08 mai 2013

Les deux connes de la terrasse

Hier, nous avons improvisé un petit Kremlin des Blogs et nous étions très bien en terrasse. Quand Guillaume, le serveur, a commencé à plier les tables, j’ai fait signe aux copains, ils sont passés régler au comptoir avant de partir. Ils me connaissent : je ne demande jamais aucun passe-droit à la Comète. Quand la maison ferme, elle ferme. Il m’arrive de rester avec un ou deux types au comptoir le temps de prendre une bière pendant que le serveur fait ses comptes, mais c’est tout.

Hier, je suis resté tout seul. Guillaume a pu débarrasser notre table et entasser les chaises mais n’a pas pu les rentrer : deux clientes chiantes restaient assises à leur place, justement celle devant la porte de la petite salle, qui permet de rentrer le mobilier de la terrasse.

Ca a duré une bonne demi-heure. J’ai même demandé à Guillaume s’il voulait que je les engueule… Il m’a dit « bah ».

Deux filles toutes seules, au milieu d’une terrasse avec les chaises et les tables entassées. Elles ne comprenaient pas que le serveur n’attendait que leur départ. Je ne comprends pas.

Au risque de rendre ce billet un tantinet trop long (private joke), je vais ajouter deux apartés. Le premier : un serveur qui est là le soir a généralement commencé sa journée à 11 heures ou à midi. A 22 heures, ça fait donc au minimum 10 heures qu’il est là, avec peut-être une demi-heure de pause. Le temps de tout finir, il aura bossé au minimum 10 heures dans la journée. 10 heures de travail effectif. Je suppose que les deux gonzesses ont passé 8 heures au bureau dont 2 en pause café. Le deuxième : les serveurs sont payés à l’heure ou au chiffre d’affaire. Des clients qui restent au bistro après la fermeture obligent un employé à rester et il n’est pas rémunéré. Si je me limite à un ou deux copains au comptoir après la fermeture, c’est parce que nous ne donnerons pas de travail au serveur et que, quand il aura donné le signal du départ, tout le monde sera parti dans les trente secondes. Si nous restions à six ou sept, il serait obligé de nous respecter car nous avons dépensé du pognon pour le repas et nous nous comporterions comme des gros cons.

17 commentaires:

  1. Non, celui-là n'est pas trop long, il dit juste ce qu'il avait à dire (private joke aussi).

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    1. Voila... Je voulais vous faire une deuxième réponse, pour votre mail, mais vous aurez le droit à un billet (long) sur le blog geek dans une vingtaine de minutes.

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    1. Oui. Surtout que c'est la veille d'un long week end et que le serveur a une vie après le travail : il devait rejoindre des copains pour l'anniversaire de sa copine... Il est probablement arrivé vers 23 heures, alors qu'il aurait pu arriver à 22h15...

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  3. Souvent on ne pense qu'à soi...
    Je dis "on" mais je suis très respectueuse des horaires de travail des salariés !!!

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    1. Ca rejoint un peu mon billet sur les ours, d'hier matin : les mecs vivent dans une bulle alors qu'il y a des trucs évidents. C'est délirant.

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  4. C'est important que tu rappelles ces choses dans le boulot des bistrots. Beau billet, sur le respect, tout bête, vis à vis des gens qui travaillent...

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    1. Dans les bistros, c'est pire qu'ailleurs. D'une part, les gens s'imaginent qu'ils savent faire le job. D'autre part, ils sont "en loisir"...

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    2. Même quand on est en loisir, y en a quand même souvent un qui travaille...

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    3. Oui. Mais dans les bistros les gens picolent. Deux ou trois verres suffisent à casser la frontière.

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  5. zut alors... je suis trop déçue là : ces nanas insultées parce que le serveur n'a pas su leur dire que le café ferme !!!
    mais c'est lui le neuneu : pourquoi ne pas informer les deux clientes au lieu de se laisser pourrir ?
    "messieursdamesonfeeeeeerme !" c'est tout de même pas compliqué et ça fait partie du job

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    1. Mais il l'a fait !

      Ce qui m'autorise à dire que mes commentatrices sont parfois très connes.

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    2. hey... mais ce n'est pas précisé dans le billet, comment je peux deviner qu'il l'a dit si l'auteur ne l'écrit pas ?

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    3. Pacte que c'est évident. Et même s'il ne l'avait pas dit, elles auraient du comprendre. Toutes seules dans une terrasse pliée, elles ne pensent pas...

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  6. T'as pas eu honte de tes invités qui sur le coup on bien respecté les consignes. les consignes que les cons ne signent pas.

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