expliquer pourquoi je ne lisais quasiment plus de polars mais ce n’est pas du tout ce que je voulais faire… Je voulais rapidement dire que je ne lisais presque plus et que, pour la reprise, le Connelly m’avait happé… mais je ne suis pas critique littéraire et je ne considère même pas ça comme de la littérature. Je voulais faire un hommage à Connelly que la plupart des gens connaissent depuis qu’un film a été adapté d’un de ses bouquins mais que je connaissais avant.

Je ne sais pas rendre hommage. Connelly est un maître de ce que j’appelle les polars américains. Ses héros sont vivants et ordinaires, souvent des espèces de loosers auxquels on finit par s’attacher parce qu’ils sont sympathiques. Comme me disais un pote, les héros de Connelly ont ceci de particulier qu’ils vieillissent. Ce sont souvent les mêmes personnages qu’on retrouve d’un bouquin à l’autre (il faut lire Connelly dans l’ordre) mais ils prennent de la bouteille.

Z’avez qu’à lire. Dans celui-ci, on connaît le meurtrier dès le départ et une des faire-valoir des héros est une blogueuse, ce qui me rend le bouquin encore plus sympathique (mais le blog n’est que vaguement évoqué).

Suite à ce billet d’hier, MHPA a laissé un beau commentaire que je vais reproduire ici : « Oui, enfin, Connelly… Un super-écrivain en bâtiment, guère plus, si j'en juge d'après les deux que j'ai lus dans le temps. » Ah ! Non ! Ca c’est le commentaire de Didier Goux. Toujours à faire le malin. « Super écrivain en bâtiment » me va bien, d’ailleurs…

Le commentaire de MHPA est : « le polar américain peut s'avérer de la très belle et très puissante littérature (Elroy, ou plus ancien, et pas spécifiquement polar, David Goodis).
Beau billet en forme d'hommage à ce que l'imaginaire nous donne, et à cet imaginaire que toi-même, par l'intermédiaire des blogs, tu nourris de ta réalité, afin de nourrir l'imaginaire des autres.
Toujours eu l'impression qu'un livre apportait un approfondissement formidable de l'instant, cet instant figé qui disparaît si vite sur Internet et dont on n'a, bien souvent, pas suffisamment le temps de goûter. »

Ca me fait penser que je n’ai pas raconté la suite de mon voyage, avant-hier. J’avais raconté le début dans un billet fait dans le TGV. Juste après, j’ai eu faim et je me suis retrouvé au wagon bar où j’ai pris une espèce de menu infâme à 16 euros. J’ai déjeuné debout dans une position assez confortable. J’ai décidé d’y rester jusqu’à Saint-Brieuc. Jouant avec mon iPhone, je restais à observer les braves gens.

A un moment, un type a renversé sa bière et engueulait le barman parce qu’il ne voulait pas lui donner de serpillière. Le barman lui a expliqué qu’il n’en avait pas et tout ce qu’il pouvait obtenir est du PQ dans les chiottes. Le mec continuait à trépigner et a fini par se casser vers les premières. Il est revenu peu après et a recommencé son esclandre. Il se casse vers les secondes puis au bout d’une demi heure revient. Et il a engueulé le barman parce qu’il avait parcouru tout le TGV d’un bout à l’autre pour expliquer qu’il n’avait trouvé que du PQ dans les toilettes des 10 voitures et que ça n’aurait pas été pratique pour essuyer par terre. Il exigeait une serpillière. Finalement, les contrôleurs sont arrivés, ont embarqué le type et je ne l’ai plus revu.

En gare de Rennes, trois jeunes (20 ans ?) sont entrés. Ils semblaient très fatigués et visiblement encore ivres de la veilles. Comme s’ils s’étaient couchés à 8 heures du matin et levés à midi pour prendre ce fichu train. Ils rigolaient bêtement juste à côté de moi et je me voyais mal passer le reste du voyage ainsi. J’envisageais de partir retrouver un strapontin et la tranquillité mais ils m’en empêchaient, il aurait fallu que je leur demande de se pousser et tout ça, sans compter qu’ils avaient posé leurs bagages juste devant moi (une valise – une vieille, comme dans le temps – est même tombé sur mes pieds, à un moment). A leur décharge : ils n’auraient pas pu les mettre ailleurs, le train était plein. J’ai laissé tombé.

Rapidement, un des trois s’est assis par terre et s’est endormi, la tête appuyé le gros pied du guéridon (il y a une poubelle dedans, d’où sa taille), c’était assez rigolo. Les deux autres se sont vite calmés. Un des gugusses est parti lire un machin publicitaire de la SNCF. L’autre s’est assis par terre et s’est endormi la tête appuyée sur ma guibole.

Ca m’a un peu rappelé quand j’étais militaire (ce qu’a d’ailleurs dit El Camino en commentaire).

Les deux qui n’étaient pas endormis sur moi ont fini par se disperser dans le TGV pour trouver des places et l’autre s’est réveillé avant Saint Brieuc ce qui m’arrangeait bien !

A Saint-Brieuc, j’avais près de deux heures à attendre mon car. Je me suis assis sur un banc et j’ai voulu économiser la batterie de mon iPhone pour être sûr d’avoir de la marge si j’avais à l’utiliser pour un motif sérieux. J’ai ressorti le Connelly de ma poche et je me suis plongé dedans (je l’avais commencé 6 ou 7 semaines auparavant, lors de mon précédent voyage en train). La gare de Saint-Brieuc n’est pas l’endroit idéal pour lire, il y a un tas de clochards qui braillent et interpellent tous les passants.

C’est donc dans le car pour Loudéac que je me suis enfin mis à la lecture et que j’ai été happé par mes héros.

Et c’est après avoir fini mon bouquin au Comptoir de la Comète que j’ai eu l’idée de répondre au commentaire de MHPA dans ce billet qui sera, finalement, un des plus longs de l’histoire de ce blog. Vous n’avez qu’à vous en prendre à lui.

Quand j’ai commencé à lire intensément, fin 1996, je cherchais plus des trucs pour passer le temps et m’étais pris de passion pour des bouquins d’histoires militaires américaines comme ceux de Tom Clancy puis les trucs d’aventure comme les bouquins de Clive Cussler, le tout sans beaucoup de fond mais parfaits pour les conditions de lecture.

De fil en aiguille, j’en avais vite fait le tour et le hasard a fait que je suis tombé, dans une gare, sur des polars américains et j’ai commencé à adorer ça. Pas que Américains, d’ailleurs, puisque mes préférés, après Connelly, sont probablement Donna Leon et Henning Mankell. Côtés américains, j’adore Lawrence Block et Georges P. Pelecanos.

C’est avec Block, d’ailleurs, que j’ai commencé à acheter en masse sur le site web de la FNAC, auteur par auteur, toute les séries, de manière chronologique.

Un jour, un collègue (maintenant heureux retraité et blogueur, voisin de Gabale et de FalconHill, chez qui je passe toujours quelques jours, l’été, sauf cette année) a remarqué que j’avais toujours un « polar américain » posé sur mon bureau. Il a tellement insisté pour que je lise du Connelly que j’ai fini par craquer alors que je ne faisais, auparavant, que confiance en mon instinct.

Peu après, je suis ainsi tombé sur « La Blonde en béton » et « les égouts de Los Angeles » à Montparnasse et j’ai acheté les deux. Ils correspondaient à mes critères, ces trucs cons qui font qu’on achète des livres dans des gares : tout est dans le packaging. D’ailleurs on se demande si ces machins ne sont pas écrits par des ordinateurs pour doser chaque aspect qui fait la qualité d’un polar : des histoires persos, une ambiance, un milieu à découvrir, un peu de cul mais pas trop, des rebondissements incroyables mais naturels, ... L’expression « écrivains en bâtiment » employée par Didier Goux me plait bien et lui-même en étant « un », nous avons beaucoup parlé de ça lors de nos premières rencontres.

Si, dans un bouquin de gare, vous tombez sur un gros nègre guyanais et un gros frisé avec une cravate à chier et quelques épisodes se déroulant au Kremlin-Bicêtre, vous saurez comment les auteurs de livres de gare trouvent de l’inspiration pour les détails qui diversifient les bouquins, l’intrigue policière n’ayant aucun intérêt…

Voila ce que je voulais répondre à MHPA.

Mais cette réponse serait incomplète si je ne racontais pas mon voyage de retour.

Tout a commencé ce matin quand je me suis réveillé et me suis rappelé que j’avais un train dans 1h30 avec un tas de trucs à faire avant comme prendre un bain, faire caca, prendre un café, lire les blogs, lire le programme télé de la semaine (les pages people, seulement, ça fait des 10 ou 15 ans et c’est devenu un rite : lire les pages people du programme télé distribué avec le Télégramme de Brest en prenant mon café quand je rentre en Bretagne toutes les trois semaines : il ne serait pas très poli d’aller prendre le café devant le PC comme je le fais quand je suis chez moi).

A la gare de Loudéac et au grand étonnement de Dadavidov, j’ai réparé une faille dans les réseaux sociaux : la gare de Loudéac n’était pas déclarée dans Foursquare. Ca fait des années que je n’avais pas pris ce car et j’ai retrouvé mes réflexes : sortir le bouquin non pas dès le départ mais après le dernier rond point, au bout de deux ou trois kilomètres parce qu’avant, c’est impossible de se concentrer pour lire, à cause des changements de rythme du car.

J’avais enfin la possibilité de finir mon Connelly.

Malheureusement, le TER que je devais prendre entre Saint-Brieuc et Rennes était plein. Vraiment, il y avait du monde partout qui courrait pour trouver une place. J’ai compris au premier coup d’œil qu’il n’y en avait pas, je me suis mis sur un tabouret dans un espace assez particuliers où les gens entassaient des bagages… Des mômes s’étaient d’ailleurs allongés dessus.

Un de ces bordels ! Impossible de lire dans ses conditions.

A Rennes, j’étais tranquille. J’avais une place réservée dans le TGV, en 1ère. Je n’ai pas des goûts de luxe : le dimanche, c’est souvent le même prix que les secondes.

Je monte dans ma rame et repère ma place, au bord du couloir. En face, il y avait un jeune qui regardait un film sur son ordinateur portable. Juste à côté de lui, il y avait d’un type d’environ 70 ans absolument énorme (il a dormi tout le trajet en ronflant comme un goret). Au départ de Saint-Brieuc, la place à côté de moi était libre.

Peu après, un noir s’est pointé et m’a regardé. C’était une armoire à glace d’une vingtaine d’années, les pectoraux bien en avant, un bon mètre quatre-vingt-dix, des bagues, des bracelets, une grosse ceinture. Il finit par me dire « pardon » dans sa barbe pour que je le laisse parler. J’ai cru comprendre que c’était un vrai ours (ce en quoi je me suis planté puisqu’en arrivant à Paris, nous avons un peu papoté) vendeur de drogue. Vous voyez le tableau !

Mais une armoire à glace comme ça me changeait de mes deux gros noirs habituels, nourris pour l’un, à la Côtes-du-rhône et pour l’autre à la bière.

Je ne vous raconte pas ça par racisme primaire mais parce que j’ai fini par l’assimiler à un des personnages du bouquin de Connelly (pourtant largement plus jeune), le jeune noir à moitié caïd qui se fait emprisonner au début du livre. Comme le type est allé deux fois téléphoner et m’a donc fait me sortir du livre et me lever deux fois, c’était assez amusant.

J’avais envie de lui dire : « hé ho, on vient de t’innocenter, faudrait peut-être voir à arrêter de faire chier. »

Mon TGV s’est arrêté à Laval mais pas au Mans. Je me demande si les gugusses qui organisent les voyages des TGV à la SNCF ne sont pas un peu tordus. Il avait fallu que je prenne un TER qui venait de Brest qui s’est arrêté à Lamballe, absolument plein à craquer, puis un TGV qui s’arrête à Laval…

Et mon histoire de pieds, promise au début de ce billet mais que vous aviez oubliée… ?

De l’autre côté de l’allée centrale qui n’est pas centrale en première puisque sur le côté droit il y a deux rangées de sièges mais qu’une seule à gauche, il y avait « de mon côté » (dans le sens de la marche, quoi !) un grand type chauve qui regardait son ordinateur avec des photos de maison. J’ai passé une partie de mon temps à me demander pourquoi il regardait ça. C’est assez incroyable comment les gens arrivent à faire rentrer les autres dans leur intimité en laissant entendre des conversations téléphoniques ou en ayant une activité précise sur leurs ordinateurs portables. Ca n’avait évidemment aucune importance pour lui de savoir que je voyais ce qu’il faisait, mais ça me gênait, moi ! Les gens, dans le TGV, regardez des films ou lisez les blogs mais ne faites pas un truc qui va faire s’interroger les voisins qui vont éprouver une gêne abominable en ayant l’impression de casser une intimité.

En face de lui, il y avait une dame un peu grassouillette.

Le type avait posé la sacoche de son ordinateur entre ses jambes. Elle avait fini par glisser et se mettre dans l’autre sens, sur ses pieds et ceux de la dame, la dérangeant visiblement. Elle est restée fort polie mais l’a engueulé comme du poisson pourri. Le mec en face de moi avait des écouteurs et n’a donc pas « vu » la scène et le gros dormait. Ma baraque black et moi avons alors échangé un sourire, tellement c’était drôle.

Il aurait été plus simple que la dame dise « Monsieur, votre sacoche me gène, pourriez-vous la déplacer, s’il vous plait ? » Mais elle s’est très mal exprimée si bien que le type qui se faisait engueuler poliment ne comprenait rien à ce qui lui arrivait. C’était drôle.

Mais pas fini.

Environ une heure après, c’est le mec qui a engueulé la dame : « Mais qu’est-ce que vous avez à tout le temps bouger les pieds, comme ça ? » « Mais c’est votre sacoche, là qui me dérange. » Le mec ne comprenait rien puisqu’il avait rangé la sacoche ! La dame ne voyait pas, d’où elle était mais moi, « de biais », je voyais bien qu’il n’y avait rien. Ca a commencé à crier de plus en plus fort. Le type en face de moi en a enlevé ses écouteurs et arrêté son film !

La dame a fini par se pencher et lui attraper son mollet en disant « c’est ça qui me dérange » dans sa lancée avant de se rendre compte de sa bévue.

J’étais le seul à avoir pu voir la scène d’où j’étais… C’est dommage.

Pour rattraper le coup, elle a commencé à l’engueuler pour lui dire que ses pieds dépassaient l’axe central de la table et qu’il débordait chez elle. Le mec l’a regardée et a replongé dans son PC pendant qu’elle trépignait…

A Montparnasse, j’ai acheté mon sandwich et je l’ai mangé dans l’espace au bout des quais (ça aurait été ridicule que je le mange dans le métro). J’ai fait les cent pas dans la salle des pas perdus, observant les nuées de touristes qui étaient venus passez le week-end à Paris.

Et puis j’ai craqué, j’en englouti mon machin.

Il fallait que je prenne le métro pour que je puisse me replonger dans mon polar américain. Je n’avais pas lu dans un polar dans le métro depuis des lustres…

21 commentaires:

  1. Des premières au prix des secondes ??? Bordel, mais c'est le COMMUNISME !!!

    Sinon, merci de m'avoir rappelé pourquoi je ne prends plus jamais le train (en dehors de mes trois clébards…).

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  2. Parfaitement. Vive le communisme. Et merci de ne pas m'avoir dit que j'avais battu mon record de fautes d'orthographe.

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  3. Didier,

    Et si vous preniez le train vous seriez obligé de lire un Brigade Mondaine.

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  4. C'est ce que j'ai fait cet après-midi dans mon fauteuil. Et un des miens, en plus…

    (Sinon, à l'époque lointaine où je circulait en train (mais toujours en première bien qu'encore de gauche), je raflais tous les San-A. que je pouvais trouver à Austerlitz.

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  5. Merde, j'ai oublié de fermer une parenthèse !

    (Pour vos fautes, je n'ai rien dit à cause de la journée de la gentillesse…)

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  6. Ce n'est pas la peine de faire de la pub pour vos billets.

    Quant à SA, j'étais pareil, je raflais tout.

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  7. En fait j'ai lu tant de polars et pris tant de TGV que je me demande si je vais pas en écrire un, pas Un TGV non une série noire . Juste pour faire l'ecrivain sans batiment
    juste une fois .
    Mais il faudrait un TGV de nuit et une panne au sud de loudeac :.)
    avec de la brume sur les landes bretonnes.
    Sinon joli billet.

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  8. Goût complètement partagé pour SA, dont je me suis goinfré à une époque.
    Merci pour le lien.
    Toutefois, je dénonce le foutage de gueule :
    D'une ce billet est carrément trop long, et de deux, tu es grassement rétribué par le comité des fêtes de La ville de lamballe (d'où citations Polars/Lamballe), la preuve :

    http://fureurdunoir.info/spip.php?rubrique53

    Avoue, combien ?
    Et comment ?
    Une mallette sur le quai de St-Brieuc ou une valise dans la soute du Bus de Loudéac ?

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  9. Ptit Louis,

    Merci. À une époque je fais l'aller retour toutes les semaines. Mais c'était avant. De 87 à 90.

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  10. Je suis con. Le TGV à commencé en 89.

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  11. Mhpa,

    Merci (je n'ai pas encore lu ton premier com, je parle du suivant).

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  12. J'ai lu ! Ce billet n'est pas TROP long. Juste TRÈS long. Je suis le lien demain (pas clicable sur iPhone).

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  13. Ah le Dalton était caché dans le train !!!

    Quelle note, la longueur !!!

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  14. Je ne sais pas pourquoi les trains bretons sont si sur occupés.

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  15. Romain,

    Pour répondre sérieusement : le train n'est pas concurrencé par l'avion vers la Bretagne.

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  16. Vous avez eu de la chance d'échapper au givre sur les rails (une heure de retard), au suicide (trois heures), à l'agression de contrôleur (immobilisation pour un temps indéterminé, tout le monde descend et on dort dans le gymnase du patelin le plus proche, ça m'est arrivé) et aux grèves surprise.
    Excellent billet. Je me demande ce qu'en auraient pensé les habitués du Paris Brest de la génération précédente, du temps où l'on n'avait pas besoin de réserver un billet pour prendre le train, où il y avait des wagons à compartiments dans lesquels, porte fermée, on pouvait dormir et bien mieux encore avec un peu de chance, ou changer de compartiment s'il y avait un fumeur de cigare ou un bébé avec une otite.

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  17. Suzanne,

    Merci.

    Arrivé à la maison, au lieu d'envoyer un mail à ma mère, comme d'habitude, pour lui dire que tout allait bien, je me suis plongé dans la rédaction de ce billet et ça n'est qu'après que j'y ai pensé. Elle m'a répondu, qu'inquiète du fait que je ne donne pas de nouvelle, elle a regardé sur le site de la SNCF et m'a dit que le train était annoncé avec 50 minutes (je crois) de retard, ce qui était faux !

    On peut regretter certaines évolutions des trains mais pas la principale : il me faut maintenant 3h40 pour aller de Montparnasse à Loudéac quand tout va bien. Je me rappelle de mes premières années, avant le TGV, où il fallait une heure de plus.

    Il m'est arrivé d'aller "boire un coup" avec des copains à Lyon ce qui était impensable il y a trente et un ans.

    Le plus gros défaut étant la politique tarifaire incompréhensible et abusive. 200 euros l'aller retour, on se demande comment un type qui gagne 1200 euros par mois peut aller voir ses parents régulièrement...

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  18. Chouette billet. Pour les polars, je ne sais pas, j'en ai beaucoup lu, trop peut-être. Me suis lassé à vie, ou à mort, c'est selon...

    Connelly, je ne suis pas très fan. Block, c'est pas mal. J'aime évidemment Ellroy. Sinon, à part lui, je dirais James Lee Burke (ça devrait te plaire, y a un grand noir dedans avec un blanc un peu taciturne) et puis Westlake, même si ce n'est pas à proprement parler un auteur de polars. Peu d'écrivains réussissent à me faire marrer à la lecture aussi spontanément. Westlake, ce sont souvent des histoires de cambriolages foireux, de magouilles pourries ou des imbroglios étranges, comme dans "Un Jumeau Singulier" où un type pour se taper deux jumelles leur fait croire qu'il a lui-même un jumeau - ce qui est faux - et évidemment se retrouve obligé de jouer son propre rôle et le rôle de son jumeau. Cerise sur le gâteau, tout finit très cruellement...

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  19. Dorham,

    Merci. Pour la lassitude, chez moi, c'est plutôt cyclique.

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