22 mai 2013

Mes courses en mode réactionnaire

J'ai horreur de faire les courses en semaine. Généralement, j'y vais le samedi matin en coup de vent. Ce soir, j'étais au bout des rouleaux de PQ, je n'avais pas le choix. 

Je passe au rayon "parfumerie" acheter des trucs inutiles mais il faut bien se raser. Un "jeune des banlieues" testait les différents désodorisants masculin. Il a trouvé un truc qui lui plaisait. Il regarde si personne ne l'observe. Personne. Sauf moi, discrètement. Il prend la bombe et s'asperge carrément le blouson. 

J'espère qu'il va emballer. J'avais d'autres notions de l'hygiène. 

Je change de rayon et vais à celui des produits frais (pour célibataire : jambon, rôti de porc cuit, blanc de poulet grillé,..). Une grosse blonde arrive avec un bébé dans les bras puis se met à hurler. Elle tend le bébé à un type (son mec, j'espère) en lui disant : "tiens ! Occupe t'en ! Il me casse les couilles". 

Les ravages de mai 68 ?

J'arrive à la caisse. Ah ! Flash back. Il n'y a plus de paniers en libre service, mais des espèces de machins avec un manche et des roulettes. J'arrive à la caisse ou, plus précisément, au groupe de 4 caisses automatiques. 

Il y avait des paniers à roulettes dans tous les coins. La petite dame devant moi passe en bousculant tout. Comme j'avais le temps, j'ai tout rangé. Je suis un bon citoyen. 

Une espèce de gros type d'environ 18 ans attendait devant une des quatre caisses sans rien faire. Je supposais donc que la dame à côté était sa mère et qu'il attendait. 

Je lui fais un signe poli, genre : "excusez moi, monsieur, cette caisse est-elle libre ?" Il commence à m'engueuler, je n'ai pas noté ses propos puis une autre grosse arrive avec un truc qu'elle voulait acheter et paye à la caisse où était cet abruti. 

Une caisse se libère. J'y vais mais me rappelle que je n'ai pas de sac. Je cherche donc le préposé du regard. Il était derrière le type en question. Donc, "mon regarde rencontre le sien". Il ne me lâche plus. Je cherchais le préposé qui préposait avec un autre client. Le type me jette un regard noir. Du coup, je passe mes articles devant la caisse. Une fois fini, je cherche à préposer à nouveau. Ces deux cons avec un article étaient toujours là. La carte de madame ne passait pas. 

Le type continue à m'observer. Il va pour m'engueuler, je me rapproche de lui. Je lui dis "fais pas chier avec mai 68" et interpelle le vigile : "bonsoir monsieur, le préposé n'est pas là, je voudrais un grand sac, s'il vous plait". "Voilà monsieur". "Merci". 

Le gros commençait à engueuler sa grosse dont la carte ne passait pas. J'ai dit : "pour le code, essaie 0568". 

Je paye mes courses. Je range tout dans mon sac Leclerc tout neuf dont au sujet duquel je suis fier comme un bar tabac. Je paye et tout ça. Je me casse. La grosse était en train d'engueuler le préposé parce que sa carte ne passait pas. 

Je sors. Je croise le vigile qui rappliquait défendre le préposé. Je lui dis : "ah les ravage de mai 68, bonsoir monsieur".

Je crois qu'il a pas compris. 


10 commentaires:

  1. Sinon, tes produits frais pour célibataire, c'est des à "ouverture facile" ?

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  2. Il parait que notre humanité progresse, mais des fois c'est pas évident évident...

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  3. LOL... effectivement ! ça ne donne pas envie de faire les courses !!!!
    Enfin ! tes courses sont faites pour quelques jours ...! ouf !

    Bises et bonne fin de semaine Nico !

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  4. Tu devrais te faire livrer, pour éviter tous les beaufs que tu croises.

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  5. Les relous du supermarché, quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit, le jour de la semaine c'est pareil.

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