11 novembre 2011

Train

Je crois que je n'aurais jamais écrit un billet de blog aussi vite puisque mon TGV roule environ à 300 km/h mais il est parti en retard de 20 minutes à cause du bug de 11h11.
D'emblée, sachez qu'il est rigoureusement impossible de faire un billet de blog sans faute d'orthographe dans les conditions de blocage qui sont les miennes. Je suis avec un iPhone assis sur un strapontin de la voiture 16 à 10 cm d'une dame qui lit une revue pas baisable. La dame. La revue je ne sais pas.

J'etais monté dans la voiture 20 parce qu'elle est en tête du train ce qui m'aurait permis d'arriver à Saint Brieuc avant les autres passagers et aussi parce que ma place y était réservée. Ce qui est d'ailleurs un bien grand mot puisque mon billet mentionne "place selon disponibilité".

Il n'y avait pas de disponibilité. Je suis donc resté sur la plate-forme. Nous étions trois debout. Une dame était assise sur un strapontin, de même que deux mômes de 5 et 7 ans à vue de nez. Le père était assis par terre. Les mômes braillaient comme des mômes qui se chamaillent. Le père de très mauvaise humeur relisait des "présentations PowerPoint" et les laissait faire.

La raison de la mauvaise humeur est compréhensible : il venait de s'engueuler avec sa femme (qui s'était barrée à l'autre bout du train, du coup). Le motif de l'engueulade : elle gueulait parce qu'ELLE avait réservé les places trop tard et ils n'avaient pas de place assise mais que c'était de sa faute à LUI.

Je comprends mieux pourquoi je suis resté célibataire.

L'ambiance étant orageuse, j'ai décidé de changer de voiture. La plate-forme des 19, 18 et 17 étant également pleines, j'ai continué. Par miracle, un strapontin était disponible en voiture 16.

Ça tombe bien, c'est plus près du wagon bar.


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10 commentaires:

  1. Le souvenir que j'ai des tabourets de la voiture bar, pour cause d'un Paris Avignon surchargé, c'est qu'ils font mal au fion.

    Mais les grandes fenêtres, c'est beau.

    Bon voyage et bon weekend !

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  2. Ce billet est formidable, truffé de gâteries (si j'ose dire).
    Oui, le TGV, c'est pas toujours commode quand tout le monde s'empile devant.
    Et alors, l'histoire ne dit pas si tu as rejoint la dame au bar, où s'il était prévu qu'elle fasse ce coup d'éclat afin de t'y rejoindre, tout à côté du wagon-couchettes ?

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  3. Ce billet est formidable, truffé de gâteries (si j'ose dire).
    Oui, le TGV, c'est pas toujours commode quand tout le monde s'empile devant.
    Et alors, l'histoire ne dit pas si tu as rejoint la dame au bar, où s'il était prévu qu'elle fasse ce coup d'éclat afin de t'y rejoindre, tout à côté du wagon-couchettes ?

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  4. Feriez mieux de nous dire où vous allez…

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  5. Didier,

    Loudéac.

    Mhpa, Falconhill,

    Merci.

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  6. Ah ben voilà, ça y est, je me répète, je radote, on dirait Didier Goux.

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  7. C'est le type de récit que j'adore,

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  8. C'est du live, du vrai!
    Dis donc le TGV c'est autant le bordel que les trains du dimanche soir en direction des casernes de l'armée?

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  9. Disp,

    Moi aussi !

    Disp, Mhpa,

    J'aime bien quand un billet me vient d'un détail et que j'arrive à broder. L'engieulade du mec par sa grosse pour une connerie qu'elle avait faite était très drôle. Je "devais" faire un billet. Il m'est venu en quelques minutes.

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  10. Elc,

    Il y a un peu de ça. Un vrai bordel. Je ferai peut être un deuxième billet pour raconter la suite.

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