10 mai 2013

Petite journée

A 17h15, un pompier de service est passé au bureau me demander si j'attendais quelqu'un. Non. A 17h30, un collègue est passé me souhaiter un bon week-end et me demander pourquoi le pompier avait fait le tour des bureaux. J'ai supposé que c'était pour savoir s'ils pouvaient fermer l'accueil et libérer les hôtesses. 

Les pauvres ! Elles se sont probablement ennuyé comme des rats morts. Il n'y avait personne aujourd'hui ... A l'informatique, nous étions 6 sur une vingtaine, le minimum pour assurer en cas de grosse merde. Dans les services centraux, je n'ai vu personne. 

Du coup, je suis parti de bonne heure, à 17h45 : si l'accueil fermait, il aurait fallu que je passe par le sous-sol ce qui est désagréable. J'ai quand même fait un dernier tour des bureaux : j'étais le dernier. 

A l'accueil, le gardien partait et le pompier donnait les dernières consignes aux hôtesses. 

Ma tour est vers le milieu de la Défense, à mi chemin entre les deux stations de métro. Tous les commerces du coin étaient fermés sauf le Franprix, le coiffeur et le pharmacien. Même les deux marchands de journaux avaient porte close alors qu'ils étaient ouverts à midi. 

A midi, justement... Impossible de trouver un coin pour manger. Les deux bistros du coin et la boulangerie étaient fermés. Les deux restaurants ouverts ne me faisaient pas envie. J'ai acheté des sandwichs à Franprix. 

Ce matin, je suis passé à la Comète. Le patron n'avait quasiment vu personne. Il prévoyait la pire journée de l'année. 

Dans le métro, ce soir, c'est bien vide. Les usagers ressemblent plus à des touristes qu'à des travailleurs. 

Ce matin, il y avait un couple de sexagénaires avec deux petits garçons. Peut-être 6 et 8 ans. Ils étaient passionnés par le métro. Les rames de la ligne 1 n'ont pas de séparation entre les voitures, ce qui fait que quand il est vide, on voit d'un bout à l'autre. Je n'avais jamais remarqué vu qu'il y a toujours du monde mais ces touristes - je supposent - avaient raison. On avait l'impression de se promener dans un ver de terre qui se tortille. 

Arrivés sur le Pont de Neuilly, le métro devient "aérien". J'aime bien ces quelques dizaines de secondes où l'on aperçoit la Seine et ses péniches. Amen. Le grand père s'est précipité vers la fenêtre du métro pour montrer les tours aux deux garçons. Ils sont étranges, ces touristes. 

Choisir une telle journée pour visiter des tours vides...

La ligne 7 est plus chargée que la 1, ce soir. Ce n'est pas habituel. Il n'y a pas de touriste. 

4 commentaires:

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