29 janvier 2011

Tout doit disparaître

Tout a disparu.

Pour l’instant mes douleurs aux dents ont disparu. Ca m’arrange assez bien. S’il n’y avait pas ces antibiotiques à la con, je me verrais bien tenter une petite jabada ce soir.

Par contre, ça m’arrange moins, mon colocataire a disparu. Il n’est pas rentré de la nuit. Avec cette andouille, on aura causé plus longtemps au téléphone pendant les trois mois qu’il a passés à la Réunion que de vive voix pendant les six jours qu’il était censé passer chez moi.

Dimanche : on s’est vus trente minutes au bistro et une dizaine à la maison. Il s’est couché.
Lundi : on s’est vu dix minutes au bistro et on a passé trente minutes à la maison, sans trop parler, il était au téléphone. Je me suis couché (terrassé par l’abcès ou par les antibios).
Mardi : il est rentré vers 23 heures, je me suis couché peu après.
Mercredi : il est rentré cinq minutes après que je me sois couché, on a papoté cinq minutes.
Jeudi : je l’ai vu cinq minutes quand je suis repassé à la maison pour me laver les dents avant : d’aller chez le dentiste. Il est rentré, pendant la nuit, alors que je dormais.
Vendredi : il n’est pas rentré.

Nous sommes samedi, il n’est toujours pas là et repart ce soir. Je m’imaginais que nous allions passer la journée ensemble et qu’il allait me coller comme une sangsue (ben oui, je suis chez moi, je peux m’occuper : l’ordinateur, les blogs et tout ça… Mais lui…).

Le pire est que je suis vaguement inquiet. Vaguement seulement.

Mais j’ai horreur de ne pas savoir à grandes mailles comment va se passer la journée. J’imagine que son taxi va le prendre à 18 heures et qu’il va falloir que je sois là pour s’assurer que tout se passe correctement. Ou pas. Je vais donc devoir l’attendre sans savoir s’il va rentrer dans dix minutes ou à 17h50…

En fait, je ne l’ai pas vu depuis mon arrachage de dents. Je crois que si j’avais été hébergé par un pote ayant un soucis de santé ou une bricole comme ça, je lui aurais au moins demandé des nouvelles. Lui, non. Même pas un SMS : « Au fait, j’espère que ça va, je suis avec machin, je ne rentre pas cette nuit. »

Je n’arrive même pas à être de mauvais poil…

11 commentaires:

  1. C'est pas cool comme attitude, il pourrait te respecter un peu plus, franchement ça m'énerverait aussi.

    Tout fout l'camps mon brave monsieur

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  2. Mais arrêtez de flipper avec vos médocs ! J'ai TOUJOURS picolé en prenant des antibiotiques et cela ne les a jamais empêchés de faire bravement leur boulot d'antibiotiques.

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  3. Sinon, pour le coloc indélicat, une seule solution : un bon coup de gaz de schiste dans sa face !

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  4. Mais je ne flippe pas ! Ce n'est pas vous qui allez m'empêcher d'arrêter de picoler quelques jours.

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  5. Pour une fois d'accord avec Didier Goux, le médoc fait généralement bien son boulot de médoc, sauf que parfois il te fait payer le fait que tu le fasse un peu trop mariner dans le houblon, par moults revirements stomacaux.
    Faut le comprendre, il se défend, le pôvre, veut bien être dissous dans l'estomac mais passer pour un alcoolique, ça jamais !!!

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  6. Pour ton coloc, on a un peu tous vécu cette sorte de situation. Je ne sais pas trop ce qu'il faut en penser.

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  7. Manque de correction le colloc, il a du faire la nouba toute la nuit et son tel est tombé en panne de batterie.

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  8. Mhpa,

    Il n'y a rien à penser. Pas de tête.

    Pour les médocs, c'est autre chose.en fait, le foie assimile l'alcool ou les antibios mais cette faunesses est incapable de s'occuper des deux en même temps.

    Il donne priorité souvent (mais pas toujours) à l'alcool. Je le comprends. Cela dit, je ne souhaite pas ressembler à nouveau à un hamster.

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  9. El Cam,

    Je viens de l'avoir au téléphone. Ca batterie est ok. Il a juste oublié de m'appeler et de répondre aux SMS.

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  10. Bon alors il va falloir RT un avis de recherche?

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